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Publié dans : Actualités
Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /2010 08:31

Cela fait tellement longtemps que ceux qui regardaient les choses en face avaient tiré la sonnette d’alarme, que l’actualité de ces derniers jours sonne comme un non-évènement : la « zone euro » n’est pas l’Elysée des Nations ; loin s’en faut.


 Constatons d’abord que le fabuleux parapluie de protection que devait garantir l’union monétaire a l’air de ne pas avoir produit les effets escomptés en Grèce. Il est vrai que les faits sont souvent bien plus têtus que les dogmes et une fois encore la chimère européenne se trouve terrassée par quelques réalités bien trempées. Loin de tenir compte de cette leçon, les caciques de Bruxelles ont alors entamé la traditionnelle danse de l’intégration : si le système ne fonctionne pas c’est que l’intégration européenne n’est pas assez poussée…


 Si celui qui se noie dans les sables-mouvants crie c’est que sa tête n’est pas encore enterrée…


 Pourtant, là n’est pas le véritable drame de cette affaire. Que l’économie grecque, au même titre d’ailleurs que l’économie espagnole, irlandaise ou portugaise aille mal, il n’y a en cela rien d’exceptionnel ; ce n’est ni la première ni la dernière fois que ce pays est touché par un tel phénomène. Tous les pays peuvent un jour ou l’autre être confrontés à des difficultés ou des crises financières plus ou moins délicates à traverser. Mais, n’en déplaise à nos économistes néo-libéraux, jamais un pays n’est mort de problèmes économiques ou des suites de l’augmentation de sa dette. L’Histoire nous apprend que les Nations qui meurent sont celles qui ont décidé de cesser de vivre, celles dont les Peuples ont choisi la voie du renoncement, de l’abandon de soit et de la soumission. Or, c’est ce chemin, dangereux et funeste, que s’apprête aujourd’hui à prendre le Gouvernement grec en acceptant la tutelle de Bruxelles, en soumettant ses choix politiques au dictat de l’Union. Il est vrai que le système de la « Zone Euro » ne laissait que peut d’espace : soumettre Athènes ou plonger tous ensemble…


 Bien que la seconde alternative ait été plus « communautaire », puisque témoignant d’une prétendue « solidarité européenne », il est évident que les dirigeants européens ne pouvaient pas présenter la facture aux autres Nations sans dévoiler la triste réalité du projet européen : le désenchantement eut alors été total !


 Mais plus qu’une tragédie, la chose vire à la tragi-comédie lorsque l’on pense que  cette affaire se déroule dans le pays qui donna, il y a 2500 ans, ses lettres de noblesse au concept même de « Liberté ». Une liberté politique et non pas individuelle comme nous l’entendons aujourd’hui, une liberté de la Cité dans la détermination de sa politique… une liberté que nous appelons aujourd’hui Indépendance ou encore Souveraineté.

Par Gaël Nofri - Recommander
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Publié dans : Brèves
Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 16:36

Dans l’affaire Clearstream, que le Chef d’Etat mène une guerre  personnelle et injustice pour laquelle personne d’honnête (ce qui exclut d’office B. Hortefeux, C. Estrosi, F. Lefebvre et N. Morano) ne peut trouver de justification, nul n’en doute plus.

 

Pourtant, ce qui est encore plus révoltant que cette haine répandue sur la place publique par une personne de laquelle on serait en droit d’attendre réserve, discrétion et dignité, c’est la perte totale de respect pour ce qu’il convient bien d’appeler la chose publique.

 

Qu’il y ait des hommes et des femmes plus ou moins capables ou respectables en politique, il n’y a là rien de bien neuf ; mais l’attitude de l’actuel « Chef de l’Etat Français », de son « italienne », de son fils et des quelques proches qui s’accaparent le pouvoir apparait chaque jour comme absolument révoltante.

 

C’est ainsi qu’après le clientélisme et le copinage, la récompense de la trahison et de l’arrivisme, le népotisme pas tenté et la courtisanerie fait reine, voici que surgit l’affaire Clearstream.

 

Dans ce dossier, il est incontestable que le Chef de l’Etat détourne les pouvoirs de sa charge dans un but personnel, antidémocratique et condamnable : abus de pouvoir, comportement manifestement incompatible avec l’exercice de sa fonction, mise en danger de la République…

 

Nul doute que l’appel de Cleartream rappelle à l’historien un autre appel, celui lancé le 17 Juin 1940 par le Maréchal Pétain qui mettait à mort la République Française…

 

Nous sommes aujourd’hui nombreux aujourd’hui à souhaiter une nouvelle réponse glorieuse à l’appel du 17 Juin ; nous sommes nombreux à attendre l’echo contemporain du 18 juin 1940 !

 

Par Gaël Nofri - Recommander
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Publié dans : Positions
Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /2010 15:29

Faut-il ou non augmenter l’âge légal du départ à la retraite des Français ?

Il semble de plus en plus évident avec l’augmentation de la durée de vie, la part des séniors dans la population française et les difficultés chroniques de l’Etat à boucler ses budgets que le rythme actuel des dépenses ne pourra pas être tenu : il convient de réformer les choses.


Pour autant convient-il d’augmenter indéfiniment l’âge du départ à la retraite de nos aînés alors même qu’aujourd’hui, arrivé à 50 ou 55 ans, plus aucun employé ne peut retrouver un emploi. N’en déplaise au Gouvernement, l’emploi des "quinquas" ne se porte pas bien : premiers licenciés, derniers embauchés, mises en retraite anticipées (…) beaucoup aimeraient bien pouvoir aller jusqu’à 60 ans, mais la réalité est autre car seuls 38% des Français de plus de 50 ans ont aujourd’hui un travail.


Certes, une nouvelle loi, visant à nous mettre en conformité avec les dispositions du Traité de Lisbonne, tente, depuis le 1er janvier dernier de préserver l’emploi des plus de 55 ans et de promouvoir l’emploi des plus de 50 ans par les structures de plus de 50 salariés ; mais est-ce vraiment suffisant ?


A y regarder de plus près le problème est plus complexe, plus profond que cela: si l’emploi des seniors est un handicap, il est loin d’être le seul. C’est sans doute à l’autre bout de la chaîne que se trouve en réalité la principale difficulté : avec une jeunesse qui entre dans le marché du travail tard, notre représentation traditionnelle de la vie professionnelle du Français se trouve totalement remise en cause.

L’âge moyen d’entrée en activité a tendance à augmenter de façon régulière : il faut avoir de plus en plus de diplômes pour accéder à un emploi quel qu’il soit. Aujourd’hui les études durent de plus en plus longtemps sans pour autant véritablement préparer à un métier futur ; le baccalauréat, avec ses 80% de bacheliers ne signifient plus rien du tout… autant de facteurs qui contribuent à repousser encore un peu la première rencontre entre un jeune et son emploi. Ainsi, près de 20 % des jeunes ne commencent à travailler qu’entre 27 et 30 ans !

Plus grave encore, les 18-25 ans demeurent la tranche d’âge la plus impactée par le chômage : celui-ci touche 25% des moins de 25 ans (et eux qui ont un emploi ne sont pas toujours beaucoup mieux servis : 15% des premiers emplois correspondent à de l’intérim et près de 40% sont des temps partiels).

Dès lors, il apparait que vouloir réformer le système français des retraites et de sa durée de cotisation doit à la fois prendre en compte l’emploi des séniors, mais aussi, et peut-être surtout, la formation des jeunes : sans diplômes valables, sans formations de qualité, sans réflexions d’ensemble sur les rapports entre le monde de l’entreprise et celui de l’université, il ne pourra y avoir de solution durable, réfléchie et pertinente.

Par Gaël Nofri - Recommander
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