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DECOUVREZ MON DERNIER LIVRE

Dès le mois de décembre, je vous invite à découvrir mon prochain livre:

Napoléon III, visionnaire de l'Europe

Préface du Professeur BLED

Editions FX de Guibert

 

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Plus de rensignement sur www.gael-nofri.fr

Publié dans : Actualités
Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /2010 08:17

Jeudi 9 septembre à 16h30
Brasserie le Gaglio 10 
boulevard Jean Jaurès
à Nice

Vendredi 10 septembre après midi
à la librairie "De Plumes en bulles"
à Ajaccio

Samedi 11 septembre matin
à la librairie "Lire au Soleil"
à Porto Vecchio

Samedi 11 septembre après midi 
à la librairie Terra Nova
à Bastia

 

 

Beaucoup d'autres dates sont prévues ou demeurent à être fixées, elles seront communiquées ultérieurement.

 

 

Par Gaël Nofri - Partager    
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Publié dans : Lectures
Lundi 16 août 2010 1 16 /08 /2010 07:52

adpIl est des noms dont la seule évocation suffit à réveiller l'imagination du lecteur et à faire remonter dans son esprit toute une période à la fois familière et pourtant terriblement confuse. Incontestablement la Chambre Ardente est de ceux-ci.


Nous voici plonger dans le Paris de Louis XIV, entre soleil et ombre, entre vie et mort, entre Paradis et Enfer. Le Paradis c'est alors la Cour de France, son Roi et ses victoires, ses favorites et ses courtisans, cette aristocratie qui se bouscule et rivalise en fêtes, en bijoux et en personnel... Mais ce Paradis a ses limites et, s'il serait excessif de dire qu'il n'est qu'illusion, il est certain qu'il repose en grande partie sur de trompeuses apparences; l'Enfer n'est jamais bien loin.


Les dorures baroques des palais cachent décidément bien mal la pourriture d'un monde que l'on feint d'ignorer. Ici la haute noblesse fréquente les bas-fonds de la société. Avorteuses, alchimistes, empoisonneuses, devineresses, prêtres de messes noires ou sacrificateurs de nouveaux nés ce Paris là aussi existe et côtoie le premier. Époux encombrants, pères récalcitrants à « passer la main » (et donc laisser son héritage), adversaires galants plus heureux... les sombres officines fournissent alors tous les produits adaptés aux attentes de leur noble clientèle. Car parmi ces femmes qui déambulent, à la nuit tombée, le visage masqué, il n'y a pas que de simples roturières, des bourgeoises désireuses de se libérer d'un mari qu'elles n'ont pas choisi, il y a là de la noblesse, de la haute noblesse, on murmure même qu'il y aurait des familiers du Souverain.


Affaires d'Etat, secret d'Etat, raison d'Etat... il est incontestablement question de tout cela dans cette fameuse affaire des poisons, mais jusqu'à quel point l'entourage du Roi est-il compromis? A-t-on véritablement tenté d'empoisonner Louis XIV ou de lui faire absorber quelques filtres d'amour? Sans doute ne le saurons-nous jamais. Pas plus d'ailleurs que nous ne connaîtrons la vérité de telles ou telles accusations personnelles jetées à la va-vite par des accusés désireux d'échapper à la peine capitale. Vengeance personnelle, rumeur populaire ou faits réels, beaucoup n'en sortiront pas indemnes et il est bien difficile pour l'historien d'aujourd'hui de démêler le vrai du faux. Mais finalement, à quoi bon? Car ce n'est pas de Justice dont il est ici question mais plutôt de décrire une ambiance, de dépeindre une société complexe, avec ses qualités et ses travers.


C'est en tout cas ce que parvient à faire avec merveille Jean-Christian Petitfils; l'auteur nous ressuscite en effet la France de Louis XIV, une France qu'il connaît décidément très bien et qu'il dépeint de façon de plus en plus précise tout au long de sa bibliographie. Une société dans laquelle chacun est alors animé par un besoin d'argent permanent, dans laquelle la haute aristocratie engage des dépenses inconsidérées dans le seul but de paraître, de séduire et de garder son rang. Société matérialiste et libertine totalement obnubilée par la satisfaction des intérêts individuels; la France de cette fin de XVIIème siècle est un pays qui, moins que de retomber dans un certain paganisme, comme l'a longtemps prétendue l'historiographie, a vu une partie importante de sa noblesse faire un choix délibéré, froid et calculateur: ce que Dieu refuse de me donner malgré mes prières, je n'ai cas aller le chercher chez Satan.


Finalement, c'est ce pauvre Maréchal-Prince de Luxembourg, pourtant accusé à tort, qui décrira le mieux l’impression que laisse cette époque à tout ceux qui liront L'affaire des poisons: « J'ai abandonné Dieu et Dieu m'a abandonné aux hommes! »

 

Publié in "Les Cahiers de l'Indépendance n°11"

Par Gaël Nofri - Partager    
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Publié dans : Articles-Débats
Mardi 10 août 2010 2 10 /08 /2010 13:25

hopliteSi l’on devait retenir une et unique chose du résultat des dernières élections régionales, ce serait sans doute l’idée que les politiques sont aujourd’hui affaiblis. Je dis le politique, je ne dit pas uniquement le Gouvernement. Car s’il est incontestable que Nicolas Sarkozy et son entourage ont subi un formidable camouflet il est bien évident que la naïve explication d’un souhait d’alternance ne tient plus la route, loin s’en faut : c’est aujourd’hui l’ensemble des partis, la totalité des responsables politiques qui se trouvent contestés par la Nation.

 

Avec 23 millions d’abstentionnistes, un millions de votes blancs ou nuls et prés de 5 millions de personnes qui ne sont même plus inscrites sur les listes électorales, qui peut encore se prétendre le grand gagnant des élections. Aujourd’hui, près des deux tiers de la population en âge de voter choisit de ne pas prendre part au scrutin ; l’opposition triomphante représente au second tour à peine plus de 18% lorsque la majorité d’hier ne pèse plus que 13%.

 

Ces chiffres ont de quoi choquer mais ils ne sont pourtant pas nouveaux : en 2009, les medias avaient loué la victoire écrasante d’une majorité sarkozyste éclatante… les listes UMP ne totalisaient pourtant que 4,8 millions de suffrages  soit 10% du corps électoral.

 

Autre indicateur, un sondage réalisé par la SOFRES, fort intéressant mais passé totalement inaperçu montre que seuls 14% des personnes sondées ont confiance en la gauche pour gouverner le pays et  16% ont confiance en la Droite. Enfin, 67% des interrogés déclaraient ne pas avoir confiance dans les politiques toute tendance confondue. Ces résultats ne sont finalement pas très éloignés du score réel des élections régionales.

 

Une première explication de cette tendance nous est alors fournie par la seconde question de ce même sondage : 78% des personnes interrogées estiment que les responsables politiques français ne se préoccupent pas (ou peu) de leurs problèmes et de leurs opinions. En effet, comment ne pas voir  que nos dirigeants sont plus accaparés par leurs guerres intestines et leur volonté d’accéder aux postes et aux privilèges que par le souci du bien commun. Caricature de cette triste réalité, l’appellation Union pour un Mouvement Populaire, loin de traduire un combat de valeur, laisse bien entendre la priorité de ses messieurs : une majorité, des postes, des sièges ! Nous sommes loin de la France du général de Gaulle, lui qui se plaisait à dire que « La politique, lorsqu’elle est un art et un service, non point une exploitation, c'est une action pour un idéal à travers des réalités. »

 

Certes il n’y a plus d’idéal, mais est-ce la seule perte que nous ayons à déplorer ? Certainement pas car instinctivement, ce que les Français sentent et que nos dirigeants feignent de ne pas constater c’est que d’abandon de Souveraineté en abandon de Souveraineté, de soumission en soumission et d’érosion du pouvoir en érosion du pouvoir, c’est le pouvoir lui-même qui a disparu. Pour reprendre la phrase de de Gaulle, il manque aussi à nos dirigeants, en plus de tout le reste, une véritable capacité d’action.

 

OMC, Union Européenne, Euro, OTAN, dette publique, immigration, effondrement de l’autorité de l’Etat(..) nos dirigeants ne dirigent plus rien. Dès lors comment s’offusquer que notre représentation nationale ne représente plus personne à l’heure ou nos politiques ne font plus de Politique.

 

Il est désormais temps que, comme le dit la pensée romaine, et selon une phrase chère à ce même de Gaulle, les choses redeviennent ce qu’elles sont et qu’elles n’auraient jamais du cesser d’être.

 

Publié in "Les Cahiers de l'Indépendance n°11"

 

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