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Napoléon III, visionnaire de l'Europe

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Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 18:11

http://img.over-blog.com/223x107/0/42/47/34/sarkorage.jpgLa campagne approche et Nicolas Sarkozy espère bien reprendre la main sur une situation qui lui échappe totalement. Pour cela, le Chef de l’Etat dispose d’une stratégie bien rodée, une stratégie qui a fait ses preuves en 2007 : l’abus de confiance des électeurs.

Voici donc dix ans en effet que l’homme nous explique que, grâce à son action, l’insécurité  baissera, qu’avec  lui la Sécurité, première de nos libertés, sera enfin restaurée. Malheureusement les résultats ne sont pas au rendez-vous, loin sans faut. Avec lui, les atteintes aux personnes ont augmenté de quelques 40% depuis que Nicolas Sarkozy est arrivé au Ministère de l’Intérieur ; dans le même temps, les effectifs de Police ont diminué de 5,3% depuis le 1erjanvier 2003… c’est sans doute cela la politique du chiffre tant vantée par Nicolas Sarkozy !

Mais en bon communiquant, l’homme sait aussi exploiter les évènements à son avantage : faire d’un mal une opération de valorisation, telle est ici la règle. Ainsi, les tragiques faits divers qui se succèdent, permettant de mettre en évidence les incohérences et les faiblesses de la politique mise en œuvre depuis dix ans, servent, chaque fois, à orchestrer un prétendu volontarisme politique, un discours de fausse rupture destiné à masquer l’échec  du Chef de l’Etat. Preuve en est, les annonces faites à l’occasion de la terrible affaire Agnès reprennent, mot pour mot, celles prononcées près d’un an auparavant, à l’occasion du meurtre d’une joggeuse.

Il faut dire que Nicolas Sarkozy est passé maître lorsqu’il s’agit de se dédouaner : ce n’est pas sa faute puisque c’est celle de mai 68, des héritages Giscard, Mitterrand et Chirac (dont il fut le Ministre de l’Intérieur), des Maires et des élus locaux laxistes, des mauvais parents ou encore des enseignants démissionnaires… certes, et lui ne serait qu’un oiseau tout juste sorti de son nid, un homme neuf voulant mettre un terme à tant et tant de dérives? Pour joindre le geste au verbe, voici que le Chef de l’Etat engage notre pays dans une course législative effrénée : une loi en chasse une autre, sans que rien ne change, sans que nul ne pense même à tirer le bilan de ce qui a déjà été voté, sans que l’on ait même le temps d’appliquer les textes décidés : sur la récidive par exemple, pas moins de 6 textes ont été adopté en 7 ans !

En 2012, comme cinq ans auparavant, Nicolas Sarkozy tentera encore de se faire passer auprès des Français pour le chantre de la sécurité tant il est vrai que les coupables reviennent toujours sur le lieu de leur  crime.  Alors effectivement, Monsieur Guéant à raison de dire que Marine Le Pen manque de nuance lorsqu’elle estime que le Gouvernement n’a rien fait pour la sécurité : il a mentit aux Français et abusé de leur confiance, la nuance était de taille !

Par Gaël Nofri - Voir les 2 commentaires
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Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 18:03

A quelques mois des échéances présidentielles l'UMP sort une nouvelle proposition relative à la question migratoire: remettre en vigueur les lois Pasqua de 1993, lois visant à conditionner l'obtention de la nationalité française à la manifestation d'une volonté expresse, pour les individus de 18 ans nés de parents étrangers.

 

Sur la forme, cette tentative est totalement pathétique: il s’agit là d’une tentative désespérée du Président de la République, cheval en bout de course, de récupérer les électeurs patriotes et nationaux. Pourtant, après dix ans de pouvoir sans partage, il n'est plus, pour l'UMP, l'heure des promesses illusoires mais bien celle du triste bilan: c'est parce que le bilan de la politique migratoire de Nicolas Sarkozy est mauvais que cette énième tentative d'enfumage est vouée à l'échec.

 

Sur le fond, tout  prouve que derrière les annonces et les postures, le Chef de l'Etat et ceux qui l’entourent demeurent en réalité attachés à la poursuite de l'immigration massive et destructrice que connait aujourd'hui notre pays. La proposition qui est faite ne changerait en effet rien à la situation actuelle: loin de remettre en cause le droit du sol, les mesures envisagées seraient en réalité la consécration de ce dispositif, véritable pompe aspirante de l'immigration. Ce n'est qu'en remettant en cause le droit du sol, au profit d'un dispositif favorisant une nationalité "au mérite", que nous retrouverons demain la nécessaire maitrise de notre politique migratoire.

 

Nicolas Sarkozy parlait autrefois de politique migratoire "choisie et non-subie" ; sans doute n'avions nous pas compris que le choix appartiendrait en définitive aux immigrés qui choisiront demain s’ils veulent ou pas devenir français... mais qui doute véritablement de leur réponse?

 

Par Gaël Nofri - Voir les 0 commentaires
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Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 15:10

imagesCAN2MYKY.jpgLes réactions des capitales européennes à l’annonce du référendum grec, énième épisode d’une tragédie dont chacun perçoit bien le dénouement, permettent enfin de lever le voile sur ce qu’est en réalité la prétendue « construction européenne », sur le choix terrible que celle-ci porte en elle, sur sa nature véritable. Depuis plusieurs années en effet une ambiguïté, savamment orchestrée par les promoteurs de l’idée européenne, existe quant à ce qu’est le système « européen » dans lequel nous nous trouvons engagés.

 

Il convient de rappeler que celui-ci est d’abord et avant tout l’expression d’un choix de société : contrairement à ce que l’on  prétend et voudrait faire croire aux Français il n’existe pas de réalités implacables et indiscutables qui fassent de la voie actuellement choisie la seule admissible, l’expression d’une vérité implacable et absolue. C’est le principe de tout système totalitaire que de prétendre empêcher le débat en ne reconnaissant pas même l’existence d’un choix : plutôt que de justifier une orientation, il parait plus aisé de faire croire qu’il n’existe qu’une seule réponse à la question posée. Or, n’est ce pas justement ce que font depuis plus de dix ans nos dirigeants européistes en prétendant « qu’il n’y a pas d’autre voie que celle de la construction européenne », « que l’Europe est la seule solution économiquement viable », que c’est « le sens de l’Histoire » ou encore « qu’il est impossible de sortir de l’Euro » ? Autant d’affirmations fausses, ne s’appuyant sur rien, mais dont le principal mérite, pour leurs promoteurs, est de couper court au débat.

 

Aujourd’hui, face à une structure dont les fondamentaux apparaissent chaque jour moins stables, il semble évident que la fuite en avant à laquelle se livrent Nicolas Sarkozy et l’ensemble des jusque-boutistes de l’UE à tout prix n’est pas une solution viable pour sortir de la crise, pour sauver la France et les Français. Dès lors, l’attitude de mépris à l’égard des défenseurs de l’idée Nation, largement rependue dans les « milieux autorisés », semble dorénavant intenable, ne serait-c parce que le probable retrait de la Grèce de la zone Euro rend obsolète l’idée d’une intégration irréversible. Nombreux sont ceux qui comprennent la nécessité de s’affranchir au plus vite des dogmes dans lesquels on les a enfermés afin de repenser la question européenne et d’ouvrir un débat en profondeur quant au choix que celle-ci pose.

 

Ce choix est en réalité simple : il est entre le retour à la simple coopération entre Nations Souveraines et la fusion intégrale au sein d’une Construction Fédérale.

 

Pourtant, rare sont ceux qui, en France, osent aujourd’hui défendre publiquement et honnêtement une vision fédéraliste de l’Europe. Refusant d’assumer, ils préfèrent cacher la portée véritable de leur projet dans l’appellation trompeuse -et juridiquement fausse- d’une « union d’Etat-Nation ». Or, si les européistes sont si peu nombreux, si frileux, à assumer publiquement l’idée d’une Europe qui soit pleinement fédérale c’est qu’ils en connaissent aussi le sens véritable. Dans un ensemble sans unité linguistique, sans unité juridique, intellectuelle, culturelle ou humaine, il ne peut exister un unique Peuple… et sans Peuple pas de démocratie. Voilà en effet l’Europe que l’on souhaite nous vendre: elle n’est que l’expression d’un impérialisme, c'est-à-dire d’un système politique prétendant imposer  une autorité illégitime, se substituant aux Nations et aux Peuples et donc forcément antidémocratique. Dès lors, il ne faut plus s’étonner de la réaction excessive, mais tellement révélatrice, des partisans de l’UE face à l’annonce d’un référendum grec.

 

Ainsi donc, face à un « rêve européen » devenu à la fois antidémocratique et foncièrement totalitaire tout l’intérêt de la crise actuelle devrait de donner le signal d’un réveil des Peuples et des Nations. Sans doute n’est-il pas anodin de constater que ce réveil est en train de naitre en Grèce. Le pays qui inventa autrefois le modèle démocratique, le pays qui abrita le monde des Cités libres et indépendantes opposées aux Empires despotiques est aujourd’hui en train de nous rappeler ce qu’est l’héritage intellectuel, philosophique et politique de la Grèce Antique.

 

Les faiblesses, les incohérences et la non-viabilité du système actuel éclate aujourd’hui en plein jour. La résurgence d’un véritable esprit démocratique et patriotique -comme à l’occasion des référendums français ou Irlandais- représente pour l’actuelle construction européenne un danger de mort : plus encore que d’en freiner l’évolution, elle en représente la complète négation.

 

Par Gaël Nofri - Voir les 0 commentaires
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Jeudi 27 octobre 2011 4 27 /10 /Oct /2011 01:03
Les élections syndicales dans la fonction publique, au-delà même du résultat obtenu par chaque formation, nous amènent à tirer le premier et principal enseignement d’un scrutin passé totalement inaperçu : le besoin criant de renouveler les outils du dialogue social dans la fonction publique française. Depuis longtemps, nombreux sont ceux qui pointent du doigt la faiblesse du modèle syndical français : nombre d’adhérents faible, représentativité médiocre, politisation extrême... Pourtant, jamais les syndicats de la fonction publique n’avaient vu leur légitimité aussi mal menée qu’aujourd’hui.

Le taux de participation aux élections de la semaine dernière ont été faibles puisque seulement 51% des employés ont voté. Pire que cela, c’est l’effondrement du taux de participation qui reflète la crise de confiance qui touche aujourd’hui les syndicats du public: avec -28% de participation, comment ne pas constater que les fonctionnaires doutent de leurs délégués, doutent d’être correctement représentés. 


Au-delà même de cette baisse, c’est le moment auquel celle-ci intervient qu’il est intéressant de remarquer : alors que l’objectif de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux est atteint, et même dépassé (55% des départs à la retraite ne seront pas renouvelés en 2012) l’on n’aurait pu s’attendre à un front massif des fonctionnaires, à un besoin véritable de se voir défendu, de voir leur mission reconnu. Or il n’en est rien.

Les choix purement comptables du Gouvernement l’entrainent aujourd’hui à liquider les Services Publics, outils essentiels de l’aménagement du territoire, outils fondamental de tout Etat stratège : fermeture de  Tribunaux d’Instance, des gendarmeries, et bien sur des écoles… les choix politiques de Nicolas Sarkozy, et au-delà, du modèle euro-mondialiste, sont à l’origine d’une remise en cause sans précédent de la mission de Service Public, et par là même, de la Fonction Publique.

Dès lors, le désaveu des syndicats français prouve, s’il en était encore besoin, que les Français ne sont pas dupes de la scène qui se joue sous leurs yeux : hommes de gauche et hommes de droites ; syndicalistes prétendants défendre les plus faibles et grand patronat lancé dans la course à la délocalisation et à la politique du salaire au plus bas coût, tous sont complices d’une situation qui n’a que trop durée. Les Français comprennent aujourd’hui la folie de la mondialisation dans lesquels on a voulu les entrainer ; ils savent que la défense des travailleurs, la protection des entreprises comme le maintien des services publics, et à travers eux l’émergence d’un Etat stratège, passent obligatoirement par la réaffirmation de notre souveraineté nationale, par la maitrise de nos frontières… par un programme qui soit véritablement national et patriote.

Par Gaël Nofri - Voir les 0 commentaires
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