La campagne approche et Nicolas Sarkozy espère bien reprendre la main sur une situation qui lui échappe totalement.
Pour cela, le Chef de l’Etat dispose d’une stratégie bien rodée, une stratégie qui a fait ses preuves en 2007 : l’abus de confiance des électeurs.
Voici donc dix ans en effet que l’homme nous explique que, grâce à son action, l’insécurité baissera, qu’avec lui la Sécurité, première de nos libertés, sera enfin restaurée. Malheureusement les résultats ne sont pas au rendez-vous, loin sans faut. Avec lui, les atteintes aux personnes ont augmenté de quelques 40% depuis que Nicolas Sarkozy est arrivé au Ministère de l’Intérieur ; dans le même temps, les effectifs de Police ont diminué de 5,3% depuis le 1erjanvier 2003… c’est sans doute cela la politique du chiffre tant vantée par Nicolas Sarkozy !
Mais en bon communiquant, l’homme sait aussi exploiter les évènements à son avantage : faire d’un mal une opération de valorisation, telle est ici la règle. Ainsi, les tragiques faits divers qui se succèdent, permettant de mettre en évidence les incohérences et les faiblesses de la politique mise en œuvre depuis dix ans, servent, chaque fois, à orchestrer un prétendu volontarisme politique, un discours de fausse rupture destiné à masquer l’échec du Chef de l’Etat. Preuve en est, les annonces faites à l’occasion de la terrible affaire Agnès reprennent, mot pour mot, celles prononcées près d’un an auparavant, à l’occasion du meurtre d’une joggeuse.
Il faut dire que Nicolas Sarkozy est passé maître lorsqu’il s’agit de se dédouaner : ce n’est pas sa faute puisque c’est celle de mai 68, des héritages Giscard, Mitterrand et Chirac (dont il fut le Ministre de l’Intérieur), des Maires et des élus locaux laxistes, des mauvais parents ou encore des enseignants démissionnaires… certes, et lui ne serait qu’un oiseau tout juste sorti de son nid, un homme neuf voulant mettre un terme à tant et tant de dérives? Pour joindre le geste au verbe, voici que le Chef de l’Etat engage notre pays dans une course législative effrénée : une loi en chasse une autre, sans que rien ne change, sans que nul ne pense même à tirer le bilan de ce qui a déjà été voté, sans que l’on ait même le temps d’appliquer les textes décidés : sur la récidive par exemple, pas moins de 6 textes ont été adopté en 7 ans !
En 2012, comme cinq ans auparavant, Nicolas Sarkozy tentera encore de se faire passer auprès des Français pour le chantre de la sécurité tant il est vrai que les coupables reviennent toujours sur le lieu de leur crime. Alors effectivement, Monsieur Guéant à raison de dire que Marine Le Pen manque de nuance lorsqu’elle estime que le Gouvernement n’a rien fait pour la sécurité : il a mentit aux Français et abusé de leur confiance, la nuance était de taille !

A quelques mois des échéances présidentielles l'UMP sort une nouvelle proposition relative à la
question migratoire: remettre en vigueur les lois Pasqua de 1993, lois visant à conditionner l'obtention de la nationalité française à la manifestation d'une volonté expresse, pour les individus
de 18 ans nés de parents étrangers.
Les réactions des capitales européennes à l’annonce du référendum grec, énième épisode d’une tragédie dont chacun perçoit bien le dénouement, permettent enfin de lever le voile sur ce
qu’est en réalité la prétendue « construction européenne », sur le choix terrible que celle-ci porte en elle, sur sa nature véritable. Depuis plusieurs années en effet une ambiguïté,
savamment orchestrée par les promoteurs de l’idée européenne, existe quant à ce qu’est le système « européen » dans lequel nous nous trouvons engagés.