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Publié dans : Actualités
Mercredi 19 octobre 2011 3 19 /10 /Oct /2011 17:15

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 François Fillon vient d’annoncer son intention de se présenter dans la commune de Paris à l’occasion  des élections législatives  de 2012. Il faut dire que fin connaisseur de la vie politique Française, le Premier Ministre sait que s’implanter à Paris, et pourquoi pas décrocher la Mairie,  peut ouvrir la voie à bien des choses…  à l’Elysée par exemple.

Il n’y aurait pas grand-chose à redire sur ce qui n’est qu’un choix politique personnel si l’homme n’avait pas décidé de se présenter dans la 2ème circonscription de Paris, celle qui regroupe les 5ème, 6ème et 7ème arrondissements. Celle-ci est le fief électoral de Jean Tibéri, lequel aurait bien apprécié passer la main à son fils Dominique, lequel est déjà adjoint de son père et responsable de l’UMP parisien…. Si l’on y rajoute les velléités du Maire du 7ème arrondissement Rachida Dati, les risques de division semblaient réels et sérieux.  Or à paris, la division peut couter cher à l’UMP comme les élections de 2001 l’ont prouvé…

Dès lors qui s’étonnera d’apprendre que le 10 janvier dernier, contre l’avis de la commission chargée de vérifier l’aptitude du candidat Tiberi, et en présence de Nicolas Sarkozy, Dominique Tiberi se soit vu nommé contrôleur général économique et financier, un poste fort lucratif (8.000 Euros/mois),  d’habitude réservé aux meilleurs élèves de l’ENA.

Mais de quoi est chargé au fait un contrôleur général économique et financier ?

D’après le site du Ministère des Finances « il s'assure dans l'exercice de ses missions de la bonne gestion de l'argent public »…prière de ne pas rire !

 

 

Par Gaël Nofri - Voir les 0 commentaires
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Publié dans : Revue de presse
Mardi 18 octobre 2011 2 18 /10 /Oct /2011 00:34

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Suite à un changement d'emploi du temps,

je serai l'invité du Libre Journal de Paul-Marie Couteaux

Mercredi 26 octobre 2011 à 21H30

 

 

Radio Courtoisie en modulation de fréquence (MHz)

Paris et Ile-de-France, 95,6 | Caen, 100,6 | Chartres, 104,5 | Cherbourg, 87,8 | Le Havre 101,1 | Le Mans, 98,8.


Radio Courtoisie par satellite :

Sur le bouquet satellite Canalsat (canal 179 pour la mosaïque des radios et canal 496 pour l'accès direct à Radio Courtoisie). Sur le bouquet satellite TNT Sat

Par Gaël Nofri - Voir les 0 commentaires
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Publié dans : Positions
Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 15:41

Du pouvoir au vouloir

« Ceux qui vivient vivent d’une idée, les autres ce sont les morts »

 

imagesCA493PX6.jpgLes politiques inconsidérées menées depuis plusieurs décennies par nos gouvernements ont affaibli l’Etat, menacé la Nation et maltraité le Peuple. La perte de souveraineté, le démantèlement des protections douanières, l’incapacité à faire appliquer les lois de la République, l’abandon des territoires ruraux français, l’immigration massive et l’émergence du communautarisme… ont mené notre pays au bord du gouffre, l’ont plongé dans la décadence.

Les crises que nous vivons depuis cinq ans prouvent que le temps du constat est bel et bien dépassé, et que c’est aujourd’hui le temps de l’action. Or, nos dirigeants UMP et PS continuent de ne pas voir que le système qu’ils ont encouragé, promu et mis en œuvre s’effondre : l’échec prévisible de l’Euro et plus généralement de la construction européenne, les conséquences terribles de la mondialisation notamment sur l’emploi, le mal être identitaire qui s’empare d’une France aux repères et aux valeurs bouleversés. Cela sans oublier la crise de la dette publique que l’on ne résoudra pas en augmentant sans fin les perceptions sur une population de moins en moins capable de s’en acquitter mais en redonnant du pouvoir et de l’efficacité à l’Etat, de la légitimité à la Nation, tant il est vrai que, comme l’écrit Montesquieu au sujet de Rome, l’Etat n’a jamais autant besoin d’argent que lorsqu’il s’avère dans l’impossibilité d’assumer ses missions, lorsqu’il s’emporte dans une course en avant destinée à acheter -pour un temps- une paix sociale qu’il est en réalité bien incapable de maintenir.

Face à cela, les deux partis qui se partagent jusqu’à aujourd’hui le pouvoir semblent plus décidés à conserver leurs avantages et leurs prébendes qu’à œuvrer courageusement en faveur du bien public, tout englués qu’ils sont dans leur notabilité locale, leur clientélisme, leurs dogmes idéologiques d’un monde moderne forcément mondialisé et globalisé, leur tentation du renoncement.

Le problème de notre pays est que, jusqu’à aujourd’hui, personne ne semblait en mesure de pouvoir le diriger efficacement, personne ne semblait capable d’allier le « pouvoir » au « vouloir ». Or, sans « pouvoir », le « vouloir » est condamné à l’impuissance ; sans « vouloir », le « pouvoir » n’est que ce qu’il est actuellement : vidé de sens, privé de légitimité et cantonné au monde des apparences. Aussi il est aujourd’hui évident que l’UMP et le PS ne changeront pas: les parti au « pouvoir » n’auront jamais le « vouloir » d’incarner un réveil patriotique de la France, le sursaut national pourtant nécessaire.

En revanche, une candidate, Marine Le Pen, semble en mesure de créer une dynamique qui transcende les courants, de donner corps à un rassemblement des patriotes qui dépasserait les clivages historiques et les sentiments personnels. Personne ne sait quel sera au final le sort de cette candidature, mais pour la première fois depuis longtemps, une occasion nous est donnée de rapprocher le « vouloir » qu’incarne Marine Le Pen au « pouvoir » qu’elle semble en mesure de conquérir.

Aussi, comment imaginer, quelques soient les interrogations légitimes qui peuvent nous envahir au moment de franchir le pas, ne pas être au rendez-vous de 2012 ? Derrière elle, il y aura tout ce que la France compte de bonne volonté, tout ce qu’il reste en nous d’espoir et de volonté.

Par Gaël Nofri - Voir les 1 commentaires
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Publié dans : Actualités
Dimanche 25 septembre 2011 7 25 /09 /Sep /2011 20:55

images-copie-1Le Sénat passe à Gauche : une première dans l’histoire de la cinquième république ! Certes ce n’est pas la première fois que la Haute Assemblée s’inscrit dans l’opposition au pouvoir en place : ne l’a-t-elle pas été durant toute la Présidence de Gaulle, puis, sous les septennats de François Mitterrand ; mais tout de même l’évènement est de taille, il signifie quelque chose.

 

D’une part, il signifie le rejet profond d’une droite qui semble avoir abandonné ses valeurs, avoir troqué la défense de la ruralité contre le tout capitalisme, de l’agriculture contre le libre-échangisme, de la protection des citoyens contre les dogmes européens et mondialistes… Un nouveau vote sanction est intervenu : les hommes du pouvoir, ceux qui se réclament de la majorité ont été  sanctionnés. Les élus locaux que les caciques ont longtemps considéré comme des bénis oui-oui ont prouvé qu’ils étaient conscients des erreurs, des errances, des fautes de nos gouvernants. La France rurale n’est pas socialiste mais elle ne veut pas de cette droite mondialiste, ultra-libérale, favorable à l’immigration et complice de l’effacement de l’Etat. Cette droite que l’on propose aujourd’hui aux Français sous le sigle UMP et qui a perdu toutes les élections locales ne répond plus à l’aspiration de la « France profonde », cette même France que le Sénat avait pour mission d’incarner.

 

Est-ce à dire qu’il s’agit d’une victoire pour la Gauche ? Rien n’est moins sûr en réalité: certes celle-ci remporte l’élection grâce à un mode de scrutin clanique et élitiste qui consacre ses victoires aux élections locales passées, mais est-ce suffisant pour incarner un espoir ? Evidement non, nul ne doute que les socialistes, en accord sur l’essentiel avec ceux vis-à-vis desquels ils sont censés incarner l’opposition, n’incarne ni changement, ni alternative, ni relève. Dette, démantèlement des frontières, affaiblissement de l’Etat, établissement de l’Euro…  la Gauche a toujours été la complice, voir lorsque ce n’est pas l’instigatrice des politiques néfastes qui ont mené la France au bord du gouffre, comment pourrait-elle se servir de ces nouveaux pouvoirs pour autre chose que pour faire une obstruction politicienne ?

 

Confrontés à un système que l’on voudrait leur présenter comme binaire et fermé, les Français alternent de déceptions en déceptions, de votes sanctions en votes sanctions. Dans ce cadre les élections locales se sont transformées depuis plusieurs années en vote sanction, un vote sanction qui naturellement se retrouve dans le scrutin sénatorial. Dès lors, voici que le Sénat, assemblée contestée et contestable, censée représenter une France profonde, moins politisée, plus réfléchie et plus responsable se transforme en une chambre de la contestation politique et en un outil d’entrave au politique et à la politique. Or l’on ne construit rien sur cela. Ainsi, continue-t-on, après le quinquennat et la cohabitation notamment à corrompre les institutions.

 

Face à un Président de la République qui n’est plus, ni garant de l’indépendance de la France, ni d’arbitre au dessus des partis ;

Face à une représentation nationale qui ne représente plus la Nation et qui se voit déposséder de son pouvoir législatif au profit de Bruxelles ;

Face à un Sénat qui se trouve de plus en plus illégitime, et dorénavant de moins en moins apte à remplir la mission qui lui était jusqu’alors dévolue ;

Face à ce naufrage des institutions, qui ne fait finalement que traduire le naufrage de la Nation Française, il faut que 2012 soit l’occasion d’un changement, l’occasion d’un espoir retrouvé.

Par Gaël Nofri - Voir les 1 commentaires
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