Qui suis-je ?

A lire

AccuseNapoleon3 

Je vous invite à découvrir mon dernier livre:

Napoléon III, visionnaire de l'Europe

Préface du Professeur BLED

Editions FX de Guibert

 

Télécharger la couverture

Catégories

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles

M'écrire

Publié dans : Actualités
Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 20:34

Greekeuro-4e1d6La crise s’amplifie et rien ne change. Tout l’été durant, nos dirigeants nous ont conduits de plan de sauvetage en plan de sauvetage, de réunion de crise en réunion de crise. Chaque fois, et alors que la situation semble de plus en plus désespérée,  nos dirigeants font preuve d’une totale soumission au dogme européen, à la monnaie unique : tout va bien dans le meilleur des mondes et l’avenir radieux de la Zone Euro est pour demain !

Or, les gesticulations, les affirmations et les dénégations ne changent en rien le fond de l’affaire, la réalité du drame qui est en train de se jouer. En cela, l’idée, un temps évoquée, de sortir la Grèce de la monnaie unique ne peut en rien représenter une solution universelle à nos difficultés : car s’il existe une crise Grecque, celle-ci ne peut être regardée comme  la cause de tout nos maux, mais bien comme le révélateur d’un échec plus vaste, celui de l’Euro. L’importance de la dette et le trucage des comptes de la Grèce -qui n’a pu être réalisé qu’avec la complicité bienveillante de l’ensemble des gouvernements européens- témoigne en réalité des faiblesses, des insuffisances et  finalement de l’impossibilité d’un système vicié depuis le début, d’un système mort-né.

Après les milliards injectés, après la propagation de la crise à tous les pays membres de l’Euro, après la démission du directeur économique de la Banque Centrale Européenne, après l’appel au FMI, après les mesures choc imposées au peuples européens, face au risque avéré de défaut de paiement de la Grèce, doit-on, peut-on, continuer à refuser par dogmatisme autant que par inconscience une remise en cause, concertée et intelligente, du système euro ? Ce système, qui nous avait  été vendu par tous les économistes « autorisés » et les sommités de ce monde comme la panacée devant permettre à notre pays de se lancer du bon pied dans le XXIeme siècle, d’être plus fort face aux américains et aux asiatiques, ce même système n’évite aujourd’hui l’effondrement total que grâce au soutien des pays émergeants, nous laissant à la merci du bon vouloir des uns et des autres ! L’euro, ce « vecteur d’une indépendance économique sans égale »,  est aujourd’hui la cause et le prétexte de la soumission de nos politiques nationales à  des objectifs et des programmes qui n’ont rien de nationaux : qu’il s’agisse des banques et des agences de notation, imposant leur dictat à coups de menaces, ou du Secrétaire au Trésor Américain, invitant les européens à «reconnaître qu'ils vont devoir en faire davantage et qu'ils ont pris du retard» tous imposent leurs réformes, leurs plans, leurs ambitions…

 

Comme si la politique se rappelait à nous, nous qui avons oublié avec l’euro que la monnaie n’est qu’un outil entre les mains du pouvoir et non pas que le pouvoir est un serviteur de l’économie et des marchés. A ce titre, il est grand temps que la France, comme chaque pays de la Zone Euro, retrouve sa souveraineté monétaire, composante indispensable de la Souveraineté, et par là même de toute politique nationale digne et efficace.

  

« L’Europe court à sa perte » a-t-on appris de la bouche de Monsieur Strauss Khan, que ses ennuis judiciaires ne semble avoir fait renoncé à servir ses trois credo : mondialisation, ultra-libéralisation et  immigration. Mais que la sommité autoproclamée de la finance se rassure, ce n’est pas là qu’est la véritable question. Car la question est moins de savoir si l’Euro est mort -il l’est bel et bien-  que de se préoccuper de l’avenir : doit-on attendre la ruine collective et le départ progressif de chaque pays, dans le désordre, la précipitation et sous la pression des marchés, ou peut-on entamer une réflexion collective et ordonnée visant à sortir d’un système vicié.

  

Le totalitarisme de la pensée nous à enfermé dans le piège de l’Euro, sans même que les critiques, pourtant justifiées, de certains politiques ne soient entendues ; ne laissons pas ce même totalitarisme nous conduire à l’inaction complice.

Par Gaël Nofri - Voir les 0 commentaires
Ecrire un commentaire
Publié dans : Articles-Débats
Mercredi 29 juin 2011 3 29 /06 /Juin /2011 20:25

AccuseNapoleon3

La lecture d’un quelconque manuel moderne d'histoire des idées politiques laisse entrevoir, à la page consacrée à Napoléon III et au Second Empire : « Le césarisme démocratique». Si cette lapidaire synthèse semble bien loin de suffire à décrire avec exactitude un système politique et intellectuel aussi élaboré que celui bâti par le dernier Empereur des Français, elle tente de mettre en avant deux des caractéristiques fondamentales des idées napoléoniennes : le rôle central qu’occupe dans cette organisation le chef de l’État et le lien intense qui doit exister entre celui-ci et le peuple...

 

Un article à découvrir dans le magazine Napoléon III du mois de juillet.

 

 

 

 

 

 

 

  

 

Par Gaël Nofri - Voir les 0 commentaires
Ecrire un commentaire
Publié dans : Positions
Mardi 31 mai 2011 2 31 /05 /Mai /2011 15:44

imagesCAPTUUHO.jpgVous aviez oublié le Peuple ?

Lui ne vous oubliera pas !

 

 

En Espagne, les manifestations semblent en mesure de faire tomber le Gouvernement socialiste de Jose-Luis Zapatero sans que la Droite ibérique ne puisse prétendre à incarner une véritable alternative. Et pour cause, plus fragilisée que jamais, menacée par les agences de notation dont elle redoute un coup de poignard dans le dos, l’économie du pays se trouve aujourd’hui menacée par un système dans lequel les politiques ont  perdu tout contrôle, un système qui échappe non seulement au Peuple, mais aussi à toute volonté politique.

 

Dans le même temps, le Portugal se prépare à des élections législatives anticipées par la démission du Premier Ministre Socrates, lequel s’est avéré incapable de maintenir le grand écart qui fut longtemps celui des dirigeants des pays membres de la Zone Euro : contribuer à la déconstruction nationale tout en prétendant défendre l’intérêt du Peuple. De mesures d’austérité forcées en cures de libéralisme annoncées, d’humiliation de la classe politique en mépris du Peuple, le Portugal comprend peu à peu qu’il n’a décidément rien gagné dans cette affaire de construction Européenne, il perçoit désormais les mirages dont on l’a abusé, les terribles et inadmissibles concessions que masquaient les aides au développement venues de Bruxelles. La chose semble à ce point entendue que Lisbonne envisage désormais de se livrer, pieds et poings liés, aux capitaux chinois ; sans doute une nouvelle preuve de l’efficacité de la monnaie unique !

 

Quant à la Grèce, on ne saurait véritablement dresser un tableau de la situation exacte de celle-ci tant l’affaire évolue d’heure en heure. Ce que l’on peut dire c’est que rien ne semble arrêter cette crise sans fin : ni les plans d’austérité qui se suivent à l’infini, ni les milliards abondement déversés, n’auront raison d’un système vicié dans ses fondements. Ce pauvre Georges Papandréou peut bien supplicier son Peuple jusqu’à la dernière extrémité, la Grèce continue de s’effondrer et la Zone Euro décroche avec elle.

 

Dans ces trois cas, nous assistons à l’échec de trois politiques, contestées par des Peuples, qui étaient devenues la vitrine et le principal objet de propagande des européistes : le Portugal, la Grèce et l’Espagne avaient, nous disait-on, pleinement profité de l’UE ; ils étaient la preuve ultime de son bienfondé.

 

Dans ces trois cas, les Chefs de Gouvernement sont issus de la Gauche, et plus précisément d’une Gauche ralliée à la construction européenne, à la mondialisation et à la déconstruction nationale.

Tous les trois ont été portés au pouvoir en réaction à des majorités de centre Droit, elles aussi acquises à ce même mouvement qui chante partout les gloires de l’intégration européenne, de la monnaie unique, de l’ultralibéralisme, de la disparition des frontières et de l’effacement du politique.

 

Alors, aujourd’hui à Lisbonne comme à Athènes en passant par la Plaza del Sol à Madrid, que disent les Peuples ? Ils ne disent pas nous sommes de Droite ou nous sommes de Gauche. Non, en ceux la ils n’ont plus confiance, se sentant trahis par tous. En revanche, s’ils réclament de façon confuse et bouillonnante bien des choses, ce qu’ils veulent en réalité est bien peu, si peu et pourtant tellement à la fois ; ils disent, « Rendez nous notre démocratie » !

Par Gaël Nofri - Voir les 0 commentaires
Ecrire un commentaire
Publié dans : Positions
Dimanche 22 mai 2011 7 22 /05 /Mai /2011 22:10

9e654404-7eee-11e0-a329-c720fbd3b80bIl y aurait bien des choses à écrire sur cette fameuse affaire Dominique Strauss-Kahn, et ce sans enfreindre même la présomption d’innocence, pourtant, l’une des conséquences les plus graves de cette histoire n’a rien à voir avec les élections présidentielles françaises, le sort du Président du FMI ou encore l’image de la France qui ressort hélas bien écornée de tout cela. Non, l’information la plus stupéfiante qu’ait entrainé le placement en détention de l’actuel Directeur du Fond Monétaire International paraît être celle selon laquelle « L’euro est menacé par l’affaire DSK ». Or, si nombre de médias et de journaux spécialisés ont rapporté, à des degrés divers d’analyse cette information, force est de constater que ce terrible aveux n’a pas suscité l’émoi qu’il méritait.

 

Comment en effet ne pas constater l’échec indiscutable de la monnaie unique, promue, soutenue et portée par des prétendues élites politiques au prétexte que celle-ci nous apporterait stabilité économique, compétitivité internationale et force vis-à-vis du dollar et de Washington. Cette analyse, contestée et contestable, a été, dix ans durant, promue par nos penseurs, économistes et intellectuels autorisés au rang d’idéologie du régime. Cependant, les mauvais coups portés à l’économie française, la crise économique et les difficultés à répétition des pays membres de la zone euro avaient prouvé combien le grand public avait été abusé et trompé par le discours enjôleur et cajoleur des premiers temps. Demeurait aux yeux de certains l’argument, étrange en réalité, qu’ensemble on est plus fort et plus crédible face à l’empire nord américain… une idée totalement absurde qui consiste à croire qu’il faut faire du nombre pour faire du nombre, et ce, qu’importe le manque de cohérence, d’unité politique et humaine de la zone concernée… une idée aujourd’hui totalement discréditée par une petite affaire de mœurs née de l’autre côté de l’Atlantique. Etrange illustration de l’effet papillon que cette Zone Euro : voici que la simple inculpation d’un homme à Washington provoque en Grèce -et sans doute bien au delà- une crise économique, monétaire et sociale grave.

 

Dorénavant, le mensonge initial apparaît flagrant : sans le FMI et un directeur « bien intentionné à l’égard de la monnaie unique », l’Euro, jusqu’alors présenté comme un fabuleux outil de résistance à l’Amérique triomphante, risque fort de nous entrainer tous dans une énième crise. Institution mondialiste et atlantiste par excellence, le fameux fonds apparaît en fait comme le seul maître de notre économie européenne… c'est-à-dire des économies des pays membres de la Zone Euro. Voici une drôle d’indépendance que celle qui vous conduit à dépendre des autres, à attendre d’eux votre salut et votre survie…On ne saurait en réalité mieux illustrer la filiation réelle qui existe entre tout ce petit monde de l’argent roi et de la désintégration nationale.

 

En 1979, l’écrivain Allemand Ernest Jünger écrivait dans la revue La délirante : « L’esclavage prend de graves proportions lorsqu’on lui accorde de ressembler à la liberté ». Quelques trente-deux ans plus tard la phrase semble tout aussi juste, mais aujourd’hui, c’est la société et non plus la revue qui semble délirante !

 

Par Gaël Nofri - Voir les 1 commentaires
Ecrire un commentaire
 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés