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Brèves

Publié dans : Brèves
Lundi 25 octobre 2010 1 25 /10 /Oct /2010 13:08

 allais2Paradoxe français, Maurice Allais était le seul économiste français à avoir reçu le prix Nobel d’économie, mais aussi le seul dont aucun de nos dirigeants politico-médiatiques n’aient jamais voulu écouter les analyses et les réflexions. C’est que, n’appartenant à aucune famille politique, l’homme n’hésitait pas à prendre des positions iconoclastes, au risque de choquer par la liberté de ses analyses : il s’était notamment exprimé en faveur de la défense de l’agriculture française par la mise en place d’une « préférence locale » ou encore, pour la préservation de l’industrie nationale par une politique protectionniste qu’il jugeait « non seulement justifiée, mais absolument nécessaire ».

 

Un intellectuel qui, quoique se définissant lui-même comme libéral, n’était  pas un adversaire acharné de la notion même de frontière dénotait dans le paysage français. Loin de l’idée largement répandue par les adeptes de la « bien-pensance » selon laquelle l’idée nationale, la protection des économies et le maintien des frontières étaient l’apanages des sous-diplômés, alcooliques, ignares et limités, le personnage de Maurice Allais rassurait. Il rassurait tous les Français qui pensent que la zone euro, la construction européenne sans cesse élargie et la mondialisation sans frontière n’étaient pas des choix économiques pertinents.

 

Résistant, mais terroriste aux yeux des élites médiatico-financières, Maurice Allais avait été condamné par les gardiens vigilants des dogmes mondialistes. Car dans le monde qui nous dirige, et la crise récente l’a encore prouvé, nul ne cherche à écouter des économistes qui « raisonnent juste », ce que l’on exige ce sont des théoriciens qui aillent dans « le bon sens ». Qu’importe l’erreur, et même si le système s’effondre, on prend les mêmes et l’on recommence, comme si de rien était, comme si les réalités vécues ne comptaient pas et que seule importait la chimère des lendemains sans frontière, d’un monde apatride et donc forcément plus heureux…

 

Que l’on soit tout ou partie d’accord avec lui, Maurice Allais était un grand français qui eut, outre sa réflexion et son Nobel, l’immense mérite de nous rappeler qu’une contestation est toujours possible et que les schémas que l’on nous impose peuvent, et méritent, d’être remis en cause.

 

Publié in "Les 4 vérités"

20 octobre 2010

Par Gaël Nofri - Voir les 0 commentaires
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Publié dans : Brèves
Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 12:01

Il parait que la Commission Européenne va contraindre les Etats membres à lui présenter en amont leur budget ;  c’est ainsi, dit-on, que l’avenir radieux de l’Union se construit !

 

Une question me traverse pourtant l’esprit : que dirait Bruxelles si la France présentait un budget prévoyant sa sortie de l’Union ? Car, en tant que contributeur net, notre pays ferait de belles économies en choisissant de retrouver son indépendance et sa souveraineté.

 

Ainsi, à titre d’exemple, nous ne serions plus obligés de cotiser pour la retraite de nos très CHERS oligarques. Car, il est dans ce monde de traque des abus et des inégalités, des exceptions que l’on tait bien : ainsi, il faut savoir qu’un haut fonctionnaire de la Commission ne cotisera jamais pour sa retraite puisque les Etats le font à sa place. Et il ne faut pas croire que les Etats soient chiches avec ces prétendues élites : pas besoin de cotiser 40ans puisque 16 ans suffisent pour toucher quelques 70% du dernier salaire (et comme chacun sait ceux-ci ne sont pas négligeable). Pas besoin non plus de prévoir un petit pactole pour financer sa nouvelle vie de retraité, là aussi, nos dirigeants ont vraiment tout prévu : entre les indemnités de « déménagement » (alors même que celui-ci est intégralement pris en charge par l’institution) et celles de « transitions » (dont nul ne semble en mesure d’expliquer la raison d’être), les fonctionnaires apatrides peuvent espérer obtenir jusqu’à 500.000 euros le jour de leur départ en retraite…

 

Un candidat pressenti à la présidentielle de 2012, autre haut fonctionnaire bénéficiant d’avantage exorbitant conféré par une super structure sur le dos des Peuples, déclarait récemment qu’il ne fallait pas faire de la retraite à 60 ans un dogme. Il semble que la Commission Européenne soit, cette fois encore sur la même ligne que le FMI : la retraite à 60 ans n’est pas un dogme, pour eux ce sera plutôt 45… par contre l’intégration européenne et le financement de Bruxelles demeure, aux dernières nouvelles, un dogme intangible qui s’impose aux Peuples.

 

Publié in "web tele souverainsite".

Par Gaël Nofri - Voir les 0 commentaires
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Publié dans : Brèves
Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /Fév /2010 16:36

Dans l’affaire Clearstream, que le Chef d’Etat mène une guerre  personnelle et injustice pour laquelle personne d’honnête (ce qui exclut d’office B. Hortefeux, C. Estrosi, F. Lefebvre et N. Morano) ne peut trouver de justification, nul n’en doute plus.

 

Pourtant, ce qui est encore plus révoltant que cette haine répandue sur la place publique par une personne de laquelle on serait en droit d’attendre réserve, discrétion et dignité, c’est la perte totale de respect pour ce qu’il convient bien d’appeler la chose publique.

 

Qu’il y ait des hommes et des femmes plus ou moins capables ou respectables en politique, il n’y a là rien de bien neuf ; mais l’attitude de l’actuel « Chef de l’Etat Français », de son « italienne », de son fils et des quelques proches qui s’accaparent le pouvoir apparait chaque jour comme absolument révoltante.

 

C’est ainsi qu’après le clientélisme et le copinage, la récompense de la trahison et de l’arrivisme, le népotisme pas tenté et la courtisanerie fait reine, voici que surgit l’affaire Clearstream.

 

Dans ce dossier, il est incontestable que le Chef de l’Etat détourne les pouvoirs de sa charge dans un but personnel, antidémocratique et condamnable : abus de pouvoir, comportement manifestement incompatible avec l’exercice de sa fonction, mise en danger de la République…

 

Nul doute que l’appel de Cleartream rappelle à l’historien un autre appel, celui lancé le 17 Juin 1940 par le Maréchal Pétain qui mettait à mort la République Française…

 

Nous sommes aujourd’hui nombreux aujourd’hui à souhaiter une nouvelle réponse glorieuse à l’appel du 17 Juin ; nous sommes nombreux à attendre l’echo contemporain du 18 juin 1940 !

 

Par Gaël Nofri - Voir les 2 commentaires
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Publié dans : Brèves
Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 14:17

« Philippe SEGUIN est mort ? Chic alors, on va enfin pouvoir lui faire dire n’importe quoi ! »

 

Tel est en substance le sens qu’il convient de donner à l’unanime concert de louange qui a succédé à l’annonce du décès du Président de la Cour des Comptes. En effet, maintenant que cet homme intègre ne risque pas de faire entendre sa voix discordante, de se défendre, de rectifier les approximations et les contres vérités que s’évertue à claironner tout notre personnel politique, ils peuvent le dire, tous étaient d’accord avec lui.

 

Lui qui ? Mais peu importe voyons, puisqu’il est mort !

 

Mais non, mais non ; il n’était pas gaulliste social ; mais non, il ne s’est jamais opposé à la construction européenne, pas plus d’ailleurs qu’à la dérive des finances de la France ou la perte d’autorité de l’Etat ; jamais !

 

Non les morts ne sont plus des rebelles, ce sont des gens très neutres -pour ne pas dire transparents-, auquel le monde politiquement correct rend hommage afin de tenter de récupérer un certain capital de sympathie. Et qu’importe si pour cela il convient d’ôter au personnage son authentique caractère de résistant qui faisait pourtant sa qualité, son originalité et son charisme: ce n’est pas de la mémoire de Philippe Seguin dont-il est question dans tous ces éloges convenus mais bien de la récupération d’une image.

 

L’homme n’est pas le premier à qui la mésaventure arrive ; son maître à penser, le Général de Gaulle, a lui aussi connu pareille mésaventure. En effet, aujourd’hui tout homme politique, de quelque bord qu’il soit, prétendu gaulliste ou non, célèbre la mémoire du fondateur de la V République, de celui qui lança l’Appel du 18 juin… Pourtant, chacun sait bien qu’aucun de ceux là ne respectent l’enseignement du Général. Ainsi, l’indépendance de la Nation a été abandonnée à l’ONU, l’Otan et l’UE ; le sens de l’honneur relégué au rang des valeurs désuètes et la « certaine idée de la France », si chère à Philippe Séguin, a laissé place au triptyque des nouveaux dirigeants : apparence, décadence et ignorance.

 

J’exagère ?

 

Loin de là : ainsi, lorsque le Gouvernement, à l’occasion des cérémonies commémoratives du 11 Novembre, en appelle à l’œuvre de Charles de Gaulle comme fondatrice de la construction européenne actuelle, qui peut sincèrement penser que si celui-ci avait été de ce monde il n’aurait pas contesté cette version faussée de l’Histoire ?

 

Oui mais de Gaulle et Seguin sont maintenant morts ; qui viendra dès lors contester les nouvelles pythies d’une religion bien sombre, celle du renoncement national ?

 

A moins que : "Puisque tout recommence toujours, ce qu’ils ont fait sera, tôt ou tard, source d'ardeurs nouvelles".

Par Gaël Nofri - Voir les 0 commentaires
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