Dans le cadre de la campagne
présidentielle de Marine Le Pen je serai l'invité de l'émission "Le grand oral" diffusé sur Radio Sciences Politiques jeudi 9 février à partir de 19 heures.
Une Emission à suivre sur:
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Napoléon III, visionnaire de l'Europe
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Editions FX de Guibert
Dans le cadre de la campagne
présidentielle de Marine Le Pen je serai l'invité de l'émission "Le grand oral" diffusé sur Radio Sciences Politiques jeudi 9 février à partir de 19 heures.
Une Emission à suivre sur:
L’annonce par François Sauvadet d’un prochain amendement visant à imposer une parité dans la haute fonction publique semble remettre fortement en
cause l’essentiel du socle républicain français. En effet, la tradition de notre pays est de refuser toute discrimination, tout quota. Tel est en tout cas le sens de notre République, telles sont
les valeurs qui furent celles de nos constituant de 1789, lorsque ils proclamèrent dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 que « Les distinctions sociales ne peuvent être
fondées que sur l’utilité commune ».
Si chacun de nous peut légitimement espérer que l’administration française soit, à tous les niveaux de responsabilité, la plus représentative de la réalité du Peuple français, il nous faut surtout et par-dessus tout souhaiter que ceux qui ont en charge la gestion, l’administration et l’organisation de la puissance publique soient le plus efficace et le plus compétent possible.
Si les attitudes sectaires, sexistes et discriminantes doivent être combattues, il ne serait être question de vouloir uniformiser l’Administration par une loi des quotas qui porterait atteinte à notre modèle républicain et nierait les inévitables conséquences de la liberté de choisir son destin. Seul le concours, seul le mérite, seul l’intérêt général doivent guider le choix de nos fonctionnaires.
L’affaire Uramin est à la fois
l’illustration des dérives de l’Etat mais aussi une véritable affaire d’Etat.
En effet, l’achat par le groupe français Areva de cette société d’exploitation d’Uranium s’avère être une véritable gabegie financière, une gabegie aux conséquences sociales et industrielles lourdes. Achetée en 2007 par Anne Lauvergeon pour la somme astronomique de 2,2 milliards € cette entreprise ne vaut aujourd’hui plus que 400 millions € , soit près de 2 milliards € de pertes !
Ce désastre aurait pu être évité si l’Etat, principal actionnaire de la société Areva, avait tenu compte du premier rapport de l’Agence Participation de l’Etat rendu sur ce dossier qui incitait à la prudence et à la réserve. En effet, la somme engagée est alors colossale au regard de ce qu’est la société Uramin en 2006: un groupe qui affiche 23 millions € de pertes et dont les droits miniers ne font pour alors l’objet d’aucune exploitation.
De même, le ministère des Finances aurait dû s’interroger sur l’aspect autrement spéculatif du prix de l’Uranium en 2007, sur le rapport faisant apparaitre la très faible teneur en Uranium des gisements alors vendus, sur l’aspect peu rentable de leur extraction. Si la société avait été prudente elle aurait adopté la même réaction que l’électricien chinois CGNPC qui a refusé de participer à ce rachat malgré la proposition très intéressante qui lui était faite (prise de participation de 49% pour une livraison de 60% de la production annuelle).
Enfin, comble de tout cela, on ne peut que s’insurger lorsque l’on constate que cette opération, pourtant initiée par une entreprise à capitaux publics, a été réalisée dans un paradis fiscal.
Nous n’oublions pas que cette opération a été menée par Madame Lauvergeon, ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée de François Mitterrand, nommée par le ministre socialiste Dominique Strauss Khan; elle a été bien sur maintenue dans celui-ci par Monsieur Chirac pour une rémunération totale de 1,12 million € par an alors même que, dès 2002, la Cour des Comptes avait dénoncé sa gestion calamiteuse. Nous n’oublions pas non plus que Madame Lauvergeon a reçu de son ministre de tutelle, Christine Lagarde, actuellement Secrétaire Général du FMI, le trophée de femme d’entreprise de l’année et s’est vue féliciter par celle-ci pour l’acquisition d’Uramin… ni que l’actuel Président de la République, admiratif de sa clairvoyance, était prêt à la nommer ministre des Finances avant de la désigner à la commission Attali pour la « Libération de la croissance française» !
Si ce dossier illustre parfaitement l’incompétence des dirigeants PS et UMP, il a aussi de graves conséquences tant au plan industriel, fragilisant encore un peu plus un des fleurons de l’industrie française déjà malmené par la situation internationale, qu’au plan social, puisque Areva prévoit aujourd’hui de supprimer quelques 1.500 emplois.
Il faut que la commission d’enquête parlementaire, mise en place sur ce dossier, puisse mener sereinement son enquête, ce qui ne semble pas être le cas aujourd’hui. Il est urgent d’obtenir toute les réponses nécessaires quant à cette affaire et à la gestion d’Areva. Il est primordial que toute la lumière soit faite sur le rôle réel de chacun : le Gouvernement, premier actionnaire d’Areva, ne peut se dédouaner de sa part de responsabilités dans ce désastre.