Le blog de Gaël Nofri
Je vous invite à découvrir mon dernier livre:
Napoléon III, visionnaire de l'Europe
Préface du Professeur BLED
Editions FX de Guibert
Réunion publique législatives 2012
Gaël NOFRI
candidat Bleu Marine
3ème circonscription des Alpes-Maritimes
Jeudi 7 juin à 19h00
Ecole thérèse Roméo
54 rue Dabray
06000 Nice
On peut penser ce que l’on
veut de l’énergie nucléaire, de son utilisation civile et des risques qui y sont liés. Certains diront qu’en l’état actuel des choses il s’agit d’une technologie nécessaire et du meilleur
compromis acceptable, d’autres qu’il existe un danger véritable dans cette affaire et qu’il est impératif de la contrôler, enfin quelques uns feront valoir qu’il convient de développer la
recherche sur les énergies renouvelable et la fusion nucléaire afin de bâtir le futur sur des technologies alternatives... Tout cela est vrai.
Décidément, la destruction de l’Etat Nation et de ses outils semble devenu l’impérieuse nécessité des politiques voulues et mises en œuvre par les élites de notre temps.
Publié dans Media France Libre
Vote de rejet, ainsi est qualifié l’excellent score de Marine Le Pen pronostiqué par les instituts de sondage.
Chacun comprend bien l’intérêt que revêt un tel qualificatif. D’une part, il minimise l’élément « réflexion » dans la détermination du vote FN (le rejet est alors identifié comme une
réaction instinctive, épidermique). D’autre part, il laisse sous-entendre qu’il n’existerait aucun projet sociétal porté par la candidate, en dehors évidemment de la dénonciation des
insuffisances actuelles (le rejet s’opposant ici à l’idée d’adhésion).
Bien évidemment le caractère partisan, pour ne pas dire militant, de telles affirmations ne fait aucun doute. Mais pire que d’être engagée, cette analyse apparaît,
après une rapide analyse de la situation, totalement fausse, diamétralement opposée à la réalité des faits.
Tout d’abord, il est évident que, s’il existe dans le paysage politique français un vote de rejet, celui-ci s’illustre en premier lieu en faveur des candidats UMP
et PS. Dans cette logique, il faut soutenir Strauss-Kahn afin de ne plus avoir Sarkozy, voter UMP pour empêcher la gauche de passer… Qu’est-ce d’ailleurs que la notion de « vote
utile », si ce n’est la théorisation de ce vote de rejet au profit exclusif des deux grandes formations de gouvernement : « Bien que vous ne soyez d’accord sur rien avec moi, vous êtes
astreints à m’accorder vos suffrages, sans quoi vous aurez l’autre » ?
En réalité, et depuis maintenant plusieurs décennies, les électeurs se prononcent bien souvent « par défaut », « contre » un tel, ou,
« pour faire barrage à »…C’est sans doute ce qu’il conviendrait d’appeler la démocratie du désamour. Désamour entre le peuple et sa classe dirigeante, d’autant plus compréhensible que
les différences entre l’UMP et le PS s’estompent. Certes, il existe toujours des désaccords de fond entre les deux partis, mais ceux-ci portent sur des sujets relativement mineurs, fort éloignés
des préoccupations réelles et profondes des Français : tous sont mondialistes, tous ultralibéraux, tous atlantistes, tous européistes, tous défenseurs d’une immigration massive, tous partisans du
multiculturalisme, tous promoteurs d’un État faible, c’est-à-dire incapable d’assurer la sécurité de ses propres citoyens.
Dès lors, comment ne pas voir qu’une candidature bâtie et portée au nom du drapeau tricolore revêt, pour bien des Français, un sens, des valeurs… et qu’elle est un
programme à elle seule ?
Face à une société qui en vient à douter de son identité, face à une République dans laquelle on se demande si l’expression même de « chose publique » a encore du sens, face à un régime
qui continue de se dire démocratique mais qui n’hésite pas à trahir le peuple au profit du dogme mondialiste, le mot de « nation » apparaît comme un cri de ralliement pour toute une
partie du peuple français.
Oui, ce peuple-là rejette son oligarchie. Est-ce à dire qu’il ne veut rien ? Certainement pas.
Il est temps de rompre avec l’idée fausse – et franchement totalitaire – que seul ce système est viable, comme si une loi scientifique imposait à la France cette désagrégation de l’état-Nation.
Les analystes qui n’ont jamais rien prévu, les journalistes partisans et les pseudo-intellectuels ont beau le nier, il n’y a pas de fatalité en la matière : cette politique-là n’est pas la
politique de la France, elle ne fut pas la sienne durant près de 1 500 ans, comme elle n’est pas celle qui lui permettra de s’adapter aux réalités économiques modernes. Dans le monde dans lequel
nous vivons, toutes les grandes nations protègent leur économie, maîtrisent leurs frontières, assument leur défense, garantissent leur sécurité, vivent leur identité.
Il existe aujourd’hui deux conceptions du monde qui s’affrontent : d’un côté des nations, de l’autre un espace économique ; d’un côté des peuples, de l’autre des
consommateurs ; là des civilisations, ici des communautés.
Alors oui, c’est une évidence, le second tour des élections présidentielles devrait voir s’opposer Dominique Strauss-Kahn et Marine Le Pen. Et qu’importe
finalement si Dominique Strauss-Kahn n’est pas là, vous diront les soutiens de Marine Le Pen, quel que soit le nom du challenger, celui-là sera forcément un candidat de rejet… de rejet de l’idée
nationale !
Article publié in "Les 4 vérités" du Mercredi 23 mars
« Il ne faut s’interdire aucune piste »
C’est en tout cas ce que répètent à tout bout de champs nos élites politiques lorsqu’elles entendent préparer l’opinion publique à une décision franchement impopulaire. Pourtant, chacun sait bien qu’il existe en France des sujets tabous, des dogmes intouchables… des chemins interdits.
Ainsi, aborder la question de la sortie de l’Euro, du protectionnisme douanier, de la surveillance des frontières ou du patriotisme économique relève du blasphème, voire pire… Aucun débat de fond n’a lieu autour de ces idées qui n’ont pourtant rien de choquant et qui, des siècles durant, ont apporté la preuve de leur efficacité. Aujourd’hui, celles-ci sont bannies de notre monde où le dogme mondialiste et libre échangiste a pris le pas sur tout raisonnement cohérent.
Qu’importe d’ailleurs si ses principes nouveaux sur lesquels reposent les politiques publiques de nos gouvernants prouvent chaque jour leur inefficacité. Chacun constate que la machine « supranationale » se désintègre en même temps qu’elle avance, qu’elle s’emballe dans une course effrénée au toujours moins d’Etat, mais l’effondrement annoncé de l’édifice n’empêche pas ses brillants architectes de poursuivre leurs doctes invectives. Toujours dans le même sens ! Politiques, médias, grands patrons, syndicats, intellectuels tous semblent d’accord, entonnant d’un même cœur un fabuleux « hymne à la joie » dont on ne se permettrait de douter si…
Si tous ne refusaient pas de débattre, d’exposer leurs arguments, préférant sans cesse couper court à la conversation en expliquant avec un air supérieur que la solution est bien belle mais… irréaliste.
Passons rapidement sur le fait que l’argument a de quoi surprendre dans un monde où les principales puissances sont et demeureront des puissances protectionnistes, profondément nationales et totalement acquises à l’idée d’une guerre économique… Or, l’histoire du XXème siècle nous a déjà montré ce qu’il advenait des conflits dans lesquels un seul des deux belligérants se prépare au combat.
Mais intéressons nous de plus près à la dictature des esprits qui s’exerce à ce sujet sur la société française. Car, force est de constater que tous ceux qui se risquent à contester le dogme officiel au grand jour sont traînés dans la boue, conspués en place publique, non plus au cri de « facho » comme il était de mode il y a quelques années encore, mais sous l’accusation « d’idiotie crasse et patente ». Certes les choses ne sont pas dites ainsi, mais on joue de caricatures, d’accumulations et de rapprochements douteux afin de suggérer une certaine lecture des chiffres. Ainsi, il n’y aurait que des sous-diplômés, incultes notoires, totalement étrangers à la véritable marche du monde, des « non-initiés » diraient certains, pour ne pas comprendre qu’il n’y a pas d’autres solutions : en bon régime totalitaire, notre système idéologique s’affirme comme « scientifiquement prouvé » et totalement irréfutable.
C’est alors qu’avec force sondages nous explique-t-on que c’est parmi les chômeurs, les classes populaires, les personnes ayant arrêté leurs études avant le baccalauréat, les agriculteurs et plus généralement les populations rurales (populations éloignées des lumières de la capitale et donc probablement analphabètes dans l’esprit de nombre de parisiens), les vieillards croulants et les zones sinistrées que se trouve le gros des opposants à l’euro et à l’immigration massive, les partisans du retour au protectionnisme et à l’Etat fort... Certes rien n’est dit, mais tout est sous-entendu ; certes la réalité est là, mais la lecture suggérée demeure sujette à caution… il y a un vote pour les gens biens et un autre pour les arriérés consanguins.
Qu’importe si la réalité est que ces chiffres prouvent que se sont en réalité nos compatriotes les plus vulnérables, et donc en première ligne lorsqu’il s’agit de ressentir les effets de politiques publiques inconscientes, qui sont les premiers à s’écarter du système.
Qu’importe aussi si tout prouve en réalité que les classes moyennes, les fonctionnaires, les enseignants et les commerçants, eux aussi confrontés à des difficultés nouvelles, ne se retrouvent plus dans les choix faits par nos dirigeants.
Qu’importe enfin, et peut-être surtout si nombre de nos prétendues élites sont en fait tout à fait d’accord avec ces positions ; ce qui compte pour elles c’est de continuer à affirmer le dogme sur un ton péremptoire, sauvant ainsi les apparences vis-à-vis de la bonne société, outil servil d’une domination qui les dépasse.
Le tout est que chacun soit persuadé que l’on ne peut raisonnablement concevoir les choses autrement.
Qui sait si « c’est l’arrogance des hommes qui tient le monde » ; ce dont on peut être certain en revanche c’est que l’arrogance des Français tient le système en place : arrogance de ceux qui veulent affirmer leur appartenance à une caste, arrogance de ceux qui veulent prouver que, malgré leur situation, ils font partie de ceux qui ont tout compris…
Mais qu’ont-ils compris au fait si ce n’est le goût du renoncement ?
Article publié in Media-France libre et Rassembler la France
Chargée par le Président de La République de rendre un
second rapport en vue de dégager des perspectives pour « l’après la crise », la commission pour la libéralisation de la croissance menée par Jacques Attali a rendu son rapport le 15
octobre dernier. Celui-ci présente un grand intérêt car, en se félicitant de la qualité du travail effectué et, en soulignant les convergences qui existent entre ce document et la politique qu’il
entend mettre en œuvre, Nicolas Sarkozy dévoile ainsi ce que la commission appelle « son ambition pour les dix prochaines années ».
Certes elles ne sont plus que 25, mais les dernières propositions formulées par la commission pour la libération de la croissance française valent bien leurs 316 grandes sœurs. Au milieu d’une fabuleuse accumulation de lieux communs plus ou moins convenus, de déclarations d’intention sans portée aucune et de masturbations intelectualo-foldingues, se trouvent quelques propositions beaucoup plus réalistes, bien plus contraignantes quant à l’avenir. C’est là, tapi derrière ce bosquet, qu’il convient de dévoiler le vrai visage de la « commission Attali ».
La commission Attali telle qu’en elle-même :
A première vue, tout le monde ou presque devrait pourtant être d’accord avec les annonces affichées par ce rapport : qui s’opposerait en effet à la « modernisation » de la protection sociale ? Au « redressement » des finances publiques ? A la promotion d’une « fiscalité de croissance » ou au développement d’une retraite « libre et universelle » ? Mais force est de constater que derrière des termes enjôleurs destinés à brouiller la réalité des intentions se cache un choix de société murement réfléchi.
Ainsi, et si l’on devait résumer l’ensemble des mesures contenues dans les deux textes présentées, on trouverait donc évoqués pêle-mêle: le déremboursement de certains soins pour les malades atteints du cancer ou de toute autre pathologie lourde, la réduction du montant des retraites pour les travailleurs précaires, le gel des salaires dans la fonction publique, la fin des allocations familiales pour des millions de familles, l’ouverture des frontières afin d’encourager une nouvelle vague d’immigration, l’assouplissement des conditions de licenciement, une augmentation massive de la TVA, l’alignement des règles boursières françaises sur celles de la City londonienne, une plus grande intégration dans le système communautaire avec un Ministre Européen des Finances, la remise en cause des collectivités territoriales historiques et ancrées dans notre paysage politique au profit de créations nouvelles et bien souvent artificielles, ainsi que, de façon plus générale, une négation de l’Etat, comme moyen d’action de la puissance publique, jusque dans ses missions les plus régaliennes.
Parvenir, sur des propositions aussi choquantes et sujettes à caution, au consensus dont se félicite monsieur Attali semble pour le moins étonnant et laisserait supposer que tout ce que compte notre pays de penseurs et d’intellectuels arriverait, malgré la diversité des opinions et des analyses de chacun, à une même conclusion…
Evidemment il n’en est rien. Car la commission Attali n’est pas ce qu’elle prétend être, ce n’est pas un regroupement de compétences reconnues et d’hommes de valeurs au service de l’intérêt de la Nation. Au contraire, elle est le lieu où se rencontre le gotha des mondains et des caciques venus servir les puissants de ce monde, un cénacle où l’on professe le dogme unique voulu par les féodaux de l’argent roi, du monde des partis, du syndicalisme complaisant et de la presse complice… tous les groupes de pression qui dirigent en réalité la France sont ici représentés.
Afin de mieux percevoir la chose, une rapide présentation de quelques un des membres de l’auguste assemblée qui entoure le très libéral et très mondialiste Jacques Attali ne parait pas inutile.
Eric Le Boucher tout d’abord est un journaliste économique qui, tel Caton l’ancien avec son fameux « Cartago delenda est », ressasse à longueur d’article sa solution miracle pour sauver l’économie française : encore plus d’immigration !
Anne Lauvergeon, ancienne proche de François Mitterrand et directrice d’AREVA qui semble toute acquise à l’idée de discrimination positive puisqu’elle confiait encore récemment : « À compétences égales et bien désolée, on choisira la femme ou on choisira la personne venant de... autre chose que le mâle blanc, pour être claire. »
Ce sans oublier Claude Bébéar, très agréable capitaine d’entreprise mis en examen pour blanchiment d’argent et président de l’ultra-libéral Institut Montaigne. Pour cet homme, plein d’un bon sens qui échappera sans doute à bien des Français, « Délocaliser est un devoir pour les entreprises ». A ses yeux, les délocalisations induisent « des conséquences immensément positives [...] pour l'avenir de la planète ». Et ce, à tel point qu’il n’hésite pas à dénoncer "un égoïsme fondamental" de la part des opposants aux délocalisations.
Professeur d’Economie, Philippe Aghion, est incontestablement un nom en matière d’économie. Cet ancien conseillé économique de Ségolène Royal et membre de tous les petits cénacles de la République est l’auteur du rapport très controversé sur l’avenir des universités, un rapport qui, au risque de surprendre dresse en modèle le système universitaire… anglo-saxon !
Particulièrement intéressant aussi est le profil de Michel de Virville : ancien conseiller de Laurent Fabius, puis du Ministre d’ouverture Jean-Pierre Soisson, il est l’auteur d’un très contesté rapport « Pour un droit du travail plus efficace ». Plus étonnant encore c’est lui qui, responsable au Medef, fut contraint de démissionner de la présidence de l’Unedic parce qu’il avait permis le versement d’un parachute doré d’un million et demi d’euros à son ami Denis Gautier-Sauvaniac, l’homme accusé de s’être servi de l’argent du Medef afin de graisser la patte des syndicalistes français…
Du côté des nombreuses personnalités étrangères siégeant dans cette commission citons la personne d’Ana Palacio, ancienne vice présidente de la banque mondiale puis Ministre des Affaires étrangères espagnoles. Elle restera dans l’histoire espagnole comme la madame Pinocchio de la diplomatie ibérique : c’est elle qui fut notamment chargé de défendre la thèse américaine de la présence d’armes de destruction massive en Irak et la nécessité d’une guerre contre Bagdad. C’est elle aussi qui ordonna aux ambassades espagnoles de diffuser des informations qu’elle savait fausses quant à l’implication d’ETA dans les attentats de Madrid…
L’italien Mario Monti n’est pas inconnu du public français : durant ses fonctions de commissaire européen chargé du marché intérieur puis de la concurrence il fut l’un des adversaires les plus acharnés des entreprises françaises Bull, France Telecom, mais surtout Alstom et Edf. C’est à lui par exemple que l’on doit l’ouverture du marché de l’électricité à la concurrence. Archétype de l’européiste totalitaire l’homme n’a de cesse d’appeler à plus de libéralisation, plus d’intégration européenne, de nouveaux abandons de souveraineté… Et surtout moins de pouvoir au Peuple, comme en témoigne son interprétation, prophétique mais bien peu démocratique, du NON français à la Constitution Européenne : "Je ne crois pas que la Constitution européenne soit morte. Il faut attendre encore un peu, jusqu’à 2007. Les choses seront plus faciles une fois que vous aurez procédé à... comment dites-vous... à vos rites électoraux...".
Autre personnalité éminente et proche de monsieur Monti, Evelyne Gebhardt, un député allemand au Parlement européen qui œuvra beaucoup afin d’imposer l’adoption de la directive service, plus connue sous le terme de « directive Bolkenstein ».
Peter Brabeck-Letmathe, ancien PDG de Nestlé, ne va pas par quatre chemins quand il s’agit de nous livrer sa vision, un temps soit peu mercantile, de l’eau: « Les ONG souhaitent que l’accès à l’eau soit nationalisé, c’est-à-dire que tout le monde puisse avoir accès à l’eau. Mon point de vue n’est pas celui-ci, il faut que l’eau soit considérée comme une denrée, et comme toute denrée alimentaire, qu’elle ait une valeur, un coût ».
On prend les mêmes et on recommence : la Commission Attali ou comment faire croire à du neuf avec du vieux ! Comment dès lors s’étonner que les erreurs d’hier soient aujourd’hui présentées comme les solutions de demain : perte de la Souveraineté nationale, affaiblissement de l’autorité de l’Etat, immigration, ultra-libéralisation, déréglementation, Union Européenne, Mondialisation, Atlantisme…
Le dogme est donc intouchable, infranchissable. Ceux qui nous ont entrainés par idéologie pure et chimère inconsidérée dans l’escalade que nous avons connue, ceux qui n’ont pas réussi à prévoir la crise mais qui l’on permise, ceux qui aujourd’hui ne voient pas les limites et la folie destructrice du monde dans lequel ils nous mènent auront-ils toujours le dernier mot ?
Qui ose encore parler de démocratie ?
Il existe aujourd’hui des êtres irresponsables devant le Peuple et son suffrage. Des êtres dont on tait le nom mais qui, quelques soient les difficultés du moment, le gouvernement en place ou les alternances votées par la Nation, l’emportent toujours. Tout le monde se passionne pour le remaniement ministériel, mais il en est qui gravitent dans les coulisses du pouvoir et qui n’ont que faire de toutes ces apparences, car ils savent bien où se trouve aujourd’hui le véritable pouvoir.
Or, un système dans lequel une prétendue élite pousse son Peuple vers un choix de société qu’il refuse, sans possibilité d’en sortir ;
Un système qui confisque la souveraineté nationale au profit de dogme ;
Un système qui se présente comme la seule solution viable, crédible et scientifiquement étayée ;
Un système qui, non seulement refuse tout moyen d’expression à ce qui le conteste, mais en plus, qui rejette d’avance tout opposition sous prétexte d’hérésie ;
Ce système là ne mérite t-il pas le nom de totalitaire ?
De vraies questions, de fausses réponses.
Bien sur, Monsieur Attali et ses joyeux compères n’ont forcément pas tort sur tout et on ne peut que les suivre lorsqu’ils préconisent une diminution des dépenses publiques. Mais comment ne pas se rendre compte qu’ici les vraies questions ne sont que des prétextes destinés à mieux orchestrer l’entrée en scène de fausses réponses. Car la voie qu’il nous est ici proposée - imposée devrait-on plutôt dire - ce n’est pas celle qui mènera vers le rétablissement des finances de la France.
Aujourd’hui les magnas de l’argent, les constructions supranationales, les clientélismes locaux, le communautarisme, les syndicats, les médias et tant d’autres se sont emparés du pays et y détruisent la puissance publique. C’est d’eux que vient le problème, c’est en les abaissant, en réduisant leur pouvoir de nuisance et leur capacité à s’imposer envers et contre l’intérêt national que nous redresseront la situation de la France et par là-même son économie. L’Histoire du monde prouve que ce n’est que lorsque l’Etat est fort que les finances sont prospères ; seuls les Etats faibles sont obligés de dilapider les deniers publics afin d’acheter le semblant d’autorité qu’ils ne possèdent plus naturellement, afin d’assurer une paix civile qu’ils sont devenus incapables de maintenir.
Article publié dans les Cahiers de l'Indépendance n°12