Signe des temps, chaque semaine amène désormais de l’eau au moulin des patriotes : partout les informations qui nous parviennent, les réalités que n’arrive plus à masquer le système entrainent une prise de conscience de nos compatriotes. Tel Saint Thomas qui ne croyait que ce qu’il voyait, beaucoup de Français comprennent aujourd’hui, parce qu’ils la voient et la vivent, la détresse de notre pays.
Ainsi en est-il par exemple de l’excellent score réalisé par le parti des Vrais Finlandais. Celui-ci s’inscrit dans une série d’élections récentes favorables, dans tous les pays de l’Union Européenne, aux partis patriotiques notamment opposés à la construction Européenne et à la perte de maîtrise des frontières. Comme l’a fort intelligemment fait remarquer le Président des Vrais Finlandais à l’annonce des résultats de sa formation : «C'est un référendum sur la politique européenne». Ainsi, ces résultats prouvent que le Peuple Français, qui a en 2005, rejeté la constitution européenne, n’était pas le mouton noir de l’UE mais au contraire le précurseur d’un mouvement de fond. Aujourd’hui confrontées à une construction absurde, apparaissant chaque jour plus incompatibles avec la nécessaire mise en place de politiques souveraines garantissant la préservation des intérêts nationaux, les opinions publiques n’entendent plus demeurer spectatrices du drame qui se joue sous leurs yeux.
Il faut avouer que la crise structurelle que vit la zone Euro fut en la matière un fabuleux révélateur. Prévisible, mais hélas in-envisagée par nos élites, celle-ci est là pour rappeler chaque jour au Français que ceux qui n’avaient rien prévu sont aussi ceux qui leur expliquent que sortir de l’Euro serait une folie. Les déboires récents du Portugal, après ceux de la Grèce et de l’Irlande, prouvent non seulement que l’Euro n’est pas une solution miracle contre les crises, mais qu’au contraire, cette monnaie artificielle, ne reposant sur aucune politique claire et aucune réalité existante, nous expose grandement à la spéculation des marchés. La grande supercherie qui consistait à faire croire qu’une monnaie unique était viable alors même que les économies, les réalités financières et les choix politiques demeurent et demeureront dictés par des réalités nationales propres à chaque pays volent aujourd’hui en éclat.
Dans le même temps, et alors que depuis plusieurs années nombreux étaient ceux qui dénonçait les conséquences dramatiques qu’avait le principe de libre circulation en terme migratoire, les crises Tunisienne et Libyenne ont permis une prise de conscience collective d’un problème qui n’est pas né hier. L’immigration massive qu’absorbe la France depuis plusieurs décennies, et, la lâcheté de nos dirigeants a conduit à favoriser une politique du laisser faire, sobrement appelée multiculturalisme, au détriment d’une politique raisonnée de maitrise des frontières et d’une intégration réfléchie. Néfaste aux ouvriers français, dangereuse pour l’identité de la Nation car favorable au communautarisme, cette politique a mené la France au bord du gouffre ce qui n’a pas empêché nos élus de l’amplifier et de l’encourager, jouant en la matière d’une démagogie criminelle.
Rejet de l’Europe de Bruxelles, volonté de sortie de la Zone Euro, refus de l’immigration massive et l’on pourrait encore ajouter doute sur la pertinence de l’alignement de la diplomatie Française sur les intérêts du FMI en Côte d’Ivoire, ou, impopularité de la réintégration de nos armées dans le commandement intégré de l’OTAN… Tout prouve que les fables d’hier ne font plus recettes et que le Peuple Français prend conscience des réalités jusqu’alors cachées.
Bien sur, les élites politiques françaises continuent de nier, de faire comme si, de ne pas vouloir voir les réalités en face, dénonçant une France du repli sur soi, de l’hermétisme et de l’obscurantisme… Eux, forcément plus généreux et ouverts que le Peuple, préfèrent s’accrocher à leurs chers idéaux mondialistes et libre-échangistes… Mais après tout, n’est ce pas cela la définition même du dogmatisme, une idéologie que l’on tente de faire triompher envers et contre les réalités qui la contredisent ?
Qui s’étonne encore que le Front National soit le premier parti de la France qui se lève tôt le matin ?


Les élections locales, et particulièrement les cantonales, sont un scrutin difficile à décrypter : s’y mêlent enjeux locaux et nationaux, connaissances personnelles et méconnaissance
du rôle des Conseillers Généraux, ras-le-bol généralisé et habitudes de vote… Cependant, il semble que trois enseignements majeurs puissent être tirés du scrutin que vient de vivre la France,
trois enseignements qui doivent nous permettre de mieux comprendre le paysage politique national, à un an d’un scrutin majeur.
Ainsi donc François Fillon a-t-il profité de son intervention a l'occasion d'une rencontre « laboratoires d’excellence » pour faire part de sa conviction, pire, pour
affirmer de façon péremptoire "sa vérité": ceux de nos concitoyens qui pensent que la France a un avenir en dehors de l'Union Européenne se leurrent et engagent la France sur une voie
mortelle.