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Mardi 26 avril 2011 2 26 /04 /Avr /2011 13:51

 

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Signe des temps, chaque semaine amène désormais de l’eau au moulin des patriotes : partout les informations qui nous parviennent, les réalités que n’arrive plus à masquer le système entrainent une prise de conscience de nos compatriotes. Tel Saint Thomas qui ne croyait que ce qu’il voyait, beaucoup de Français comprennent aujourd’hui, parce qu’ils la voient et la vivent, la détresse de notre pays.



Ainsi en est-il par exemple de l’excellent score réalisé par le parti des Vrais Finlandais. Celui-ci s’inscrit dans une série d’élections récentes favorables, dans tous les pays de l’Union Européenne, aux partis patriotiques notamment opposés à la construction Européenne et à la perte de maîtrise des frontières. Comme l’a fort intelligemment fait remarquer le Président des Vrais Finlandais à l’annonce des résultats de sa formation : «C'est un référendum sur la politique européenne». Ainsi, ces résultats prouvent que le Peuple Français, qui a en 2005, rejeté la constitution européenne, n’était pas le mouton noir de l’UE mais au contraire le précurseur d’un mouvement de fond. Aujourd’hui confrontées à une construction absurde, apparaissant chaque jour plus incompatibles avec la nécessaire mise en place de politiques souveraines garantissant la préservation des intérêts nationaux, les opinions publiques n’entendent plus demeurer spectatrices du drame qui se joue sous leurs yeux.



Il faut avouer que la crise structurelle que vit la zone Euro fut en la matière un fabuleux révélateur. Prévisible, mais hélas in-envisagée par nos élites, celle-ci est là pour rappeler chaque jour au Français que ceux qui n’avaient rien prévu sont aussi ceux qui leur expliquent que sortir de l’Euro serait une folie. Les déboires récents du Portugal, après ceux de la Grèce et de l’Irlande, prouvent non seulement que l’Euro n’est pas une solution miracle contre les crises, mais qu’au contraire, cette monnaie artificielle, ne reposant sur aucune politique claire et aucune réalité existante, nous expose grandement à la spéculation des marchés. La grande supercherie qui consistait à faire croire qu’une monnaie unique était viable alors même que les économies, les réalités financières et les choix politiques demeurent et demeureront dictés par des réalités nationales propres à chaque pays volent aujourd’hui en éclat.



Dans le même temps, et alors que depuis plusieurs années nombreux étaient ceux qui dénonçait les conséquences dramatiques qu’avait le principe de libre circulation en terme migratoire, les crises Tunisienne et Libyenne ont permis une prise de conscience collective d’un problème qui n’est pas né hier. L’immigration massive qu’absorbe la France depuis plusieurs décennies, et, la lâcheté de nos dirigeants a conduit à favoriser une politique du laisser faire, sobrement appelée multiculturalisme, au détriment d’une politique raisonnée de maitrise des frontières et d’une intégration réfléchie. Néfaste aux ouvriers français, dangereuse pour l’identité de la Nation car favorable au communautarisme, cette politique a mené la France au bord du gouffre ce qui n’a pas empêché nos élus de l’amplifier et de l’encourager, jouant en la matière d’une démagogie criminelle.

Rejet de l’Europe de Bruxelles, volonté de sortie de la Zone Euro, refus de l’immigration massive et l’on pourrait encore ajouter doute sur la pertinence de l’alignement de la diplomatie Française sur les intérêts du FMI en Côte d’Ivoire, ou, impopularité de la réintégration de nos armées dans le commandement intégré de l’OTAN… Tout prouve que les fables d’hier ne font plus recettes et que le Peuple Français prend conscience des réalités jusqu’alors cachées.

 

Bien sur, les élites politiques françaises continuent de nier, de faire comme si, de ne pas vouloir voir les réalités en face, dénonçant une France du repli sur soi, de l’hermétisme et de l’obscurantisme… Eux, forcément plus généreux et ouverts que le Peuple, préfèrent s’accrocher à leurs chers idéaux mondialistes et libre-échangistes… Mais après tout, n’est ce pas cela la définition même du dogmatisme, une idéologie que l’on tente de faire triompher envers et contre les réalités qui la contredisent ?



Qui s’étonne encore que le Front National soit le premier parti de la France qui se lève tôt le matin ?

Par Gaël Nofri - Voir les 0 commentaires
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Lundi 18 avril 2011 1 18 /04 /Avr /2011 20:42

les-logos-des-partis-politiquesA maintenant un an de l’échéance présidentielle, tous les grands partis politiques français semblent comme paralysés, incapables de bâtir un programme pour la France, incapables de sortir de leur division. A travers les errances et les querelles de personnes que l’on ne connait que trop bien, les partis politiques traditionnels prouvent chaque jour combien eux mêmes ne font que subir l’actualité ; incertains quant à leur identité politique propre, comment seraient-ils capables de déterminer un cap fixe pour notre pays ?

 

Au Parti socialiste, on ne sait plus si l’on est socialiste. Chacun sait bien en effet combien la position qui consiste à prôner l’Europe et la mondialisation, à diriger le FMI et à soutenir l’Euro est incompatible avec toute politique sociale, toute politique en faveur du Peuple français. Dès lors comment s’étonner que l’opposition ne trouve pas d’autre forme pour s’exprimer qu’une querelle de personnes, une critique des apparences, une série de petites phrases plus ou moins bien senties… Le PS attend le directeur du FMI comme certains attendent le Messie, avec l’espoir que lui saura quoi penser, quoi dire, quoi faire.

 

Le PCF, parti qui soutint durant tout le XXe siècle l’Etat le plus criminel de l’histoire de l’humanité, semble tellement dépassé par les réalités qu’il comprend désormais qu’il ne lui reste plus qu’à se saborder. S’il ne s’agissait pas de duper les français, la chose ferait presque sourire : clin d’œil de l’histoire ou retournement des évènements des années 20, l’ancien parti stalinien se jette aujourd’hui à corps perdu dans les bras du trotskiste Mélenchon.

 

 

Chez les Verts, les ambigüités longtemps entretenues apparaissent désormais au grand jour : face à un animateur écologiste qui n’est ni de droite ni de gauche -juste bien pensant-, la candidature du juge Eva Joly semble elle de gauche, mais si peu écologiste. L’affaire n’a rien d’étonnant car l’écologie n’est pas une valeur de Gauche, bien au contraire, l’on pourrait même dire qu’il s’agit d’une valeur « génétiquement » inscrite à droite. L’opération de récupération de l’idéal de protection de l’environnement s’effondre enfin devant le mensonge et la duplicité qu’il y a à vouloir mélanger préservation du cadre de vie et ouverture des frontières.

 

Chez les amis de Dominique de Villepin la confusion s’estompe enfin et ceux qui espéraient voir dans l’ancien Premier Ministre un gaulliste de conviction attaché à « une certaine idée de la France » sur le modèle du discours dit de l’ONU en seront pour leurs frais. Au fil des déclarations, des prises de positions et des programmes annoncés l’homme a, comme son ancien maître, achevé sa mue et retrouvé les habits du radical corrézien partisans de l’assistanat, de la mondialisation et de l’immigration…

 

Mais c’est l’UMP et sa myriade de satellites qui demeurent sans doute le cas le plus troublant et significatif : après quatre ans de gouvernement le parti en est encore à définir sa politique, à chercher son positionnement. Entre les centristes qui voudraient plus d’Europe, plus de décentralisation et moins de maîtrise des frontières et Philippe de Villiers qui semble crier dans le désert, Nicolas Sarkozy tente de communiquer en direction de tous, de donner des gages à chacun… sans jamais rien changer d’une politique foncièrement apatride et atlantiste.

 

Mais, si nul ne sait aujourd’hui comment s’accommoder de ses contradictions, de ses incohérences et de son absence totale de vision politique c’est que tous subissent en réalité l’effet dévastateur d’un pouvoir sans pouvoir, d’une nation privée de souveraineté, de politiques qui se sont défaits des moyens propres à faire la Politique. C’est la valse des responsables irresponsables qui expliquent à tour de rôle que les choses sont inévitables, que le monde est ainsi fait, que rien ne peut changer… Alors gouverner pour quoi faire ?

 

Dans ces conditions, nul ne s’étonnera de la monté de Marine Le Pen. La candidate qui parle de la France et des français est en effet la seule qui propose de retrouver les moyens de l’action et par là même de rendre sa voix au Peuple et ses droits à la Nation…

Par Gaël Nofri - Voir les 2 commentaires
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Mercredi 6 avril 2011 3 06 /04 /Avr /2011 08:14

can2011Les élections locales, et particulièrement les cantonales, sont un scrutin difficile à décrypter : s’y mêlent enjeux locaux et nationaux, connaissances personnelles et méconnaissance du rôle des Conseillers Généraux, ras-le-bol généralisé et habitudes de vote… Cependant, il semble que trois enseignements majeurs puissent être tirés du scrutin que vient de vivre la France, trois enseignements qui doivent nous permettre de mieux comprendre le paysage politique national, à un an d’un scrutin majeur.

 

 

Tout d’abord, l’effondrement de l’UMP paraît incontestable.

 

Cette déroute est d’autant plus criante que l’on sait que le score de celle-ci est « gonflé » par les contextes locaux et l’implantation de nombre de candidats. Malgré cela, le parti dit majoritaire ne parvient pas à dépasser la barre des 20% de suffrages exprimés, soit près de 8% des inscrits ! S’il serait bien prématuré d’en tirer des conclusions immédiates pour les Présidentielles, il n’est qu’à voir l’embarras dans la majorité, la division de ses nombreux chefs, les velléités de candidature des uns et des autres pour comprendre que le Chef de l’Etat ne tient plus ses troupes, que tous doutent aujourd’hui de la voie choisie. Il faut dire que dès sa fondation ce parti avait annoncé la couleur : il serait celui du cynisme, préférant reléguer les questions idéologiques au second plan, il devait être l’outil par lequel nos dirigeants « de droite, du centre et de l’ouverture » obtiendraient la victoire électorale. « Union pour une Majorité Présidentielle » fut le premier nom de l’UMP, comme s’ils avaient ainsi voulu signifier que ce qui comptait dans l’affaire était plus d’obtenir le pouvoir que les choix de société qu’ils mettraient en œuvre. Le succès de Nicolas Sarkozy et son accession à la présidence du mouvement furent rendus possible par le même cynisme : bien que nul ne se faisait d’illusions sur les valeurs du personnage, tous le soutinrent car ils le pensaient le mieux placé pour l’emporter… Mais aujourd’hui la machine à gagner s’est enrayée et chacun tente de sauver sa peau, ses mandats, son pré-carré de privilèges.

 

 

Ensuite, le succès annoncé du Parti Socialiste qui mérite d’être nuancé.

 

Il n’est pas inutile de constater que, si le PS gagne du terrain sur la quasi-totalité du territoire national, ce résultat est plus à mettre au crédit du rejet du Gouvernement en place que d’une adhésion véritable. Car, si on peut légitimement douter que les Français aient accordé, en connaissance de cause, leurs suffrages à des exécutifs de Gauche dont les mots d’ordre demeurent accroissement de la dette, augmentation des impôts et clientélisme partisan ; il semble en revanche évident que nombre de nos compatriotes se sont ralliés au slogan « sortir les sortants ».

 

Le fait que cette énième preuve de la désaffection des Français pour leurs Gouvernants -indépendamment d’ailleurs de leur couleur politique- se soit accompagnée d’un nouveau record d’abstention montre que nombreux sont ceux qui ne sont plus dupes de la démagogie électoraliste qui se joue à chaque scrutin. Beaucoup s’aperçoivent qu’il ne suffit pas d’aller d’alternance en alternance pour faire vivre une démocratie. Comment ne pas voir en effet que le programme du PS ressemble, pour les sujets essentiels, à celui de l’UMP : Union Européenne, mondialisation, ultra-libéralisme, euro, immigration, insécurité, dette de l’Etat, ouverture des frontières…

 

 

Enfin le résultat du Front National qui doit être étudié avec attention.

 

Celui-ci fait un score important, voire très important, notamment parce qu’il fait jeu égal avec l’UMP. Mieux, il atteint en moyenne 40% dans les cantons où il est parvenu à se maintenir au second tour. Ce résultat prouve que le parti de Marine Le Pen a su consolider son socle électoral tout en s’ouvrant à de nouveaux électeurs, conscient que la question Nationale demeurait le seul et unique thème de positionnement des temps à venir. Ce mouvement de fond est incontestablement un succès car il redistribue les cartes pour les élections à venir : il n’y a qu’à voir l’effervescence des élites politico-médiatiques en place pour comprendre que Marine Le Pen s’est imposée dans le paysage politique français actuel.

 

Cependant, victime d’un évident déni de démocratie permettant à l’UMP, qui fait jeu égal avec le FN dans les urnes, d’obtenir quelques milliers de conseillers généraux contre seulement deux pour le FN, le Front National ne parvienne pas à concrétiser pleinement ses scores. Cette constatation pose inévitablement la question des capacités de celui-ci à s’imposer à l’occasion d’un scrutin majoritaire… présidentiel, mais aussi législatif.

 

Or, c’est à mon sens dans ce domaine que l’arrivée de Marine Le Pen peut le plus changer la donne : le succès obtenu à l’occasion de ce scrutin ne fait qu’anticiper la véritable révolution politique que provoquera à terme la nouvelle présidente du FN en 2012. Le point fort de celle-ci n’est en effet pas d’être à la tête d’un parti plus ou moins puissant, mais bien d’être en mesure de se hisser au dessus des divergences historiques et des contingences politiques afin de parler de ce qui devrait rassembler le corps électoral national : la France et son avenir. De cette évolution devrait inévitablement naitre nombre de ralliements d’électeurs qui aujourd’hui ne se reconnaissent plus dans le système actuel.

 

Si aujourd’hui le FN est fort et s’il fait peur à l’UMP et au PS c’est qu’en 2012, Marine Le Pen semble en mesure de fédérer autour de son nom ce que certains appelleraient volontiers une « union des patriotes ». Le jour où les gaullistes sincères côtoieront d’anciens partisans de l’Algérie Française, ou des militants de ce qu’il est convenu d’appeler « l’Extrême Droite » seront rejoints par d’anciens chevènementistes, les royalistes par les républicains fervents et ceux qui croient au ciel par ceux qui ni croient pas est peut-être arrivé… C’est sans doute cela aussi l’effondrement du système !

Par Gaël Nofri - Voir les 0 commentaires
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Lundi 28 mars 2011 1 28 /03 /Mars /2011 08:21

presidentielle-fillon-craint-le-risque-d-un-21-avril-pour-lAinsi donc François Fillon a-t-il profité de son intervention a l'occasion d'une rencontre « laboratoires d’excellence » pour faire part de sa conviction, pire, pour affirmer de façon péremptoire "sa vérité": ceux de nos concitoyens qui pensent que la France a un avenir en dehors de l'Union Européenne se leurrent et engagent la France sur une voie mortelle.

« "L'UE et l'Europe politique sont des évidences absolues. Face aux 7 milliards d'habitants que compte notre planète, l'isolement national n'a aucun sens. (Ceux qui disent) qu’il nous faut dégager de l'Union européenne et refermer nos frontières, il est clair qu'ils se trompent d'époque ». 

Trois constatations premières peuvent découler de la déclaration précitée: tout d'abord, au nom des principes républicains, le Premier Ministre use et abuse de sa fonction afin d’intervenir dans le débat électoral, ce qui me semble contraire à l’étique républicaine; ensuite il n'est pas inintéressant de constater  que c'est a l'occasion d'une intervention dans le domaine de la science et de la recherche que s'est exprimé le chef du Gouvernement, comme pour mieux appuyer sa charge contre les défenseurs de la Nation sur l’idée que cette  affirmation bénéficie d’une sorte de label « Scientifiquement prouvé »; enfin, et peut-être surtout, il pose comme un fait établi l'idée que l'UE soit une nécessité économique, politique et historique. Il ressort de ce constat que François Fillon considère l’Union Européenne comme « un fait établi, une loi biologique, l’expression du sens de l’Histoire ».

Il semble donc, malgré ce qu'affirment nos intellectuels "bien-pensants", que nous soyons en pleine tyrannie de la pensée. En effet, nous ne pouvons en rien contester l'Union Européenne et ses nuisances puisque celles-ci n’apparaissent plus comme les conséquences d’un choix politique mais comme une donnée intangible et incontestable... Or, on ne conteste pas une donnée, on apprend à vivre avec elle. Tel est en substance le message que veut nous faire passer le Premier Ministre: "Circulez pauvres gens, il n'y a rien à voir!"

Seul argument venu étayer ce raisonnement qui n'en est pas un, nous vivons aujourd’hui dans un monde de sept milliards d’êtres humains, avec des contraintes et des données nouvelles… Un peu court tout de même, surtout si l’on considère que depuis maintenant trente ans, nos dirigeants successifs, au nom des mêmes arguments, des mêmes analyses et des mêmes aspirations nous ont engagé dans une voie dont nous constatons chaque jour un peu plus l’inefficacité, la faiblesse… le fatalisme.

Face à une pente naturelle qui nous pousse vers l’affaiblissement des Nations, la dérégulation des marchés, la fin des frontières, la disparition des identités il n’existe que deux alternatives celle du renoncement et de la soumission que prônent nos élites, ou celle de la résistance, de l’affirmation de soi notamment grâce à l’affirmation de la Souveraineté Nationale, seule capable de répondre aux défis des temps nouveaux.

Les grandes Nations d’hier comme d’aujourd’hui sont celles qui n’ont pas renoncé à se battre.

 

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