Publié dans : Revue de presse
Mercredi 7 décembre 2011
3
07
/12
/Déc
/2011
23:04
Celui qui ne connait pas l’Histoire peut
s’interroger face à l’attitude de l’UMP et du PS qui, chacun à sa façon tentent de jouer du communautarisme et de revendications catégorielles afin de remporter les futurs scrutins électoraux.
Pourquoi donc le PS ce sent-il obligé, de l’aveu même de la Fondation Terra Nova, d’aller chercher une nouvelle base électorale dans le vote communautariste au lieu de parler au Peuple français
un et indivisible ? Pourquoi l’UMP se refuse-t-elle à considérer les défis de notre temps au regard de l’intérêt général, et donc de la Respublica, leur préférant une vision catégorielle et
clientéliste de la politique qui consiste à distribuer des avantages ciblés en montant les français les un contre les autres, les fonctionnaires contre le privé, les riches face aux pauvres, les
étudiants face aux retraités…
Bien sûr, il existe un avantage électoraliste immédiat à un tel positionnement. Mais au-delà ?
Une réponse vient de nous être fournie à l’occasion du triste épisode de « l’Université Paris Dauphine ».
Car lorsque Marine Le Pen vient pour débattre de son programme, et plus particulièrement de la solidité de son programme économique visant à la sortie de l’euro, elle ne vient pas en terrain
conquis mais au contraire avec l’idée de participer à un véritable exercice démocratique, à un échange publique, à la confrontation d’arguments… Ceux qui choisissent d’assister aux débats ne sont
pas uniquement des gens convaincus, des partisans de la candidate. Au contraire, il y a là des citoyens curieux désireux de comprendre, de savoir, de discuter ; et il y a peut-être aussi des
opposants venus porter la contradiction, tenter une réplique ou que sais-je encore…
Mais qui sont les factieux qui utilisent l’agitation et la menace afin d’éviter une telle rencontre ? Qui sont ceux qui entendent contraindre plus d’un français sur cinq au silence ?
Qui sont ceux qui ne veulent pas que la jeunesse de France qui le souhaite puisse entendre ce que Marine Le Pen a à proposer ? De gentils amis de la démocratie un petit peu trop zélés dans
leur engagement comme certains tenteraient de nous le faire croire ? Nenni !
Il s’agit bien ici des gardes chiourmes de l’ordre établi venus empêcher la tenue d’un débat visant à l’expression, dans le cadre démocratique, d’une candidate refusant de céder au système,
refusant de se compromettre avec l’UMPS. Car voici la seconde et véritable raison des politiques communautaristes, catégorielles et donc antinationales de nos actuels dirigeants : les
clientèles qu’ils se constituent sont à la fois de merveilleux agents électoraux, mais aussi, des hommes de main mobilisables et corvéables à loisir. Car c’est aussi cela le sens de la clientèle
politique qui entoure les pouvoirs décrépis et corrompus : véritable garde prétorienne de ceux qui les nourrissent, ils répondent toujours présents en cas de « coups durs ». Alors
oui, l’UNEF, l’UEJF, le CRIF et SOS-Racisme, tous grassement pensionnés sur le dos des contribuables, effectuent leurs basses œuvres au service de la France des copains et des coquins à laquelle
ils appartiennent, à la survie de laquelle leur propre survie semble conditionnée.
Face à eux, Marine Le Pen, imperturbable, parle des Françaises et des Français, de la liberté entravée et de la démocratie ignorée, d’une République bafouée et d’une France abandonnée. Bientôt le
Peuple, le vrai Peuple, jugera ; et il en vaudra mieux !