Ainsi donc François Fillon a-t-il profité de son intervention a l'occasion d'une rencontre « laboratoires d’excellence » pour faire part de sa conviction, pire, pour
affirmer de façon péremptoire "sa vérité": ceux de nos concitoyens qui pensent que la France a un avenir en dehors de l'Union Européenne se leurrent et engagent la France sur une voie
mortelle.
« "L'UE et l'Europe politique sont des évidences absolues. Face aux 7 milliards d'habitants que compte notre planète, l'isolement national n'a aucun sens. (Ceux qui disent) qu’il nous faut dégager de l'Union européenne et refermer nos frontières, il est clair qu'ils se trompent d'époque ».
Trois constatations premières peuvent découler de la déclaration précitée: tout d'abord, au nom des principes républicains, le Premier Ministre use et abuse de sa fonction afin d’intervenir dans le débat électoral, ce qui me semble contraire à l’étique républicaine; ensuite il n'est pas inintéressant de constater que c'est a l'occasion d'une intervention dans le domaine de la science et de la recherche que s'est exprimé le chef du Gouvernement, comme pour mieux appuyer sa charge contre les défenseurs de la Nation sur l’idée que cette affirmation bénéficie d’une sorte de label « Scientifiquement prouvé »; enfin, et peut-être surtout, il pose comme un fait établi l'idée que l'UE soit une nécessité économique, politique et historique. Il ressort de ce constat que François Fillon considère l’Union Européenne comme « un fait établi, une loi biologique, l’expression du sens de l’Histoire ».
Il semble donc, malgré ce qu'affirment nos intellectuels "bien-pensants", que nous soyons en pleine tyrannie de la pensée. En effet, nous ne pouvons en rien contester l'Union Européenne et ses nuisances puisque celles-ci n’apparaissent plus comme les conséquences d’un choix politique mais comme une donnée intangible et incontestable... Or, on ne conteste pas une donnée, on apprend à vivre avec elle. Tel est en substance le message que veut nous faire passer le Premier Ministre: "Circulez pauvres gens, il n'y a rien à voir!"
Seul argument venu étayer ce raisonnement qui n'en est pas un, nous vivons aujourd’hui dans un monde de sept milliards d’êtres humains, avec des contraintes et des données nouvelles… Un peu court tout de même, surtout si l’on considère que depuis maintenant trente ans, nos dirigeants successifs, au nom des mêmes arguments, des mêmes analyses et des mêmes aspirations nous ont engagé dans une voie dont nous constatons chaque jour un peu plus l’inefficacité, la faiblesse… le fatalisme.
Face à une pente naturelle qui nous pousse vers l’affaiblissement des Nations, la dérégulation des marchés, la fin des frontières, la disparition des identités il n’existe que deux alternatives celle du renoncement et de la soumission que prônent nos élites, ou celle de la résistance, de l’affirmation de soi notamment grâce à l’affirmation de la Souveraineté Nationale, seule capable de répondre aux défis des temps nouveaux.
Les grandes Nations d’hier comme d’aujourd’hui sont celles qui n’ont pas renoncé à se battre.
Publié in Media France Libre

Vote de rejet, ainsi est qualifié l’excellent score de Marine Le Pen pronostiqué par les instituts de sondage.
« Il ne faut s’interdire aucune piste »
Il s’appelait Lech KACZYNSKI et incarnait à merveille la nation polonaise. Ce
juriste féru d’histoire était incontestablement du bois dont on fait les authentiques patriotes : il avait su tirer du passé de son pays toute l’âme de l’identité polonaise, il avait dégagé
des drames et des malheurs d’hier ce qu’il convient bien d’appeler « le génie » de ce peuple.