"Qui suis je".
Entreprises d'Azur, le 6 Avril 2006.
" L'opposition parlementaire unie derrière les manifestants (centristes compris -même s'ils ne descendent pas dans la rue-), et,
quelques membres de la majorité en mal de reconnaissance, semblent soutenir l'idée du retrait du CPE avant une renégociation complète qui serait dictée par les syndicats.
Les Français qui n'avaient déjà que modérément confiance en la capacité de représentation de certains de leurs élus sont maintenant fixés. En effet, quelle peut-être la crédibilité d'élus qui,
une fois la Loi discutée et votée, réclament quelle soit retirée et renégociée avec des syndicats, interlocuteurs qui n'ont en aucun cas reçu mandat de la Nation pour la représenter ?
Ces Députés bafouent-ils à ce point la Démocratie pour que, malgré que le Gouvernement ait proposé, que le Parlement ait adopté et que le Conseil Constitutionnel ait jugé conforme à la
Constitution, ils estiment nécessaire le désaveu de l'ensemble des décisions des élus du Peuple ? Ce qui est proposé par les opposants au CPE c'est la mise sous tutelle de l'Etat par les meneurs
du mouvement de contestation.
Une négociation est toujours possible, l'avis des syndicats et des organisations étudiantes et socioprofessionnelles doit faire l'objet d'une écoute de la part du Gouvernement, mais cela ne
passer pas par une abdication face au diktat de la rue, violant de la sorte l'intérêt général, la politique de relance de l'emploi et l'ensemble des valeurs de République ". Ajoute Gaël Nofri, le
Président de cette association qui à cet effet cite cette phrase de Charles de Gaulle: