Publié dans : Brèves
Dimanche 4 octobre 2009
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« Les choses étant ce qu'elles sont, la France étant la France et Fécamp un petit port de pêche qui entend bien le rester... » se plaisait à dire de Gaulle. A
l'époque beaucoup se gaussaient de cette formule énigmatique, dénonçant des propos simplistes, voire un brin démagogique.
Mais depuis, les années ont passé et tout a bien évolué: souvent, il nous arrive de regretter que les choses ne soient plus véritablement ce qu'elles devraient être; qu'elles se contentent de
paraître. Chaque jour nous nous désolons de constater combien la France est éloignée de la politique séculaire qui a été la sienne, combien elle trahit son âme et son génie...
Et Fécamp dans tout ça?
Il y a quelques jours, j'ai eu l'occasion d'assister à un congrès auquel participait la Présidente de la Communauté d'Agglomération de Fécamp, par ailleurs Député français au Parlement Européen
(groupe PSE). Celle-ci (qui, malgré le fait qu'elle ne parle qu'un franglais approximatif, a le mérite de ne pas avoir voté en faveur de la Commission Barosso) se plaignait alors de « l'extrême
pauvreté » de son territoire.
C'est que grâce à l'Union Européenne et à sa fabuleuse politique des quotas de pêche, Fécamp n'est plus un petit port de pêche: les quais remplis de bateaux ont laissé place à des friches
industrielles...
Aujourd'hui Fécamp aimerait redevenir un petit port de pêche, comme nous aimerions beaucoup que la France redevienne elle même et que les choses soient de nouveau ce qu'elles sont car nous savons
qu'il n'y a rien à gagner à paraître.
Par Gaël Nofri
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