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Souvenirs de Faculté.
Je me rappelle de mes premiers cours de Droit, lorsque mes professeurs m’apprenaient les fondements de cette matière. « Utiliser le mot juste est la base de tout » me disaient-ils. Quel dommage que le Procureur de la République de Paris n’ait pas eu la chance de bénéficier d’un tel enseignement -certes simpliste, mais tout de même nécessaire- du Droit.
Cela lui aurait, notamment, permis de faire la différence entre ce qu’il considère être une « inaction frauduleuse », ou encore, « des méthodes inacceptables » et la réalité du dossier Clearstream. Car cette affaire, incontestablement instrumentalisée à des fins politiques ne concerne en rien l’ancien Premier Ministre Dominique de Villepin. Des mots même de son prédécesseur, Jean-Pierre Raffarin, l’attitude de celui-ci n’a en aucun cas été « aberrante », et donc, à fortiori, illégale…
Monsieur Marin comprendra dès lors que nous doutions de son argumentation et que nous le soupçonnions, a minima, de ne pas savoir choisir les mots qu’il emploie ; c'est-à-dire d’ignorer cette fameuse deuxième règle du Droit concernant le bon emploi des mots.
Mais au fait quelle était la première des règles ?
Ah, je me rappelle : « En France la Justice est théoriquement indépendante du pouvoir politique ».
Oui, théoriquement, toujours ce gout des juristes pour le mot juste !