"Qui suis je".
Je ne trouve rien de problématique dans le fait que les pays du Golf arabo-persique, et plus généralement certaines pétromonarchies musulmanes, soient richissimes.
Je ne vois pas le moindre mal à ce que ces pays créent des fonds de souverains richement dotés (les seuls véritablement significatifs avec celui de la Norvège), capables d’investir plusieurs milliards dans les entreprises de tel ou tel pays. Ils préparent leur après « or noir » et cela est tout à leur honneur. Quant à la réussite de ses fonds d’investissement, il conviendrait plus de s’inquiéter de l’échec cuisant de notre structure française, créée il y a maintenant un an par le Chef de l’Etat, que de la réussite obtenue par celles des dirigeants arabes.
Non, décidément non, il n’y a rien là dedans de grave ou de dangereux.
En tout état de cause, cela ne me semble pas dangereux tant que l’on ne parle pas d’accueillir en France la finance islamique ; car, la ce n’est plus du tout la même chose. En effet, le concept de banque islamique, qui date de 1963, a été développé en 1970 par l’Organisation de la Conférence Islamique afin d’aboutir à la Fondation d’un marché bancaire compatible avec les règles du Coran et de la civilisation Musulmane. Le mouvement s’est alors rependu dans les pays de tradition et d’histoire musulmanes : le Pakistan (1979), le Soudan (1983), l’Iran (1983) et l’Algérie (1991) ont par exemple adapté leur législation aux prescriptions de la Charia.
Mais la manne financière ainsi offerte est si grande que d’autres pays, bien moins concernés, ont alors tenté de s’engouffrer dans la brèche. En 2003 et 2004 une nouvelle législation fiscale et financière anglaise a été adoptée afin de partir à la conquête d’un marché décidément très attrayant : prohibition du « Riba », du « Gothar », du « Maysir », de « Haram », respect des « Fatwa » ont dès lors fait leur apparition dans la City londonienne.
Il est vrai qu’aux 300 établissements, un volume d’opération de 700 milliards de dollars, une progression constante de 15 % depuis 3 ans et un accès à une manne de liquidité estimée à 5.000
milliards de dollars, « la finance islamique présente bien des avantages », comme l’avouait récemment Christine LAGARDE au IIe Forum Français de la finance islamique.
L’affaire semble si bénéfique pour notre pays que Madame le Ministre de l’Economie fait déjà travailler ses équipes sur l’ « ajustement législatif rendu nécessaire afin de mettre en conformité le droit et l’organisation de la France » avec la Charia .
Adapter le Droit Français au Coran, voilà là où le bas blesse !
Mon pays n’est pas l’Islam, ma culture n’est pas celle du Coran ou des fatwas et je veux que mes lois respectent mon identité. Il n’y a pas ni mépris ni haine, il n’y a pas de religion non plus. Mais il y a moi, ce que je suis et qui souhaite continuer à être, il y a mon identité et mon héritage culturel, civilisationnel et politique au sens le plus noble du terme.
Alors je dis NON,
NON aux milliards des Princes Saoudiens qui prétendent changer la Patrie selon leur bon vouloir ;
NON aux eunuques du Sultan, ces gouvernants de la France qui n’hésitent pas à changer les lois et trahir leur Patrie pour servir ceux qu’ils reconnaissent désormais comme leur maître.