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Publié dans : Actualités
Jeudi 27 octobre 2011 4 27 /10 /Oct /2011 01:03
Les élections syndicales dans la fonction publique, au-delà même du résultat obtenu par chaque formation, nous amènent à tirer le premier et principal enseignement d’un scrutin passé totalement inaperçu : le besoin criant de renouveler les outils du dialogue social dans la fonction publique française. Depuis longtemps, nombreux sont ceux qui pointent du doigt la faiblesse du modèle syndical français : nombre d’adhérents faible, représentativité médiocre, politisation extrême... Pourtant, jamais les syndicats de la fonction publique n’avaient vu leur légitimité aussi mal menée qu’aujourd’hui.

Le taux de participation aux élections de la semaine dernière ont été faibles puisque seulement 51% des employés ont voté. Pire que cela, c’est l’effondrement du taux de participation qui reflète la crise de confiance qui touche aujourd’hui les syndicats du public: avec -28% de participation, comment ne pas constater que les fonctionnaires doutent de leurs délégués, doutent d’être correctement représentés. 


Au-delà même de cette baisse, c’est le moment auquel celle-ci intervient qu’il est intéressant de remarquer : alors que l’objectif de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux est atteint, et même dépassé (55% des départs à la retraite ne seront pas renouvelés en 2012) l’on n’aurait pu s’attendre à un front massif des fonctionnaires, à un besoin véritable de se voir défendu, de voir leur mission reconnu. Or il n’en est rien.

Les choix purement comptables du Gouvernement l’entrainent aujourd’hui à liquider les Services Publics, outils essentiels de l’aménagement du territoire, outils fondamental de tout Etat stratège : fermeture de  Tribunaux d’Instance, des gendarmeries, et bien sur des écoles… les choix politiques de Nicolas Sarkozy, et au-delà, du modèle euro-mondialiste, sont à l’origine d’une remise en cause sans précédent de la mission de Service Public, et par là même, de la Fonction Publique.

Dès lors, le désaveu des syndicats français prouve, s’il en était encore besoin, que les Français ne sont pas dupes de la scène qui se joue sous leurs yeux : hommes de gauche et hommes de droites ; syndicalistes prétendants défendre les plus faibles et grand patronat lancé dans la course à la délocalisation et à la politique du salaire au plus bas coût, tous sont complices d’une situation qui n’a que trop durée. Les Français comprennent aujourd’hui la folie de la mondialisation dans lesquels on a voulu les entrainer ; ils savent que la défense des travailleurs, la protection des entreprises comme le maintien des services publics, et à travers eux l’émergence d’un Etat stratège, passent obligatoirement par la réaffirmation de notre souveraineté nationale, par la maitrise de nos frontières… par un programme qui soit véritablement national et patriote.

Par Gaël Nofri - Voir les 0 commentaires
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