"Qui suis je".
Les suisses ont parlé : ils ne souhaitent pas la construction de minarets sur le territoire.
On pourrait longtemps discuter de la chose : bonne solution pour préserver le pays d’une vague d’islamisation qui déferle sur l’Europe ou fausse bonne idée qui ne résout pas le problème à sa source, le débat reste ouvert. Ce qui est certain, c’est que les helvètes ont, en fonction de leur Histoire, de leur identité et de ce qu’ils estimaient être leur socle commun de valeurs, refusé d’intégrer le minaret musulman dans leur paysage…
Cette décision, c’est celle du Peuple, c'est-à-dire, en Démocratie, du seul et unique Souverain. Héritier d’un passé spécifique, vivant une réalité présente qui lui est propre et nourrissant une certaine conception de ce que doit devenir la Nation Suisse dans l’avenir, celui-ci s’est décidé en son âme et conscience, il s’est prononcé en dépositaire d’une spécificité nationale construite à travers le temps.
Dès lors, de quel droit l’ONU, cette institution sans histoire, sans identité pourrait-elle critiquer un tel résultat. Lorsque Madame Navanethem Pillay (Haut Commissaire au Droits de l’Homme) parle de « discrimination » guidée par « la peur » et la « xénophobie », on ne peut que s’interroger sur la légitimité qu’a cette avocate Sud-africaine à jeter ainsi le discrédit sur tout un Peuple. Cette position est, à mon sens, aussi déplacée que si l’ONU prétendait imposer à Riad de bâtir des églises ou aux Emirats Arabes Unis de ne plus faire reposer leurs lois sur le Coran.
Une fois encore l’actualité nous le prouve, malgré la globalisation entreprise par les partisans d’une « grande internationale de la bien pensence », la seule réalité internationale ceux sont les Nations.