"Qui suis je".
Les autorités Bulgares sont malheureusement réputées pour leur goût de la corruption, des montages financiers hasardeux, des marchés publics décrochés à coup de pots-de-vin. Cette réalité n’est pas nouvelle, mais certains avaient fait miroiter qu’avec l’entrée du pays dans l’Union Européenne, le problème serait désormais définitivement résolu.
Point du tout, bien au contraire : les euros envoyés dans le pays par Bruxelles sont inexorablement captés par les quelques « hommes forts de l’économie » que compte le pays. D’abord masqué, le phénomène a aujourd’hui pris une telle ampleur que même la très peu regardante Commission Baroso s’était vue obligée de faire les gros yeux et de disputer ce vilain élève récalcitrant : pas d’argent pour les grands chantiers de construction si un effort n’est pas rapidement fait en terme de transparence et d’emploi des fonds.
On aurait pu en rester là , ou en tout cas la décence aurait souhaité que l’on en reste là si l’Europe n’était pas ce qu’elle était… Car il y a quelques mois, lorsque la Commission Baroso dut revenir devant le Parlement Européen pour obtenir un nouveau mandat de celui-ci, il lui fallut bien s’assurer des voix des représentants bulgares afin que ceux-ci ne fassent pas défaut au moment du vote. Dès lors, la Commission a pris la décision - quelque peu précipitée on en conviendra aisément – d’accorder à la Bulgarie la coquette somme de 115 millions d’Euros afin que le pays puisse réaliser son programme d’autoroute…
Aux dernières nouvelles, nul ne sait si la voie de circulation se construira un jour. Ce qui semble certain en revanche c’est que, dans l’urne
du Parlement Européen, il ne devait manquer à J.M Baroso que bien peu des 17 voix dont dispose la Bulgarie.
Publié dans Rassembler la France; décembre 2009.