"Qui suis je".
L’adoption par la Commission des Droits de l'Homme de l’ONU du rapport Goldstone provoque l’ire de l’Etat Hébreux car celui-ci dénonce l’attitude de Tsahal (mais aussi du Hamas) dans le cadre du conflit qui se joue en Terre Sainte. Vingt cinq Etats (contre six oppositions et onze abstentions) ont enfin publiquement accepté l’idée qu’Israël puisse être coupable de crimes de Guerre, mais aussi de « possible crimes contre l’humanité ».
Nous ne pouvons que nous féliciter de ce premier pas, certes timide, en direction de la vérité. En effet, maintenant soixante ans que le Gouvernement de Tel-Aviv existe, jamais celui-ci n’avait été mis face à ses responsabilités sous prétexte que dans les années quarante, en Europe, dans des conditions dramatiques, des choses horribles étaient arrivées, notamment au Peuple Juif. Pourtant, si l’on ne peut ignorer de tels évènements, il serait tout aussi faux, illusoire et dangereux de perpétuer ce statut d’immunité dont jouit aujourd’hui Israël. Les crimes commis par celui-ci dans son opposition au Peuple palestinien doivent faire l’objet d’une condamnation équivalente à celle qu’émet déjà la communauté internationale dans le pareil cas. La Nation juive plus que tout autre nation devrait prendre conscience de la gravité de ses actions sur le terrain ; elle ne peut perpétuer indéfiniment cette politique criminelle et attentatoire au droit des Peuples à disposer d’un Etat.
Le conflit israélo-palestinien est complexe voir pratiquement inextricable. Certes la responsabilité de l’Europe, comme celle des Etats Unis est engagée dans cette affaire, mais il ne peut y avoir de solutions pour la Terre Sainte qui ne passe au préalable par l’acceptation d’une double réalité : l’attitude d’Israël est, au même titre que celle des islamistes, incompatible avec une sortie de crise.
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