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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 22:37

h-4-2198663-1283018528.jpgL’annonce par François Sauvadet d’un prochain amendement visant à imposer une parité dans la haute fonction publique semble remettre fortement en cause l’essentiel du socle républicain français. En effet, la tradition de notre pays est de refuser toute discrimination, tout quota. Tel est en tout cas le sens de notre République, telles sont les valeurs qui furent celles de nos constituant de 1789, lorsque ils proclamèrent dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 que « Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune ».

 

Si chacun de nous peut légitimement espérer que l’administration française soit, à tous les niveaux de responsabilité, la plus représentative de la réalité du Peuple français, il nous faut surtout et par-dessus tout souhaiter que ceux qui ont en charge la gestion, l’administration et l’organisation de la puissance publique soient le plus efficace et le plus compétent possible.

 

Si les attitudes sectaires, sexistes et discriminantes doivent être combattues, il ne serait être question de vouloir uniformiser l’Administration par une loi des quotas qui porterait atteinte à notre modèle républicain et nierait les inévitables conséquences de la liberté de choisir son destin. Seul le concours, seul le mérite, seul l’intérêt général doivent guider le choix de nos fonctionnaires.

Par Gaël Nofri - Voir les 0 commentaires
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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 16:33
Par Gaël Nofri - Voir les 0 commentaires
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Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 15:41

Du pouvoir au vouloir

« Ceux qui vivient vivent d’une idée, les autres ce sont les morts »

 

imagesCA493PX6.jpgLes politiques inconsidérées menées depuis plusieurs décennies par nos gouvernements ont affaibli l’Etat, menacé la Nation et maltraité le Peuple. La perte de souveraineté, le démantèlement des protections douanières, l’incapacité à faire appliquer les lois de la République, l’abandon des territoires ruraux français, l’immigration massive et l’émergence du communautarisme… ont mené notre pays au bord du gouffre, l’on plongé dans la décadence.

Les crises que nous vivons depuis cinq ans prouvent que le temps du constat est bel et bien dépassé, et que c’est aujourd’hui le temps de l’action. Or, nos dirigeants UMP et PS continuent de ne pas voir que le système qu’ils ont encouragé, promu et mis en œuvre s’effondre : l’échec prévisible de l’Euro et plus généralement de la construction européenne, les conséquences terribles de la mondialisation notamment sur l’emploi, le mal être identitaire qui s’empare d’une France aux repères et aux valeurs bouleversés. Cela sans oublier la crise de la dette publique que l’on ne résoudra pas en augmentant sans fin les perceptions sur une population de moins en moins capable de s’en acquitter mais en redonnant du pouvoir et de l’efficacité à l’Etat, de la légitimité à la Nation, tant il est vrai que, comme l’écrit Montesquieu au sujet de Rome, l’Etat n’a jamais autant besoin d’argent que lorsqu’il s’avère dans l’impossibilité d’assumer ses missions, lorsqu’il s’emporte dans une course en avant destinée à acheter -pour un temps- une paix sociale qu’il est en réalité bien incapable de maintenir.

Face à cela, les deux partis qui se partagent jusqu’à aujourd’hui le pouvoir semblent plus décidés à conserver leur avantages et leurs prébendes qu’à œuvrer courageusement en faveur du bien public, tout englués qu’ils sont dans leur notabilité locale, leur clientélisme, leurs dogmes idéologiques d’un monde moderne forcément mondialisé et globalisé, leur tentation du renoncement.

Le problème de notre pays est que, jusqu’à aujourd’hui, personne ne semblait en mesure de pouvoir le diriger efficacement, personne ne semblait capable d’allier le « pouvoir » au « vouloir ». Or, sans « pouvoir », le « vouloir » est condamné à l’impuissance ; sans « vouloir », le « pouvoir » n’est que ce qu’il est actuellement : vidé de sens, privé de légitimité et cantonné au monde des apparences. Aussi il est aujourd’hui évident que l’UMP et le PS ne changeront pas: les parti au « pouvoir » n’auront jamais le « vouloir » d’incarner un réveil patriotique de la France, le sursaut national pourtant nécessaire.

En revanche, une candidate, Marine Le Pen, semble en mesure de créer une dynamique qui transcende les courants, de donner corps à un rassemblement des patriotes qui dépasserait les clivages historiques et les sentiments personnels. Personne ne sait quel sera au final le sort de cette candidature, mais pour la première fois depuis longtemps, une occasion nous est donnée de rapprocher le « vouloir » qu’incarne Marine Le Pen au « pouvoir » qu’elle semble en mesure de conquérir.

Aussi, comment imaginer, quelques soient les interrogations légitimes qui peuvent nous envahir au moment de franchir le pas, ne pas être au rendez-vous de 2012 ? Derrière elle, il y aura tout ce que la France compte de bonne volonté, tout ce qu’il reste en nous d’espoir et de volonté.

Par Gaël Nofri - Voir les 1 commentaires
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Mardi 31 mai 2011 2 31 /05 /Mai /2011 15:44

imagesCAPTUUHO.jpgVous aviez oublié le Peuple ?

Lui ne vous oubliera pas !

 

 

En Espagne, les manifestations semblent en mesure de faire tomber le Gouvernement socialiste de Jose-Luis Zapatero sans que la Droite ibérique ne puisse prétendre à incarner une véritable alternative. Et pour cause, plus fragilisée que jamais, menacée par les agences de notation dont elle redoute un coup de poignard dans le dos, l’économie du pays se trouve aujourd’hui menacée par un système dans lequel les politiques ont  perdu tout contrôle, un système qui échappe non seulement au Peuple, mais aussi à toute volonté politique.

 

Dans le même temps, le Portugal se prépare à des élections législatives anticipées par la démission du Premier Ministre Socrates, lequel s’est avéré incapable de maintenir le grand écart qui fut longtemps celui des dirigeants des pays membres de la Zone Euro : contribuer à la déconstruction nationale tout en prétendant défendre l’intérêt du Peuple. De mesures d’austérité forcées en cures de libéralisme annoncées, d’humiliation de la classe politique en mépris du Peuple, le Portugal comprend peu à peu qu’il n’a décidément rien gagné dans cette affaire de construction Européenne, il perçoit désormais les mirages dont on l’a abusé, les terribles et inadmissibles concessions que masquaient les aides au développement venues de Bruxelles. La chose semble à ce point entendue que Lisbonne envisage désormais de se livrer, pieds et poings liés, aux capitaux chinois ; sans doute une nouvelle preuve de l’efficacité de la monnaie unique !

 

Quant à la Grèce, on ne saurait véritablement dresser un tableau de la situation exacte de celle-ci tant l’affaire évolue d’heure en heure. Ce que l’on peut dire c’est que rien ne semble arrêter cette crise sans fin : ni les plans d’austérité qui se suivent à l’infini, ni les milliards abondement déversés, n’auront raison d’un système vicié dans ses fondements. Ce pauvre Georges Papandréou peut bien supplicier son Peuple jusqu’à la dernière extrémité, la Grèce continue de s’effondrer et la Zone Euro décroche avec elle.

 

Dans ces trois cas, nous assistons à l’échec de trois politiques, contestées par des Peuples, qui étaient devenues la vitrine et le principal objet de propagande des européistes : le Portugal, la Grèce et l’Espagne avaient, nous disait-on, pleinement profité de l’UE ; ils étaient la preuve ultime de son bienfondé.

 

Dans ces trois cas, les Chefs de Gouvernement sont issus de la Gauche, et plus précisément d’une Gauche ralliée à la construction européenne, à la mondialisation et à la déconstruction nationale.

Tous les trois ont été portés au pouvoir en réaction à des majorités de centre Droit, elles aussi acquises à ce même mouvement qui chante partout les gloires de l’intégration européenne, de la monnaie unique, de l’ultralibéralisme, de la disparition des frontières et de l’effacement du politique.

 

Alors, aujourd’hui à Lisbonne comme à Athènes en passant par la Plaza del Sol à Madrid, que disent les Peuples ? Ils ne disent pas nous sommes de Droite ou nous sommes de Gauche. Non, en ceux la ils n’ont plus confiance, se sentant trahis par tous. En revanche, s’ils réclament de façon confuse et bouillonnante bien des choses, ce qu’ils veulent en réalité est bien peu, si peu et pourtant tellement à la fois ; ils disent, « Rendez nous notre démocratie » !

Par Gaël Nofri - Voir les 0 commentaires
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