Le blog de Gaël Nofri
« Les choses étant ce qu'elles sont, la France étant la France et Fécamp un petit port de pêche qui entend bien le rester... » se plaisait à dire de Gaulle. A
l'époque beaucoup se gaussaient de cette formule énigmatique, dénonçant des propos simplistes, voire un brin démagogique.
Mais depuis, les années ont passé et tout a bien évolué: souvent, il nous arrive de regretter que les choses ne soient plus véritablement ce qu'elles devraient être; qu'elles se contentent de paraître. Chaque jour nous nous désolons de constater combien la France est éloignée de la politique séculaire qui a été la sienne, combien elle trahit son âme et son génie...
Et Fécamp dans tout ça?
Il y a quelques jours, j'ai eu l'occasion d'assister à un congrès auquel participait la Présidente de la Communauté d'Agglomération de Fécamp, par ailleurs Député français au Parlement Européen (groupe PSE). Celle-ci (qui, malgré le fait qu'elle ne parle qu'un franglais approximatif, a le mérite de ne pas avoir voté en faveur de la Commission Barosso) se plaignait alors de « l'extrême pauvreté » de son territoire.
C'est que grâce à l'Union Européenne et à sa fabuleuse politique des quotas de pêche, Fécamp n'est plus un petit port de pêche: les quais remplis de bateaux ont laissé place à des friches industrielles...
Aujourd'hui Fécamp aimerait redevenir un petit port de pêche, comme nous aimerions beaucoup que la France redevienne elle même et que les choses soient de nouveau ce qu'elles sont car nous savons qu'il n'y a rien à gagner à paraître.
Mais depuis, les années ont passé et tout a bien évolué: souvent, il nous arrive de regretter que les choses ne soient plus véritablement ce qu'elles devraient être; qu'elles se contentent de paraître. Chaque jour nous nous désolons de constater combien la France est éloignée de la politique séculaire qui a été la sienne, combien elle trahit son âme et son génie...
Et Fécamp dans tout ça?
Il y a quelques jours, j'ai eu l'occasion d'assister à un congrès auquel participait la Présidente de la Communauté d'Agglomération de Fécamp, par ailleurs Député français au Parlement Européen (groupe PSE). Celle-ci (qui, malgré le fait qu'elle ne parle qu'un franglais approximatif, a le mérite de ne pas avoir voté en faveur de la Commission Barosso) se plaignait alors de « l'extrême pauvreté » de son territoire.
C'est que grâce à l'Union Européenne et à sa fabuleuse politique des quotas de pêche, Fécamp n'est plus un petit port de pêche: les quais remplis de bateaux ont laissé place à des friches industrielles...
Aujourd'hui Fécamp aimerait redevenir un petit port de pêche, comme nous aimerions beaucoup que la France redevienne elle même et que les choses soient de nouveau ce qu'elles sont car nous savons qu'il n'y a rien à gagner à paraître.
Dim 4 oct 2009
5 commentaires
Je suis d'accord avec vous sur au moins un point: de Gaulle a fait totue sa vie "comme si", il le dit lui même dans nombre de ses ecrits. Par contre, il a fait comme si la France était encore la
France à chaque fois que ses élites, ses politiques, avaient choisi d'abandonner le pays, par lacheté, par illusion ou par dogmatisme supra-national.
C'est le dogmatisme et l'ambition qui pousse Nicolas SARKOZY à vouloir le Traité de Lisbonne, c'est la lacheté qui pousse nombre de parlementaires à voter comme un seul homme une démarge très contestée, c'est l'illusion qui fait croire que l'Union Européenne est la solution aux problèmes économiques ou à la guerre. Si l'UE permettait de résoudre quelque chose, l'Irlande et l'Espagne n'auraient pas été frappées de plein fouet par cette crise!
C'est le dogmatisme et l'ambition qui pousse Nicolas SARKOZY à vouloir le Traité de Lisbonne, c'est la lacheté qui pousse nombre de parlementaires à voter comme un seul homme une démarge très contestée, c'est l'illusion qui fait croire que l'Union Européenne est la solution aux problèmes économiques ou à la guerre. Si l'UE permettait de résoudre quelque chose, l'Irlande et l'Espagne n'auraient pas été frappées de plein fouet par cette crise!
Gaël Nofri
Je ne sais pas ce qu'apporte UE. Je ne dispose ni de la compétence, ni de la spécialisation qui me permet de l'appréhender. Je ne peux que disposer d'une opinion "intuitive" sur le sujet Ce qui est
mon droit et devoir de citoyen dans une démocratie, théoriquement.
Si je me réfère à tel ou tel courant de pensées, de partis, je vais en déduire, selon mes priorités, que l'UE, c'est bon ou pas, selon telle ou telle modalité, pour moi, pour mon pays.
Cette crise à frappé une grande majorité de pays, et elle est sans précédents dans l'Histoire (1929 mis à part).
Que l'Espagne et l'Irlande le soient n'est qu'anecdotique, et probablement parce que ces pays vivaient plus à crédit que d'autres.
Ce n'est pas selon moi, l'ambition qui pousse un Président (quel qu'il soit à se priver de 1/3 de ses pouvoirs de décisions législatifs, économiques, et de permettre l'ingérence commune, via Bruxelles dans les divers aspects de la politique d'un pays.
Il est probable que durant cette crise, l'Irlande ou l'Espagne auraient ramassé bien plus grave, sans l'Europe : il s'agit bien d'une pure supposition économique et monétaire de ma part.
Pour le reste, les dégâts de ce projet Européen seront irréparables parce qu'il s'est bâti sur des bases ou les peuples n'ont plus la main, et que la civilisation occidentale est mourante.
Si je me réfère à tel ou tel courant de pensées, de partis, je vais en déduire, selon mes priorités, que l'UE, c'est bon ou pas, selon telle ou telle modalité, pour moi, pour mon pays.
Cette crise à frappé une grande majorité de pays, et elle est sans précédents dans l'Histoire (1929 mis à part).
Que l'Espagne et l'Irlande le soient n'est qu'anecdotique, et probablement parce que ces pays vivaient plus à crédit que d'autres.
Ce n'est pas selon moi, l'ambition qui pousse un Président (quel qu'il soit à se priver de 1/3 de ses pouvoirs de décisions législatifs, économiques, et de permettre l'ingérence commune, via Bruxelles dans les divers aspects de la politique d'un pays.
Il est probable que durant cette crise, l'Irlande ou l'Espagne auraient ramassé bien plus grave, sans l'Europe : il s'agit bien d'une pure supposition économique et monétaire de ma part.
Pour le reste, les dégâts de ce projet Européen seront irréparables parce qu'il s'est bâti sur des bases ou les peuples n'ont plus la main, et que la civilisation occidentale est mourante.
semp - le 06/10/2009 à 18h15
Il y en a marre de ce Gouvernement et le l'Europe qui ne fait rien pour les pêcheurs, rien pour les agriculteurs, rien pour les Français...
Frances - le 08/10/2009 à 08h24
sans vouloir être désobligeant "resté" devrait s'écrire "rester"
Mais sur le fond de l'article je ne vois pas de faute!
Mais sur le fond de l'article je ne vois pas de faute!
Duc - le 08/10/2009 à 16h07
En effet... faute avouée...
Bien à vous,
Bien à vous,
Gaël Nofri
Le "faire comme si" du Général supposait aussi de s'en donner les moyens, les leviers, les armes et de faire montre de détermination au moment du choix, puis de pugnacité tout au long de l'action.
Or il me semble que l'engagement européen du Général participait du même mouvement: La France si elle voulait faire entendre ses idées, au delà de son poids démographique, économique et militaire
déclinant, devait "faire comme si" en trouvant un levier: l'Europe. Le Général n'est plus, la pugnacité française s'est-elle éteinte avec lui?
Je suis européen. Je pense que les contraintes écologiques globales ne peuvent pas trouver de solution sans l'Europe et qu'une juste allocation des ressources, respectée par les pays (ce qui suppose plus d'Europe) permettrait à Fécamp (mais aussi à d'autres de nos ports)de retrouver une vitalité.
Je suis européen. Je pense que les contraintes écologiques globales ne peuvent pas trouver de solution sans l'Europe et qu'une juste allocation des ressources, respectée par les pays (ce qui suppose plus d'Europe) permettrait à Fécamp (mais aussi à d'autres de nos ports)de retrouver une vitalité.
Jipéelle - le 11/10/2009 à 08h23
Je suis d'accord avec vous sur bien des points et notamment lorsqu'il s'agit de se donner les moyens de sa politique, c'est à dire de l'indépendance nationale. Pour l'environnement, je vous dirai simplement que si des discutions internationales sont souhaitables, tel n'est pas le cas d'une gouvernance supra-nationale qui demeure coupée des réalités, basées sur aucun socle commun et surtout favorisera toujours le plus petit dénominateur commun au détriment de politiques plus ambitieuses, en matière écologique aussi!
Gaël Nofri
Et l'Histoire de france, vit remarquablement bien avec ce gargarisme.
Oui, les villes de pêches sont en souffrances; l'agriculture a été décimée, le pays perd son identité au profit d'on ne sait trop quel avenir.
Peut être est ce une question de choix, l'europe, mais il faut en douter. Les politiques ne cèdent pas le pouvoir à des instances extérieures. S'ils le font, c'est qu'ils n'ont pas le choix.
Si un pays de l'AELE, comme l'islande, semble vouloir rejoindre le troupeau, c'est que son économie à subi très gravement la dernière crise. C'est la force de la grégarité : certains peuvent en profiter; d'autres ne l'apprécient pas pour des raisons propres.