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    <title><![CDATA[Le blog de Gaël Nofri (Articles-Débats)]]></title>
    <link>http://www.gael-nofri.com/categorie-10025783.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Articles-Débats&quot; du blog &quot;Le blog de Gaël Nofri&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Le blog de Gaël Nofri (Articles-Débats)]]></title>
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    <pubDate>Wed, 08 Feb 2012 08:52:02 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Wed, 08 Feb 2012 08:52:02 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.gael-nofri.com</copyright>            <category>Articles-Débats</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Plébiscites et principe dynastique.]]></title>
        <link>http://www.gael-nofri.com/article-plebiscites-et-principe-dynastique-78149478.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;"><img width="194" src="http://img.over-blog.com/194x300/1/07/12/47/AccuseNapoleon3.jpg" alt="AccuseNapoleon3"
    height="300" class="GcheTexte"></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">La lecture d’un quelconque manuel moderne d'histoire des idées politiques laisse entrevoir, à la page consacrée à Napoléon III et au Second Empire : <em>« Le
    césarisme démocratique»</em>. Si cette lapidaire synthèse semble bien loin de suffire à décrire avec exactitude un système politique et intellectuel aussi élaboré que celui bâti par le dernier
    Empereur des Français, elle tente de mettre en avant deux des caractéristiques fondamentales des idées napoléoniennes : le rôle central qu’occupe dans cette organisation le chef de l’État et le
    lien intense qui doit exister entre celui-ci et le peuple...</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 12pt;">Un article à découvrir dans le magazine Napoléon III du mois de juillet.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #003300;"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #003300;"><strong><span style="font-family: book antiqua,palatino;">&nbsp;&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 29 Jun 2011 20:25:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b38a3f121d3c191c724bdc5eb2d8bf0b</guid>
                <category>Articles-Débats</category>        <comments>http://www.gael-nofri.com/article-plebiscites-et-principe-dynastique-78149478-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'atome, le dogme et le porte monaie des Français]]></title>
        <link>http://www.gael-nofri.com/article-l-atome-le-dogme-et-le-porte-monaie-des-fran-ais-70214278.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img height="219" width="300" src="http://img.over-blog.com/300x219/1/07/12/47/imagesCA6Z432U.jpg" alt="imagesCA6Z432U" class="GcheTexte">On peut penser ce que l’on
    veut de l’énergie nucléaire, de son utilisation civile et des risques qui y sont liés. Certains diront qu’en l’état actuel des choses il s’agit d’une technologie nécessaire et du meilleur
    compromis acceptable, d’autres qu’il existe un danger véritable dans cette affaire et qu’il est impératif de la contrôler, enfin quelques uns feront valoir qu’il convient de développer la
    recherche sur les énergies renouvelable et la fusion nucléaire afin de bâtir le futur sur des technologies alternatives... Tout cela est vrai.</span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Mais, ce qui est tout aussi vrai c’est que, grâce à sa maîtrise et sa connaissance du nucléaire, la France propose le réseau électrique le plus développé et
    l’énergie la moins chère du continent européen. Cette excellence découle en réalité d’un choix stratégique bien connu -celui de l’indépendance énergétique-, mais aussi d’un choix
    économique&nbsp;: elle est un avantage certain pour les ménages et un atout essentiel pour l’économie française. En effet, et même si le territoire français est de moins en moins attractif pour
    les entreprises, la qualité et le faible coût des grandes infrastructures de réseaux et de services qu’offre notre pays sont des atouts majeurs qui lui permettent d’atténuer les effets d’une
    législation, d’une fiscalité et d’une ouverture des frontières réalisées en dépit du bon sens.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Or, ici encore, le dogme européiste et ultralibéral veille. Il ne saurait s’accommoder de pareille survivance d’un Etat fort, de services publics enracinés dans les
    territoires, d’une France compétitive qui résisterait à l’Apocalypse économique&nbsp;à laquelle&nbsp;les bien-pensants ont voué toutes les «&nbsp;vieilles nations&nbsp;». Il faut donc tout
    démanteler, tout détruire, tout mettre au goût du jour… tout ouvrir à la concurrence. C’est dans ce but, et dans ce but seulement, que le secteur de l’électricité a été ouvert au marché
    financier, sur injonction expresse de Bruxelles.</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span><span style="font-size: 10pt;">La conséquence de ces choix hasardeux ne s’est pas faite attendre&nbsp;: les tarifs du Kilowatt ont augmenté, augmentent
    et augmenteront encore (probablement +30% pour les cinq prochaines années). Le but étant de pouvoir revendre un quart de la production électrique d’EDF à ses concurrents au dessous du coût du
    marché (obligation légale) tout en s’alignant sur le prix moyen de l’électricité produite en Europe, lequel est 40% supérieur à celui de notre pays.7</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Encore une fois nos gouvernants nous expliqueront que ces augmentations n’existent pas, qu’elles sont normales, logiques voir inévitables. Comme hier pour
    l’augmentation du coût de la vie induite par l’arrivée de l’Euro, tous expliqueront que tout cela n’est que l’imagination des consommateurs et le discours des eurosceptiques… car chacun sait bien
    que le dogme Europe ne peut être que Beau, Bien et Bon. Les Français n’en ont que faire de ses idéologues tout acquis à des théories qui prouvent chaque jour leur inefficacité&nbsp;; eux qui
    recevront bientôt leur facture vivront alors la réalité de l’augmentation des prix, comme ils constateront le mauvais coup porté au budget des ménages et à l’économie française…&nbsp;</span>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Décidément, la destruction de l’Etat Nation et de ses outils semble devenu l’impérieuse nécessité des politiques voulues et mises en œuvre par les élites de notre
    temps.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <em><span style="font-size: 10pt;">Publié dans Media France Libre</span></em>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 25 Mar 2011 18:52:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">66b5b948d878435607f88d3a24f2c2ec</guid>
                <category>Articles-Débats</category>        <comments>http://www.gael-nofri.com/article-l-atome-le-dogme-et-le-porte-monaie-des-fran-ais-70214278-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Au dessus de tout soupçon]]></title>
        <link>http://www.gael-nofri.com/article-au-dessus-de-tout-soup-on-64417648.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><img height="145" width="227" src=
    "http://img.over-blog.com/300x205/1/07/12/47/79050293attali-sarko-f1685-jpg.jpg" alt="79050293attali-sarko-f1685-jpg" class="GcheTexte">Chargée par le Président de La République de rendre un
    second rapport en vue de dégager des perspectives pour «&nbsp;l’après la crise&nbsp;», la commission pour la libéralisation de la croissance menée par Jacques Attali a rendu son rapport le 15
    octobre dernier. Celui-ci présente un grand intérêt car, en se félicitant de la qualité du travail effectué et, en soulignant les convergences qui existent entre ce document et la politique qu’il
    entend mettre en œuvre, Nicolas Sarkozy dévoile ainsi ce que la commission appelle «&nbsp;son ambition pour les dix prochaines années&nbsp;».</span></span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Certes elles ne sont plus que 25, mais les dernières propositions formulées par la commission pour la
    libération de la croissance française valent bien leurs 316 grandes sœurs. Au milieu d’une fabuleuse accumulation de lieux communs plus ou moins convenus, de déclarations d’intention sans portée
    aucune et de masturbations intelectualo-foldingues, se trouvent quelques propositions beaucoup plus réalistes, bien plus contraignantes quant à l’avenir. C’est là, tapi derrière ce bosquet, qu’il
    convient de dévoiler le vrai visage de la «&nbsp;commission Attali&nbsp;».</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: Times New Roman;">La commission Attali telle qu’en elle-même&nbsp;:</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">A première vue, tout le monde ou presque devrait pourtant être d’accord avec les annonces affichées par
    ce rapport&nbsp;: qui s’opposerait en effet à la «&nbsp;modernisation&nbsp;» de la protection sociale&nbsp;? Au «&nbsp;redressement&nbsp;» des finances publiques&nbsp;? A la promotion d’une
    «&nbsp;fiscalité de croissance&nbsp;» ou au développement d’une retraite «&nbsp;libre et universelle&nbsp;»&nbsp;? Mais force est de constater que derrière des termes enjôleurs destinés à
    brouiller la réalité des intentions se cache un choix de société murement réfléchi.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Ainsi, et si l’on devait résumer l’ensemble des mesures contenues dans les deux textes présentées, on
    trouverait donc&nbsp;évoqués pêle-mêle: le déremboursement de certains soins pour les malades atteints du cancer ou de toute autre pathologie lourde, la réduction du montant des retraites pour
    les travailleurs précaires, le gel des salaires dans la fonction publique, la fin des allocations familiales pour des millions de familles, l’ouverture des frontières afin d’encourager une
    nouvelle vague d’immigration, l’assouplissement des conditions de licenciement, une augmentation massive de la TVA, l’alignement des règles boursières françaises sur celles de la City
    londonienne, une plus grande intégration dans le système communautaire avec un Ministre Européen des Finances, la remise en cause des collectivités territoriales historiques et ancrées dans notre
    paysage politique au profit de créations nouvelles et bien souvent artificielles, ainsi que, de façon plus générale, une négation de l’Etat, comme moyen d’action de la puissance publique, jusque
    dans ses missions les plus régaliennes.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Parvenir, sur des propositions aussi choquantes et sujettes à caution, au consensus dont se félicite
    monsieur Attali semble pour le moins étonnant et laisserait supposer que tout ce que compte notre pays de penseurs et d’intellectuels arriverait, malgré la diversité des opinions et des analyses
    de chacun, à une même conclusion…</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Evidemment il n’en est rien. Car la commission Attali n’est pas ce qu’elle prétend être, ce n’est pas un
    regroupement de compétences reconnues et d’hommes de valeurs&nbsp;au service de l’intérêt de la Nation. Au contraire, elle est le lieu où se rencontre le gotha des mondains et des caciques venus
    servir les puissants de ce monde, un cénacle où l’on professe le dogme unique voulu par les féodaux de l’argent roi, du monde des partis, du syndicalisme complaisant et de la presse complice…
    tous les groupes de pression qui dirigent en réalité la France sont ici représentés.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Afin de mieux percevoir la chose, une rapide présentation de quelques un des membres de l’auguste
    assemblée qui entoure le très libéral et très mondialiste Jacques Attali ne parait pas inutile.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Eric Le Boucher tout d’abord est un journaliste économique qui, tel Caton l’ancien avec son fameux
    «&nbsp;Cartago delenda est&nbsp;», ressasse à longueur d’article sa solution miracle pour sauver l’économie française&nbsp;: encore plus d’immigration&nbsp;!</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; color: #000000; font-size: 12pt;">Anne Lauvergeon, ancienne proche de François Mitterrand et directrice d’AREVA qui semble toute acquise à l’idée de
    discrimination positive puisqu’elle confiait encore récemment : <span class="citation">«&nbsp;À compétences égales et bien désolée, on choisira la femme ou on choisira la personne venant de...
    autre chose que le mâle blanc, pour être claire.&nbsp;»</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span class="citation" style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; color: #000000; font-size: 12pt;"><span class="citation">Ce sans oublier Claude Bébéar, très agréable capitaine d’entreprise mis en examen pour
    blanchiment d’argent et président de l’ultra-libéral Institut Montaigne. Pour cet homme, plein d’un bon sens qui échappera sans doute à bien des Français,</span> «&nbsp;Délocaliser est un devoir
    pour les entreprises&nbsp;». A ses yeux, les délocalisations induisent «&nbsp;des conséquences immensément positives [...] pour l'avenir de la planète&nbsp;». Et ce, à tel point qu’il n’hésite
    pas à dénoncer "un égoïsme fondamental" de la part des opposants aux délocalisations.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Professeur d’Economie, Philippe Aghion, est incontestablement un nom en matière d’économie. Cet ancien
    conseillé économique de Ségolène Royal et membre de tous les petits cénacles de la République est l’auteur du rapport très controversé sur l’avenir des universités, un rapport qui, au risque de
    surprendre dresse en modèle le système universitaire… anglo-saxon&nbsp;!</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Particulièrement intéressant aussi est le profil de Michel de Virville&nbsp;: ancien conseiller de
    Laurent Fabius, puis du Ministre d’ouverture Jean-Pierre Soisson, il est l’auteur d’un très contesté rapport «&nbsp;Pour un droit du travail plus efficace&nbsp;». Plus étonnant encore c’est lui
    qui, responsable au Medef, fut contraint de démissionner de la présidence de l’Unedic parce qu’il avait permis le versement d’un parachute doré d’un million et demi d’euros à son ami Denis
    Gautier-Sauvaniac, l’homme accusé de s’être servi de l’argent du Medef afin de graisser la patte des syndicalistes français…</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Du côté des nombreuses personnalités étrangères siégeant dans cette commission citons la personne d’Ana
    Palacio, ancienne vice présidente de la banque mondiale puis Ministre des Affaires étrangères espagnoles. Elle restera dans l’histoire espagnole comme la madame Pinocchio de la diplomatie
    ibérique&nbsp;: c’est elle qui fut notamment chargé de défendre la thèse américaine de la présence d’armes de destruction massive en Irak et la nécessité d’une guerre contre Bagdad. C’est elle
    aussi qui ordonna aux ambassades espagnoles de diffuser des informations qu’elle savait fausses quant à l’implication d’ETA dans les attentats de Madrid…</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; color: #000000; font-size: 12pt;">L’italien Mario Monti n’est pas inconnu du public français&nbsp;: durant ses fonctions de commissaire européen chargé
    du marché intérieur puis de la concurrence il fut l’un des adversaires les plus acharnés des entreprises françaises Bull, France Telecom, mais surtout Alstom et Edf. C’est à lui par exemple que
    l’on doit l’ouverture du marché de l’électricité à la concurrence. Archétype de l’européiste totalitaire l’homme n’a de cesse d’appeler à plus de libéralisation, plus d’intégration européenne, de
    nouveaux abandons de souveraineté… Et surtout moins de pouvoir au Peuple,&nbsp;comme en témoigne son interprétation, prophétique mais bien peu démocratique, du NON français à la Constitution
    Européenne&nbsp;: <strong><span style="font-weight: normal;">"Je ne crois pas que la Constitution européenne soit morte. Il faut attendre encore un peu, jusqu’à 2007. Les choses seront plus
    faciles une fois que vous aurez procédé à... comment dites-vous... à vos rites électoraux...".</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman; color: #000000; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Autre personnalité éminente et proche de monsieur Monti, Evelyne Gebhardt, un député allemand au
    Parlement européen qui œuvra beaucoup afin d’imposer l’adoption de la directive service, plus connue sous le terme de&nbsp; «&nbsp;directive Bolkenstein&nbsp;».</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Peter Brabeck-Letmathe, ancien PDG de Nestlé, ne va pas par quatre chemins quand il s’agit de nous
    livrer sa vision, un temps soit peu mercantile, de l’eau: «&nbsp; Les ONG souhaitent que l’accès à l’eau soit nationalisé, c’est-à-dire que tout le monde puisse avoir accès à l’eau. Mon point de
    vue n’est pas celui-ci, il faut que l’eau soit considérée comme une denrée, et comme toute denrée alimentaire, qu’elle ait une valeur, un coût&nbsp;».</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">On prend les mêmes et on recommence&nbsp;: la Commission Attali ou comment faire croire à du neuf avec
    du vieux&nbsp;! Comment dès lors s’étonner que les erreurs d’hier soient aujourd’hui présentées comme les solutions de demain&nbsp;: perte de la Souveraineté nationale, affaiblissement de
    l’autorité de l’Etat, immigration, ultra-libéralisation, déréglementation, Union Européenne, Mondialisation, Atlantisme…</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Le dogme est donc intouchable, infranchissable. Ceux qui nous ont entrainés par idéologie pure et
    chimère inconsidérée dans l’escalade que nous avons connue, ceux qui n’ont pas réussi à prévoir la crise mais qui l’on permise, ceux qui aujourd’hui ne voient pas les limites et la folie
    destructrice du monde dans lequel ils nous mènent auront-ils toujours le dernier mot&nbsp;?</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: Times New Roman;">Qui ose encore parler de démocratie&nbsp;?</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Il existe aujourd’hui des êtres irresponsables devant le Peuple et son suffrage. Des êtres dont on tait
    le nom mais qui, quelques soient les difficultés du moment, le gouvernement en place ou les alternances votées par la Nation, l’emportent toujours. Tout le monde se passionne pour le remaniement
    ministériel, mais il en est qui gravitent dans les coulisses du pouvoir et qui n’ont que faire de toutes ces apparences, car ils savent bien où se trouve aujourd’hui le véritable
    pouvoir.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Or, un système dans lequel une prétendue élite pousse son Peuple vers un choix de société qu’il refuse,
    sans possibilité d’en sortir&nbsp;;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Un système qui confisque la souveraineté nationale au profit de dogme&nbsp;;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Un système qui se présente comme la seule solution viable, crédible et scientifiquement
    étayée&nbsp;;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Un système qui, non seulement refuse tout moyen d’expression à ce qui le conteste, mais en plus, qui
    rejette d’avance tout opposition sous prétexte d’hérésie&nbsp;;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Ce système là ne mérite t-il pas le nom de totalitaire&nbsp;?</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: Times New Roman;">De vraies questions, de fausses réponses.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Bien sur, Monsieur Attali et ses joyeux compères n’ont forcément pas tort sur tout et on ne peut que les
    suivre lorsqu’ils préconisent une diminution des dépenses publiques. Mais comment ne pas se rendre compte qu’ici les vraies questions ne sont que des prétextes destinés à mieux orchestrer
    l’entrée en scène de fausses réponses. Car la voie qu’il nous est ici proposée - imposée devrait-on plutôt dire - ce n’est pas celle qui mènera vers le rétablissement des finances de la
    France.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Aujourd’hui les magnas de l’argent, les constructions supranationales, les clientélismes locaux, le
    communautarisme, les syndicats, les médias et tant d’autres se sont emparés du pays et y détruisent la puissance publique. C’est d’eux que vient le problème, c’est en les abaissant, en réduisant
    leur pouvoir de nuisance et leur capacité à s’imposer envers et contre l’intérêt national que nous redresseront la situation de la France et par là-même son économie. L’Histoire du monde prouve
    que ce n’est que lorsque l’Etat est fort que les finances sont prospères&nbsp;; seuls les Etats faibles sont obligés de dilapider les deniers publics afin d’acheter le semblant d’autorité qu’ils
    ne possèdent plus naturellement, afin d’assurer une paix civile qu’ils sont devenus incapables de maintenir.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: right; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><strong><em><span style="font-family: Times New Roman;">Article publié dans les Cahiers de l'Indépendance n°12</span></em></strong></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 06 Jan 2011 16:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f5fa7c076ef2294b3e941bac6ec50b7f</guid>
                <category>Articles-Débats</category>        <comments>http://www.gael-nofri.com/article-au-dessus-de-tout-soup-on-64417648-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Problème Roms ou problème France]]></title>
        <link>http://www.gael-nofri.com/article-probleme-roms-ou-probleme-france-58447217.html</link>        <description><![CDATA[<p class="Default" style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 11.5pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="Default" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 11pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;<img height="300" width="237" src="http://img.over-blog.com/237x300/1/07/12/47/photo/762472-933269.jpg" alt=
    "762472-933269" class="GcheTexte">Il y quelque chose de révoltant dans cette fameuse affaire des « roms », et au risque de choquer je dois avouer que ce n’est pas les conditions du retour à la
    frontière qui m’émeuvent. Non, l’aspect insupportable de cette histoire est qu’une fois encore les apparences prennent le pas sur l’action véritable. Car, qu’on se le dise, les « roms » sont des
    populations de nationalité roumaine et donc membre à ce titre de l’Union Européenne, bénéficiant dès lors des mêmes droits que les autres d’aller et venir… mais aussi à revenir. Ainsi, ceux qui
    partent aujourd’hui devant les caméras reviendront demain, en toute légalité. Cela Nicolas Sarkozy et son Gouvernement le savent très bien mais, le but n’est pas de parvenir à un résultat mais
    d’adopter une posture.</span></span>
  </p>
  <p class="Default" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 11pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="Default" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 11pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Voici pour les apparences, reste le fond de l’affaire. A la vérité, de tout temps les gens du voyage sont venus en
    France et ont été officiellement tolérés depuis la fin du Moyen Âge. Alors qu’est ce qui a changé ? Pourtant, d’un seul coup les Roms ne sont pas devenus plus violents qu’avant, plus voleurs
    qu’hier, plus nomades qu’ils ne l’ont toujours été. Car n’en déplaise « aux droits de l’hommiste », à l’ONU, à l’Union Européenne, et à Bruxelles ces peuples ont une identité et ne comptent pas
    l’abandonner ou se sédentariser au nom de la haute idée de l’humanité que ces Messieurs se font.</span></span>
  </p>
  <p class="Default" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 11pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="Default" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 11pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">La vérité, c’est que ce ne sont pas les Roms qui ont changé mais la France qui s’est transformée : un peuple qui redoute
    de ne plus être maître chez soi, un gouvernement qui ne gouverne plus rien, une identité nationale méprisée, des lois non appliquées… C’est parce que nous avons renoncé à faire appliquer, sur
    notre territoire, les règles qui sont les nôtres, que la situation en France est devenue intenable.</span></span>
  </p>
  <p class="Default" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 11pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="Default" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 11pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Voici les conséquences d’un monde dans lequel seules comptent les apparences : dans la circulaire du Ministère de
    l’Intérieur incriminée, le Directeur de Cabinet du Ministre demande la destruction –médiatisée de préférence - de 300 des 600 camps illégaux recensés en France. Est-ce à dire que l’on tolère 300
    camps connus de l’Etat et reconnus par celui-ci comme illégaux ? Quel cas fait-on alors de la Loi si la puissance publique se satisfait d’une situation dans laquelle la Loi, est bafouée
    ?</span></span>
  </p>
  <p class="Default" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 11pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="Default" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 11pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Une fois encore les apparences ne changeront rien : personne ne fera appliquer la Loi, toute la Loi, rien que la Loi.
    Partout les grands féodaux castrateurs de la puissance publique sont intervenus ; ils ont ordonné; Paris s’est soumis. Un pouvoir qui ne peut rien, voici le problème français.</span></span>
  </p>
  <p class="Default" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 11pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="Default" style="text-align: right; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-family: arial black,avant garde; font-size: 11pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Publié in " La lettre du RIF"</span></span></strong>
  </p>
  <p class="Default" style="text-align: right; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong><span style="font-family: arial black,avant garde; font-size: 11pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Octobre 2010</span></span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 07 Oct 2010 14:51:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">10e7a1202a38faee214b6ec787da7762</guid>
                <category>Articles-Débats</category>        <comments>http://www.gael-nofri.com/article-probleme-roms-ou-probleme-france-58447217-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Qu’avez-vous fait de votre légitimité ?]]></title>
        <link>http://www.gael-nofri.com/article-qu-avez-vous-fait-de-votre-legitimite-55193503.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt;">&nbsp;<img height="300" width="212" src="http://img.over-blog.com/212x300/1/07/12/47/hoplite.gif" alt=
    "hoplite" class="GcheTexte">Si l’on devait retenir une et unique chose du résultat des dernières élections régionales, ce serait sans doute l’idée que les politiques sont aujourd’hui affaiblis.
    Je dis le politique, je ne dit pas uniquement le Gouvernement. Car s’il est incontestable que Nicolas Sarkozy et son entourage ont subi un formidable camouflet il est bien évident que la naïve
    explication d’un souhait d’alternance ne tient plus la route, loin s’en faut&nbsp;: c’est aujourd’hui l’ensemble des partis, la totalité des responsables politiques qui se trouvent contestés par
    la Nation.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt;">Avec 23 millions d’abstentionnistes, un millions de votes blancs ou nuls et prés de 5 millions de personnes
    qui ne sont même plus inscrites sur les listes électorales, qui peut encore se prétendre le grand gagnant des élections. Aujourd’hui, près des deux tiers de la population en âge de voter choisit
    de ne pas prendre part au scrutin&nbsp;; l’opposition triomphante représente au second tour à peine plus de 18% lorsque la majorité d’hier ne pèse plus que 13%.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt;">Ces chiffres ont de quoi choquer mais ils ne sont pourtant pas nouveaux&nbsp;: en 2009, les medias avaient
    loué la victoire écrasante d’une majorité sarkozyste éclatante… les listes UMP ne totalisaient pourtant que 4,8 millions de suffrages &nbsp;soit 10% du corps électoral.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt;">Autre indicateur, un sondage réalisé par la SOFRES, fort intéressant mais passé totalement inaperçu montre
    que seuls 14% des personnes sondées ont confiance en la gauche pour gouverner le pays et&nbsp; 16% ont confiance en la Droite. Enfin, 67% des interrogés déclaraient ne pas avoir confiance dans
    les politiques toute tendance confondue. Ces résultats ne sont finalement pas très éloignés du score réel des élections régionales.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt;">Une première explication de cette tendance nous est alors fournie par la seconde question de ce même
    sondage&nbsp;: 78% des personnes interrogées estiment que les responsables politiques français ne se préoccupent pas (ou peu) de leurs problèmes et de leurs opinions. En effet, comment ne pas
    voir&nbsp; que nos dirigeants sont plus accaparés par leurs guerres intestines et leur volonté d’accéder aux postes et aux privilèges que par le souci du bien commun. Caricature de cette triste
    réalité, l’appellation Union pour un Mouvement Populaire, loin de traduire un combat de valeur, laisse bien entendre la priorité de ses messieurs&nbsp;: une majorité, des postes, des
    sièges&nbsp;! Nous sommes loin de la France du général de Gaulle, lui qui se plaisait à dire que «&nbsp;La politique, lorsqu’elle est un art et un service, non point une exploitation, c'est une
    action pour un idéal à travers des réalités.&nbsp;»</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt;">Certes il n’y a plus d’idéal, mais est-ce la seule perte que nous ayons à déplorer&nbsp;? Certainement pas
    car instinctivement, ce que les Français sentent et que nos dirigeants feignent de ne pas constater c’est que d’abandon de Souveraineté en abandon de Souveraineté, de soumission en soumission et
    d’érosion du pouvoir en érosion du pouvoir,&nbsp;c’est le pouvoir lui-même qui a disparu. Pour reprendre la phrase de de Gaulle, il manque aussi à nos dirigeants, en plus de tout le reste, une
    véritable capacité d’action.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt;">OMC, Union Européenne, Euro, OTAN, dette publique, immigration, effondrement de l’autorité de l’Etat(..)
    nos dirigeants ne dirigent plus rien. Dès lors comment s’offusquer que notre représentation nationale ne représente plus personne à l’heure ou nos politiques ne font plus de Politique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">
    Il est désormais temps que, comme le dit la pensée romaine, et selon une phrase chère à ce même de Gaulle, les choses redeviennent ce qu’elles sont et qu’elles n’auraient jamais du cesser
    d’être.</span>
  </p>
  <p>
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">
    Publié in <em>"Les Cahiers de l'Indépendance n°11"</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style=
    "font-family: &quot;Verdana&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">
    &nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 10 Aug 2010 13:25:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d39e74bab77dcf59988f5c3178eb3c57</guid>
                <category>Articles-Débats</category>        <comments>http://www.gael-nofri.com/article-qu-avez-vous-fait-de-votre-legitimite-55193503-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L’Europe face à elle-même]]></title>
        <link>http://www.gael-nofri.com/article-l-europe-face-a-elle-meme-51626130.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><img height="274" width="300" src=
    "http://img.over-blog.com/300x274/1/07/12/47/arton4751-1d3fb.jpg" alt="arton4751-1d3fb" class="GcheTexte">&nbsp;Une fois encore, le pire a été évité de justesse&nbsp;; mais combien de temps cela
    pourra t-il encore arriver avant que la catastrophe tant redoutée ne survienne enfin&nbsp;? Pourtant, si l’on voulait bien la voir telle qu’elle a été, la crise grecque se trouve être un fabuleux
    révélateur de la fragilité, pire, du mal qui gangrène aujourd’hui les Nations européennes.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;">Une solidarité qui
    s’apparente à de la peur</span></span></strong><span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;">&nbsp;<strong><span style=
    "font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;;">:</span></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;"><span style="font-size: 12pt;">Si après plusieurs semaines d’intense tractation les pays de la zone €uro ont
    accepté de mettre sur pied un plan de sauvetage de l’économie grecque, force est de constater que celui-ci&nbsp; n’allait pas de soi… Face aux appels désespérés à la solidarité communautaire, le
    beau rêve bleu étoilé de construction européenne s’est dissipé, laissant place au monde des réalités, celui des Nations souveraines et des peuples bien conscients de leurs intérêts. Et ce, tant
    et si bien que certains supposèrent même que la Grèce allait être le premier pays à sortir de l’Euro afin de retrouver la maîtrise de sa politique monétaire et sa capacité d’agir sur son taux de
    change. Malheureusement, l’espérance ne dura qu’un temps et le dogme bruxellois veillait&nbsp;: le message constant des européistes étant d’expliquer que le «&nbsp;retour en arrière est
    impossible&nbsp;», comment envisager dès lors de donner la preuve du contraire&nbsp;? Dans ces circonstances, il ne saurait être question de parler d’une éventuelle sortie de l’€uro... Bien au
    contraire, il fallait s’employer à sauver par tous les moyens possible l’Euro, illustrer cette fameuse «&nbsp;solidarité européenne&nbsp;», aidé en cela par une Allemagne qui, d’abord réticente,
    ne sait que trop bien les avantages monstrueux qu’elle a à maintenir les capitales européennes sous la chape de plomb de la monnaie unique.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;"><span style="font-size: 12pt;">Dès lors, l’opération ne fut pas difficile à monter&nbsp;: selon un bon vieux
    principe qui n’aurait déplu à Hobbes, si ce n’est pas le désir de sauver Athènes qui peut être le moteur de ce nécessaire «&nbsp;élan du cœur&nbsp;» des gouvernements de l’Europe, seule la peur
    est à même d’obtenir pareil résultat.&nbsp; Or un tel sentiment n’est pas bien difficile à inspirer si l’on admet le fondement du dogme européiste selon lequel l’intégration est irrémédiable, on
    ne peut sortir de l’Euro. Alors les nécessités de l’un sont celles de chacun, les erreurs d’un seul exigent des sacrifices consentis par tous. C’est ainsi, contraints et forcés, que des Etats
    surendettés ont consenti à mettre la main à la poche afin de venir au secours… d’un autre Etat surendetté.&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;"><span style="font-size: 12pt;">Car une fois chacun convaincu de se trouver pieds et points liés attachés à la
    monnaie unique, il n’était pas difficile de mesurer l’étendue du péril. Celui-ci, plus encore que la contagion à d’autres pays, laissait alors craindre aux économistes une implosion de la zone
    Euro comme en témoigne l’interview du patron de la banque DEXIA, lequel affirmait alors dans les colonnes du Figaro que le plan de sauvetage était une nécessité, au regard de «&nbsp;l’urgence de
    la situation&nbsp;», laquelle menaçait directement l’Euro.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;"><span style="font-size: 12pt;">Dès lors faut-il se réjouir et se dire que tout va décidément très bien dans le
    meilleur des mondes&nbsp;? Sans doute pas, car la vérité est que tous les plans d’austérité ne changeront rien au fond du problème&nbsp;: la balance commerciale de la plupart des pays est
    aujourd’hui, du fait de l’euro, tellement déficitaire qu’il conviendrait d’y baisser chaque année les salaires de près de 10% si ces pays ne voulaient pas voir leur situation se détériorer
    encore. Seule grande gagnante de ce jeu de massacre, l’Allemagne a aujourd’hui acquis, sur le marché «&nbsp;Zone Euro&nbsp;» un tel avantage qu’elle semble intouchable… Le pays, qui avait bien
    compris quels avantages il pouvait tirer de cette construction idéologique et chimérique, s’est servi de la monnaie unique comme d’une arme au service de ses velléités dominatrices avec beaucoup
    de succès.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;"><span style="font-size: 12pt;">Dans de telles conditions, qui peu encore croire que la crise est
    passée&nbsp;et que l’avenir ne s’annonce pas encore plus sombre que le présent&nbsp;?</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;<strong><span style="text-decoration: underline;"><span style=
    "font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;;">Une construction débile et infirme.</span></span></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;"><span style="font-size: 12pt;">Selon les mots même de Nicolas SARKOZY, «&nbsp;cette crise est une crise
    systémique&nbsp;».</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;"><span style="font-size: 12pt;">Cette analyse faite, il convient de pousser le raisonnement jusqu’à son terme.
    Car, si la crise touche le système tout entier, c’est que le système n’est pas adapté à la situation, qu’il ne permet pas de répondre aux exigences et aux attentes du moment. La vérité est que la
    monnaie unique s’est alors trouvée menacée par la première difficulté advenue sur sa route car elle ne correspond à aucune réalité tangible et solide, elle a mis sur pied un système débile au
    sens étymologique du terme, c'est-à-dire un système infirme et incapable.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;"><span style="font-size: 12pt;">-</span></span><span style=
    "font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;; color: black; font-size: 7pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style=
    "font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;"><span style="font-size: 12pt;">Infirme car l’Euro a été conçu comme une monnaie unique coupée de toute politique
    économique commune. Or, la monnaie est dans le monde des Etats Souverains un outil de gouvernement et non une fin en soi. Une économie qui ne pourrait agir sur sa monnaie souffre d’un terrible
    handicap sur la scène internationale&nbsp;; une monnaie qui vit sans lien avec son économie est un non sens. On prend ici les moyens pour les fins, car la monnaie ne fait pas un peuple, pas plus
    d’ailleurs qu’elle ne fait les économies ou les politiques, mais est un outil entre leur main. Contrairement à ce que croient aujourd’hui les «&nbsp;marchands du&nbsp;temple&nbsp;» qui ont hissé
    l’argent au rang d’Alpha et d’Omega de notre civilisation, une monnaie ne fait pas une Nation, mais les Nations doivent battre leur monnaie.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;"><span style="font-size: 12pt;">-</span></span><span style=
    "font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;; color: black; font-size: 7pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style=
    "font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;"><span style="font-size: 12pt;">Incapable car la maladie dont nous abordions l’existence en introduction de cet article
    nous apparait dorénavant de façon claire&nbsp;: elle est congénitale car remonte à la fondation même de la zone, elle est aussi génétique si l’on considère l’Euro fruit de l’idée de construction
    européenne.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;"><span style="font-size: 12pt;">Cette idée est en effet basée sur la folle chimère d’une politique européenne
    unique, or chacun sait aujourd’hui qu’il ne peut y avoir de politique européenne unique car il n’y a pas de légitimités européennes découlant&nbsp; d’une réalité forte et partagée par tous les
    Peuples européens. Les réalités du continent européen, sont celles de Nations européennes, celle d’une diversité des histoires, des langues et des cultures. Dès lors, la légitimité politique y
    est forcément multiple et propre au caractère de chaque Nation, ce qui rend impossible toutes velléités d’intégration fédéraliste. Toute tentative d’unité politique européenne est condamnée à
    l’échec car toute politique qui tenterait de s’affranchir de la Nation -c'est-à-dire du socle véritable des réalités- ne peut être pérennisé face à des peuples rejetant une autorité illégitime
    car contraire aux intérêts des Nations. Tous les exemples historiques prouvent que l’on ne construit rien de durable autour de reflexes impérialistes et de crispations autoritaires.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;">Les
    boucs-émissaires.</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;"><span style="font-size: 12pt;">Dès lors, comment ne pas voir le mensonge et la très grande lâcheté qu’il y a
    chez nos hommes politiques à accuser «&nbsp;les spéculateurs internationaux&nbsp;» d’être les uniques responsables de cette crise. Que les spéculateurs spéculent sur la hausse ou la baisse, sur
    le bon fonctionnement ou l’effondrement, cela n’a rien d’anormale (immorale peut-être, mais en tout cas pas plus)&nbsp;; en revanche, ce qui est condamnable et dangereux c’est que les politiques
    ne s’occupent plus de faire de la politique, c'est-à-dire de poser des barrières et des limites aux comportements particuliers afin de protéger l’intérêt général. Car cette crise que nous
    traversons depuis longtemps maintenant n’est pas une crise économique ou financière, c’est surtout et avant tout une crise de la politique et du politique&nbsp;: à force de ne plus gouverner, à
    force de remettre leur pouvoir à des organisations supra-nationales, les hommes politiques se trouvent incapable de protéger leur peuple.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;"><span style="font-size: 12pt;">Ce drame c’est celui de la construction européenne actuelle et de sa monnaie,
    c’est celui d’un monde qui ne reconnait ni frontière ni Nation, celui dans lequel les Gouvernants se bornent à constater, à communiquer et à adopter des postures masquant la véritable
    imposture.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;">L’heure du
    choix</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;"><span style="font-size: 12pt;">Dès lors, et confronté à un problème grave et profond, il convient de réfléchir
    sans entraves, d’agir avec audace. Contrairement à ce que disent les tenants de l’Union Européenne actuelle, l’alternative existe, et sortir de l’Euro n’est pas sortir de l’Histoire ou se
    condamner à mourir économiquement&nbsp;: l’Angleterre n’est pas dans l’Euro mais semble belle et bien dans l’Histoire, pas plus d’ailleurs que le Japon ou le Mexique ne sont pas ruinés. Malgré ce
    que prétendent les mêmes qui nous plongés dans cette crise, n’y a pas de fatalité à cette construction, le choix existe, il ne manque que le courage et la volonté politique pour l’entreprendre.
    Nous pouvons soit faire le constat de l’échec, ou alors, s’entêter dans la voie suivie.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;"><span style="font-size: 12pt;">L’entêtement, c’est le souhait de toujours plus d’Europe afin de mettre sur
    pied «&nbsp;une souveraineté politique communautaire&nbsp;». C’est, dans l’affaire qui nous intéresse, accepter de voir nos budgets contrôlés, ou réécrits, la Commission de Bruxelles, admettre de
    ne plus être que chambre d’enregistrement de décisions arrêtées par une nomenclature apatride et inconnue. Or, comme la légitimité politique ne se décrète pas, une telle solution passe
    immanquablement par le recours à une dictature, c'est-à-dire, la fin du droit des Peuples à vivre selon leur identité, la mort des Nations européennes et de leur génie.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;"><span style="font-size: 12pt;">Le constat d’échec serait au contraire le sursaut salutaire et salvateur. Il
    reviendrait à faire triompher les réalités et les Nations en acceptant l’idée que si des coopérations transfrontalières sont souhaitables et nécessaires, seuls les Etats Souverains sont à même de
    définir leur politique et d’écrire l’Histoire. Cela reviendrait ainsi, et en ce qui nous concerne, à sortir de l’Euro afin de retrouver la maîtrise de notre destin de Peuple.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: right; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <em><strong><span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;"><span style="font-size: 12pt;">Cet article constitue la version intégrale de l’article paru dans
    <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span></span></strong></em>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <em><strong><span style=
    "font-family: &quot;Book Antiqua&quot;,&quot;serif&quot;; color: black; font-size: 11pt; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">
    &nbsp;«&nbsp;Les 4 VERITES&nbsp;» du <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>Vendredi 4 juin 2010</span></strong></em>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 03 Jun 2010 23:29:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f61f84b652c8dc63d8526abfe55801b7</guid>
                <category>Articles-Débats</category>        <comments>http://www.gael-nofri.com/article-l-europe-face-a-elle-meme-51626130-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Supprimer les bureaucrates !]]></title>
        <link>http://www.gael-nofri.com/article-22227493.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: AvantGarde-Demi;"><span style="font-size: 18pt;"><strong>Libres Propos,</strong><br></span><em>Publiés dans Rassembler la France (fev 07)</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: andale mono;"><span style="color: #000000;"><span>J</span><span>acques Attali, un des trop nombreux ressuscités par la
    présidence</span></span></span></span> <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: andale mono;"><span style="color: #000000;"><span>Sarkozy dans le but de combler l’inaction par la
    gesticulation, vient</span></span></span></span> <span style="font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">donc de rendre son fameux rapport! Pour cela l’auteur nous
    gratifie</span> <span style="font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">d’un empilement de mesures prétendument cohérentes, de fausses</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">questions et de mauvaises réponses, au premier rang desquelles la</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">suppression des départements.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">Supprimer les départements ! Quelle drôle de priorité pour un</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">Gouvernement prétendument dynamique, courageux, et</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">performant ! Il est vrai que, Régions, Départements, Communes, et, maintenant, Regroupements</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">Intercommunaux (même s’ils n’ont pas encore le statut de Collectivité Territoriale), sans parler de</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">l’Europe représentent, sans doute, une trop grande accumulation de structures, de</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">responsabilités et de dépenses qu’il convient de simplifier. Aussi, admettons, avec le rédacteur,</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">que la réduction du nombre d’échelons doit se réaliser au niveau des régions et des</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">départements. La commune demeure l’entité locale de rattachement du citoyen par</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">excellence, c’est une collectivité qui marche bien, et, qu’historiquement, son rôle est ancien ; le</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">regroupement intercommunal est, lui aussi, appelé à devenir la base d’un travail global, de</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">cohésion, et, d’aménagement du territoire, considérable.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">Pourtant, et c’est là que le rapporteur se trompe, dire que du département et de la région, deux</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">ne doivent plus faire qu’un ne signifie en aucun cas qu’il faille prendre un gros feutre noir pour</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">rayer la mention inutile. Car, à la vérité, la préoccupation de simplification devrait conduire à un</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">effort légitime de cohérence. Nous ne sommes plus à l’époque de la Révolution française, et, les</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">ternes successeurs de l’Abbé de Sieyès n’ont plus besoin de scinder, artificiellement, le Territoire</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">de la République en entités géographiques, mathématiquement découpées, dans le but de</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">mettre un terme à l’esprit et à l’âme des Provinces d’Ancien Régime.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">Au contraire !</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">Ce dont manque l’organisation de notre pays et l’aménagement de son territoire c’est justement</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">de cohérence dans la définition de ce niveau local. Le bon échelon n’est pas celui qui se</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">décrète à Paris, depuis un fauteuil certes confortable de tel ou tel Ministère, le bon échelon est</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">celui qui s’inscrit dans l’expression d’une réalité géographique, culturelle, économique, sociale,</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">historique et, plus généralement humaine.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">Oui, en effet, supprimer les deux départements de Haute-Corse et de Corse du Sud pour ne</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">garder que la Corse trouverait tout à fait son sens. Mais, à titre d’exemple, ce ne serait pas le cas</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">en Rhône-Alpes : la Savoie devrait bénéficier d’un tel réaménagement pour prendre corps au</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">sein d’une seule entité, qui lui soit propre. En PACA -région tellement artificielle que l’on ne la</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">désigne que par des initiales-, on ne peut envisager de faire cohabiter deux des cinq plus</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">grandes villes de France dans une entité unique qui deviendrait le seul échelon entre d’une part</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">la commune, et, de l’autre la capitale : la solution est, ici aussi, de s’adapter, en donnant enfin&nbsp;</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">vie à l’entité tant réclamée des Alpes, distincte de la Provence…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">Sans doute, la France fourmille-t-elle d’exemples comme ceux là, exemples dans lesquels les</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">réalités devraient prendre le pas sur une vision dogmatique, bureaucratique, et donc, forcément</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">stérilisante.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">L’intérêt autour de cet enjeu ne s’arrête évidement pas là. Le véritable débat celui que, on se</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">garde bien d’aborder, c’est la forme à donner à cette future entité politique unique : quelle</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">mode de scrutin faudrait-il conserver ?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">Le mode d’élection conditionnera, bien plus que le nom qu’on lui donnera, la légitimité de</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">l’assemblée élue, et, par là même, elle en définira, si ce n’est les attributions, au moins la façon <span>d’aborder cet échelon de la
    vie locale, son fonctionnement et son rapport au citoyen. Il est</span></span> <span style="font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">évident qu’un hémicycle élu sur un scrutin
    de liste, à la proportionnelle, serait plus représentatif</span> <span style="font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">des diversités politiques, mais moins en contact avec les
    réalités locales. Par contre, le système en</span> <span style="font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">vigueur pour les élections cantonales, s’il a l’inconvénient de limiter
    la diversité politique, par le</span> <span style="font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">phénomène du scrutin uninominal à deux tours, permet, de porter la parole des zones
    les plus</span> <span style="font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">reculées, de faire de la politique de proximité, dans son acceptation la plus concrète, et non</span>
    <span style="font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">comme formule creuse, ou, comme outil de propagande électoraliste. Dans ce cadre, ce</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">dernier mode de scrutin, souvent décrié, car, inique lorsque l’on parle des élections législatives,</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">puisque privant nombre de courants importants de notre pays d’élus dans ce qu'il est convenu</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">d’appeler la prétendue Représentation Nationale, trouverait sans doute une forte utilité.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">La conclusion de cet énième épisode devrait nous conduire à méditer sur la force des</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">bureaucrates entres les mains desquels nous avons eu le tort de confier notre destin politique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">Car, en réalité, dans cette affaire, une proposition inopportune, ne répondant à aucune</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">urgence, à aucune attente, à aucune réalité, abordant un problème de façon partiale et</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">partielle permet à la présidence Sarkozy de maintenir la France en émoi autour d’un vaste RIEN !</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">La seule question qui devrait demeurer, dans l’esprit de tout bon citoyen, après la lecture du</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">rapport Attali, semble être : combien de temps, encore, les apparences suffiront-elles à masquer</span> <span style=
    "font-size: 12pt; color: #000000; font-family: andale mono;">les errances, les fautes voir les coups de force de l’actuel locataire de l’Elysée ?</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 14 Feb 2008 14:16:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">97d1464232fa6fed0e18f64420019b31</guid>
                <category>Articles-Débats</category>        <comments>http://www.gael-nofri.com/article-22227493-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Des réformes nécessaires au retour de l’Esprit des Institutions.]]></title>
        <link>http://www.gael-nofri.com/article-10285097.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;"><strong>- pour en finir avec nos monarques impotents -</strong></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: #000000;"><span style="font-family: andale mono;">A l’approche des échéances présidentielles tous les candidats déclarés ou pressentis affûtent leurs
    arguments, et, tous développent nombres de propositions de modifications constitutionnelles. S’il est vrai que, pourtant, plusieurs d’entre eux ont très largement profité et accompagné</span>
    <span style="font-family: arial;">l’avènement du système qu’aujourd’hui</span> ils réprouvent - ne serait-ce qu’avec la mise en place du quinquennat - , force est de constater que l’actuel
    fonctionnement des institutions ne peut plus durer. En effet, dans une République où la classe politique est méprisée, où les gouvernants ne parviennent plus à répondre aux attentes des Français,
    où l’Etat montre chaque jour ses faiblesses et, finalement, face à un Peuple qui désespère de ne plus savoir à qui se fier, une réforme du rôle et de la place du Président de la République, clef
    de voûte de nos institutions, semble primordiale. Bien sûr, il y aurait beaucoup de choses à dire, beaucoup aussi à proposer ; mais ne retenons ici que la plus anodine et banale constatation : le
    lien fondamental institué jadis par la Cinquième République, entre le Chef de l’Etat et le Peuple Français, est aujourd’hui brisé. Or, de cette cassure, naissent frustrations et incompréhensions.
    Or, par cette pratique nouvelle de la fonction Présidentielle, disparaît une certaine conception de l’organisation des pouvoirs : pour restaurer la République, les réformes pressent !<br>
    <br>
    <br>
    <strong>● Quant au lien démocratique fondamental.</strong><br>
    <br>
    Avant même 1962 et l’institution du Suffrage Universel pour l’élection Présidentielle, la Cinquième République a choisi de faire de la fonction de Chef de l’Etat une fonction à part : au-dessus
    des partis, responsable devant le peuple seul et garant du sort du pays, il est l’homme du référendum. Il est celui qui en appelle aux citoyens lorsque les circonstances l’exigent, lorsqu’il
    entend donner à ses décisions politiques la force du Peuple tout entier. Charles de Gaulle va, au cours de ses dix ans de mandat, bâtir ce lien essentiel, développer cette vision de la fonction
    présidentielle : par sa pratique il fait du Chef de l’Etat l’homme d’un rassemblement du Peuple Français. A partir de 1962, suite au vote de la motion de censure par le Parlement, puis en 1968,
    face aux troubles estudiantins, le Général de Gaulle va transformer le pouvoir de dissolution de l’Assemblée et les élections législatives anticipées qui s’y rattachent en véritables scrutins
    référendaires, sortes de questions de confiance politiques et personnelles. Et, lorsque, comme en 1969, à l’occasion d’un référendum sur un point important du discours et des choix politiques du
    Président, le Peuple refuse de le soutenir, alors, il constate que le contrat est rompu. La force du Chef de l’Etat est aussi sa faiblesse, ceux qui, par leur confiance accordée, l’ont fait,
    peuvent le désavouer, le destituer…<br>
    <br>
    Ce lien fort et direct, contenu dans l’esprit initial des institutions, était nécessaire, tant pour asseoir l’autorité du Chef de l’Etat que pour donner aux Français une véritable capacité de
    décision et de détermination des choix politiques à opérer. Avant même Charles de Gaulle, Napoléon Bonaparte avait formulé toute l’importance de ce rapport dans la formule : ‘Le pouvoir vient
    d’en haut, la confiance vient d’en bas’. Aujourd’hui, sous la Cinquième République, ‘le sacre des Présidents’ devrait légitimement se trouver contenu dans le soutien que lui manifeste, par les
    urnes, le Peuple tout entier à l’occasion des différentes élections : l’esprit des institutions veut qu’il n’y ait pas de limites pratiques au mandat du Chef de l’Etat, seule la volonté du Peuple
    souverain met un terme à sa fonction.<br>
    <br>
    Mais, que reste t-il aujourd’hui de ce pacte de nécessaire confiance, préalable obligatoire à une politique acceptée, à des institutions Républicaines ?<br>
    <br>
    <br>
    <strong>● Quand à la dérive des institutions.</strong><br>
    <br>
    Dès 1978, à l’occasion du discours de Verdun sur le Doubs, Valery Giscard d’Estaing envisage la possibilité d’une cohabitation, en cas de défaite électorale. Du discours à la mise en pratique
    huit ans plus tard, la possibilité théorique restait ouverte sans que le fonctionnement exact d’une telle entité ne paraisse clairement défini. François Mitterrand, qui dû faire face à deux
    élections législatives perdues en 1986 et 1993, inaugura la cohabitation, avec Jacques Chirac puis Edouard Balladur en nommant des adversaires politiques au poste de Premier Ministre. Or, le
    choix effectué par François Mitterrand de nommer des opposants politiques à la tête du Gouvernement représente une erreur d’interprétation grave de la Constitution : si en elle même la
    cohabitation n’est pas contraire au régime - le Général de Gaulle ayant même, dans un entretien avec Alain Peyrefitte prévu que le Président de la République devrait alors nommer un Gouvernement
    d’experts, peut-être même issu de la société civile - jamais il ne s’agissait alors de nommer un Premier Ministre en opposition directe au Président, jamais non plus il ne s’agissait de se faire
    dicter ses choix par l’Assemblée, ou même d’assister en simple spectateur à la détermination des orientations politiques de la France. On pouvait alors imaginer un Gouvernement d’union, avec des
    choix de gestion consensuels, ou au moins permettant de rallier une large majorité des Parlementaires, assortis de consultations référendaires voulues par le Chef de l’Etat, assez fréquentes,
    relatives à des sujets plus délicats. Quoiqu’il arrive, il ne pouvait être question alors de voir l’exécutif se scinder en deux entités en constante opposition frontale, arbitrées par
    l’Assemblée, qui allaient jusqu’à se concurrencer sur la scène internationale. La Constitution faisait bien du Premier Ministre l’homme du Président de la République, nommé par lui en vertu de
    l’article 8, c’est comme cela que fonctionnèrent les pouvoirs au début de la Cinquième République : sous les Gouvernements de Michel Debré l’Assemblée était en majorité composée d’élus
    non-gaullistes. Dans de telles conditions la cohabitation n’est qu’une vague mise en perspective des forces en présence au sein du Palais Bourbon, un point de vue partagé par les seuls analystes
    politiques. En somme la cohabitation, si elle était possible, ne devait en aucun cas diviser le sommet de l’Etat, le Prince-Président Louis-Napoléon Bonaparte, qui connut aussi une cohabitation
    sous la Seconde République, résuma les choses ainsi : il faut pour l’exécutif “une communauté entière d’idées, de vues, de convictions entre le Président et ses ministres”.<br>
    <br>
    La position que pris, à l’occasion du référendum sur Maastricht, François Mitterrand est une seconde phase de cette mutation de la Cinquième République. En effet, après avoir transformé la nature
    des rapports entre les deux acteurs du pouvoir exécutif, le Chef de l’Etat va publiquement prendre le contre-pied de ce qu’avait été, jusqu’alors, la pratique des institutions, affirmant qu’il
    resterait au pouvoir quelque soit l’issue du scrutin. Enfin, en 2005, à la suite du référendum sur le Traité établissant une Constitution pour l’Europe, le Chef de l’Etat se voit, pour la
    première fois depuis l’épisode de 1969, désavoué sur ce qu’il convient de qualifier d’axe central de sa politique. Mais, alors que ses choix ne semblent plus être ceux des Français, et que sa
    perte de légitimité le contraint à renoncer à tout projet important, réformateur ou structurant pour ce mandat, Jacques Chirac ne tire aucune leçon personnelle d’un tel vote. Tout juste
    change-t-il de Premier Ministre, preuve s’il le fallait qu’il s’était trompé d’enjeu.<br>
    <br>
    Enfin, venant couronner cet inventaire des nouvelles pratiques déconcertantes des institutions, l’attitude du Chef de l’Etat, en l’occurrence Jacques Chirac, suite à la dissolution ratée de
    l’Assemblée Nationale, qui accepta ensuite de se trouver en situation de cohabitation pour cinq ans. Plus que la cohabitation elle même, c’est l’acceptation du désaveu qui est alors cinglant :
    l’Assemblée issue des élections de 1997 n’est pas le fait d’intérêts locaux, les résultats électoraux qui en découlent ne peuvent être détachés de la volonté manifestée par le Président de
    retrouver une nouvelle majorité, pour cinq ans. Les Français ont alors rejeté la demande de soutien formulée par le Président, pourtant celui-ci reste en place…<br>
    <br>
    Dans de telles conditions, et face à un Président de plus en plus détaché de ses électeurs, le rôle et l’autorité du Chef de l’Etat tendent à s’amenuiser. Il est devenu un monarque important,
    enfermé dans son palais, il se contente désormais, non plus d’inaugurer des chrysanthèmes, mais de se présenter en défenseur des causes caritatives, en promoteur des bonnes volontés : en faveur
    de la prévention routière, de la protection de la nature, ou encore, de la lutte contre le cancer… causes oh combien importantes, mais témoignant d’une vision réductrice du rôle présidentiel.
    Privé du soutien populaire inhérent à la fonction, le Chef de l’Etat n’est plus porteur de projets novateurs et d’ambitions structurantes, l’exercice actuel du pouvoir montre une pratique
    minimaliste et dénaturée de la fonction. Quant à l’homme, il attend les prochaines élections en tentant de conserver ses dernières prérogatives, ses lambeaux de pouvoir encore utilisables,
    transformés dès lors en privilèges incompréhensibles…<br>
    <br>
    <br>
    <strong>● Quant aux réformes efficaces.</strong><br>
    <br>
    De cette analyse, il ne faut pas conclure que les choses doivent être en l’état figées et que l’on est contraint de s’en remettre à la moralité, et donc au bon vouloir, des individualités qui
    sont appelées à exercer de telles fonctions. En effet, si une Constitution a notamment pour objectif d’encadrer l’utilisation du pouvoir, il faut alors que des normes contraignantes viennent
    imposer une certaine pratique. Une République c’est aussi une pratique, or, lorsque celle-ci devient contraire aux valeurs et à l’esprit portés par les institutions, il faut l’en cadrer par le
    texte afin de ne pas se tromper dans le sens à donner.<br>
    <br>
    Aussi, s’il faut évidemment considérer le référendum comme une consultation présidentielle, relatif à des choix politiques nationaux importants, et de nature à conforter l’autorité du résident de
    l’Elysée, l’importance des législatives dans ce domaine est ici à examiner avec une grande attention. En effet, le Général de Gaulle lui même estimait que l’élection des députés est aussi, par sa
    nature et ces modalités mêmes, une échéance aux enjeux locaux et personnels, influencée “dans des conditions très diverses par l’action personnelle des candidats, les habitudes bien établies des
    clientèles électorales, la position des notables politiques locaux, l’influence des journaux du crû”. Dès lors, convient-il d’établir une distinction fondamentale entre un scrutin législatif
    anticipé, qui est un choix présidentiel, et, à travers lequel subsiste nécessairement une question de confiance, et, des échéances régulières venant renouveler des mandats venus à terme.<br>
    <br>
    Dans le cas du référendum, la mise en échec des choix politiques intérieurs ou internationaux du Chef de l’Etat correspond aussi, et inévitablement, à un désaveu manifesté par le Peuple à
    l’encontre de l’action entreprise par cet homme. De par la nature de sa fonction, de par son rôle et son aura conférés par la Constitution, le Président de la République ne doit pas pouvoir se
    maintenir en place dans le cas où les Français ont manifesté leur volonté de voir la Nation suivre un autre chemin que celui jusqu’alors défini par lui. Il s’agit moins ici de transformer le
    Référendum au Suffrage Universel en une sorte de plébiscite, que de conférer à cet outil présidentiel toute l’envergure et l’importance qu’il doit revêtir dans la détermination et dans l’autorité
    conférée aux choix politiques nationaux. Aussi, dépassant le cadre de la simple pratique et le dictat du bon vouloir, le référendum doit retrouver dans notre Constitution toute son importance. Il
    faut dès lors se résoudre à imposer la destitution du Chef de l’Etat dans de tels cas.<br>
    <br>
    A l’occasion de législatives anticipées, et lorsque le Président de la République opte pour une consultation prématurée du Peuple Français, la question de confiance que sous-entend cette élection
    est cruciale : offrir une majorité de Gouvernement pour réaliser les ambitions présidentielles, ou imposer une opposition afin de faire barrage à un pouvoir rejeté dans sa mise en œuvre et
    contesté dans sa légitimité. Mais tirer des conséquences institutionnelles de la victoire de l’opposition reviendrait à officiellement reconnaître la défaite du Parti du Présidentiel, or le Chef
    de l’Etat est dans notre Constitution au-dessus des partis. Dès lors, la transparence et la lisibilité du fonctionnement des Institutions Républicaines devraient conduire à adopter une réforme
    afin que les élections législatives anticipées soient, toujours assorties d’un véritable référendum de confiance. Celui-ci, dans le but essentiel de ne pas exposer de façon inconsidérée le
    pouvoir Présidentiel à des groupes de pression ou des alliances de circonstances, ne comptabiliserait que les votes négatifs, et n’entraînerait la destitution du Chef de l’Etat que lorsque
    ceux-ci représenteraient plus de la moitié des inscrits. Dans ces cas, il est évident que, désavoué par le Peuple, et, empêché par l’Assemblée Nationale, l’accomplissement de la mission du
    Président de la République deviendrait alors légalement et constitutionnellement impossible.<br>
    <br>
    Ce n’est pas le cas lorsque les législatives viennent, de façon régulière, renouveler une législature arrivée à son terme. Il s’agit alors d’élections complexes, alliant les intérêts locaux aux
    promesses de programmes, les personnalités des candidats et les habitudes régionales… aussi ne peut-on pas mettre en difficulté le Président sur des scrutins aux intérêts aussi peu identifiables
    et d’une toute autre essence que les élections Présidentielles ou le référendum dans lesquels est remis en cause le lien direct entre la Nation et le Chef de l’Etat. Aussi, est-il contraire à
    l’esprit des institutions et dangereux pour la fonction présidentielle, comme d’ailleurs pour le nécessaire respect de la parole du Peuple souverain, d’empêcher toute cohabitation : l’effet
    serait alors pervers puisqu’il reviendrait à affaiblir considérablement l’autorité du Président de la République, devenu l’otage du choix d’alignement des partis et des votes de quelques notables
    de province.<br>
    <br>
    Il ressort de tout cela que le phénomène de cohabitation ne peut-être en tout cas totalement exclu, soit qu’à l’occasion d’une élection anticipée défavorable aux alliés politiques du Président,
    le Peuple décide de ne pas retirer son soutien au Chef de l’Etat, soit que l’Assemblée issue des urnes à l’occasion d’une fin de législature ne corresponde pas aux choix politiques du Chef de
    l’Etat. Dès lors celui-ci peu choisir la démission, quoique la solution vienne renforcer une fois encore le poids des Assemblées sur le fonctionnement des institutions ; il peut aussi choisir de
    constituer un Gouvernement d’ouverture, partageant des perspectives et un programme de consensus, tout en imposant sa politique personnelle à travers le recours systématique au référendum, avec
    en contre partie le risque d’être cette fois désavoué par une majorité de Français.<br>
    <br>
    Redonnant à travers de telles évolutions son sens originel à la fonction de Président de la République, nos institutions se trouveraient dès lors renforcées tant dans leur caractère démocratique
    que dans l’autorité et l’efficacité des choix politiques effectués par le Chef de l’Etat et consenti par une majorité de Français. Mais ces réformes ne sont pas, par elles mêmes, de nature à
    rendre nos institutions plus démocratiques ou meilleures à vivre : pour être efficaces elles doivent s’inscrire dans le cadre d’une politique globale, réfléchie et volontariste, visant à redonner
    à la France sa Souveraineté et à l’Etat son autorité. Ce n’est qu’a ce prix que les valeurs fondamentales de la République seront restaurées.</span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 01 Jun 2006 00:47:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1f1abc659582716b2bcfa6deb0c434d4</guid>
                <category>Articles-Débats</category>        <comments>http://www.gael-nofri.com/article-10285097-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[De la nécessité de réformer les regles relatives à la Nationalité.]]></title>
        <link>http://www.gael-nofri.com/article-10281478.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="color: #333333;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="color: #000000;">- pour qu'être français continue à signifier quelque chose -</span></strong></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="color: #333333;"><span style="font-size: 12pt;"><em>&nbsp;</em></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="color: #333333;"><span style="font-size: 12pt;"><em>&nbsp;</em></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">Depuis peu, nombreux sont les hommes politiques, les élus, les penseurs et les journalistes qui s’interrogent sur les conséquences de
    l’actuelle politique migratoire de la France – ou de son absence de politique migratoire – et donc inévitablement sur la nature même du concept de nationalité. A Droite, progressivement, cette
    réflexion a été marquée par le salutaire changement de vocabulaire amorcé par le nouveau Gouvernement, dès 2002, puis, il s’est accentué grâce aux travaux de la Deuxième Convention pour un Projet
    Populaire qui avait pour thème “ Une immigration choisie, une intégration réussie ”. Plus récemment encore, les propos du Ministre Délégué aux Départements et Collectivités d’Outre-Mer, François
    Baroin, qui n’a pas hésité à s’interroger sur le devenir de notre système juridique d’acquisition de la nationalité, ont contribué à clarifier le débat et à en définir les enjeux.<br>
    <br>
    Car, à n’en pas douter, les questions que soulèvent aujourd’hui le phénomène migratoire et le concept même de nationalité française sont le fruit des profonds bouleversements de la fin du XXème
    siècle. Evolutions nées du phénomène de décolonisation et dont les conséquences sont notamment le retard industriel et économique du Tiers-Monde. Evolution aussi d’un point de vue matériel, avec
    des technologies permettant un flux migratoire toujours plus important, toujours plus rapide et difficilement contrôlable. Enfin, et face aux profondes modifications du monde qui nous entoure,
    force est de constater que le Droit Français de la nationalité apparaît aujourd’hui inadapté à une société changeante, dépassé par les réalités d’un environnement international en pleine
    évolution, en perpétuelle révolution.<br>
    <br>
    D’asiles politiques de complaisance, en mariages blancs, de regroupements familiaux arrangés, en visa de tourisme expirés, sans oublier les étudiants sans étude (…) nombreuses sont les dérives
    qui offrent dorénavant la possibilité d’abuser d’un système qui n’a pas su se réformer lorsqu’il le fallait. Il nous faut maintenant nous y résoudre, la France ne peut pas faire l’économie d’une
    sérieuse et profonde refonte de son droit de la nationalité. Mais, cette détermination arrêtée, reste à l’esprit de nombreuses interrogations.<br>
    <br>
    <br>
    <strong>● Etre ou naître français ?</strong><br>
    <br>
    Depuis longtemps maintenant, deux conceptions de la nationalité s’opposent : celle qui estime que toute personne née sur le sol français peut prétendre à la nationalité et celle qui considère que
    l’on ne peut être français que par le sang que l’on a reçu de ses parents.<br>
    <br>
    Droit du sol et droit du sang : deux conceptions qui, dans leur application la plus dogmatique, s’avèrent toutes deux inacceptables.<br>
    <br>
    Parce que la première permet à chaque personne ayant accouché sur le territoire de la République d’obtenir la nationalité française. Cette approche tend à réduire de façon illusoire le concept de
    nationalité à sa plus simple notion administrative, à ses intérêts les plus pécuniaires. Elle produit à terme la situation que nous connaissons actuellement.<br>
    <br>
    Parce qu’aussi, la seconde conception est contraire à l’Histoire même de la France, à son génie national. Car, elle suggère une inadmissible incursion dans la vie de l’individu, sans jamais
    s’intéresser à son sentiment profond d’appartenance, à ses efforts d’intégration, et à son vécu personnel. Je pense que certains “ français d’adoption ” aiment et vivent la France au moins autant
    que les autres. C’est notamment le cas des hommes et des femmes qui se sont battus dans la Résistance ou dans l’Armée aux côtés de nos compatriotes, ils sont devenus français par le sang versé.
    Eux comme beaucoup d’autres ont su montrer leur appartenance à la République et leur attachement à la Patrie, ils donnent à chaque Français un bel exemple d’engagement et de dévouement pour la
    France et condamnent dès lors cette théorie.<br>
    <br>
    <br>
    <strong>● Quelle place dans le débat pour le monde politique ?</strong><br>
    <br>
    Il apparaît dorénavant clair que le phénomène migratoire ne doit plus s’imposer à la France, mais, que celle-ci doit choisir, de façon libre, son immigration en fonction de critères qui lui sont
    propres. Ainsi, il s’agit de ne permettre l’entrée sur le territoire national que d’un quota d’immigrés prévu et déterminé par la France. C’est à elle de décider, grâce à une politique
    volontariste de ces gouvernants, du nombre, de l’origine et des catégories socioprofessionnelles des immigrés que nous accueillerons. Mais, l’idée de politique migratoire choisie ne doit pas
    alors être comprise comme le véritable marché à l’être humain dont on entend parler ici et là, il s’agit plus en réalité de définir la politique migratoire en fonction des capacités et des choix
    politiques qu’au regard des besoins économiques. Parce que, dans un pays souverain, il est normal que le Peuple accueille qui il veut. Parce qu’aussi il est normal que les populations avec
    lesquelles nous choisissons de vivre puissent recevoir un toit et un travail et qu’actuellement nous ne sommes pas en mesure de leur fournir. Nous sommes en promesse plus généreux que ce que nos
    moyens nous le permettent, cette attitude développe, avec l’immigration, la pauvreté et le désespoir.<br>
    <br>
    Cette politique de choix a en réalité vocation à s’opposer à l’actuelle situation imposée à la France. Car, au moment où est examinée, pour la seconde fois de la législature, un texte tout entier
    consacré à cette question - et qui, soit dit en passant, ne mérite pas l’actuel débat, puisqu’il ne représente que des annotations à la marge de la politique déjà mise en œuvre – force est de
    constater que l’évolution de la législation dans ce domaine reste conditionnée tant aux volontés politiques nationales, qu’au dictat de Bruxelles. En effet avec les accords de Schengen de 1984 et
    l’évolution du Droit Européen relatif à la question migratoire, les marges de manœuvre restant aux états quant à l’adoption d’une législation volontariste en matière de régulation des flux
    migratoires paraît compromis. Ainsi, par exemple, la directive 2003/86 vient elle encadrer la notion de regroupement familial et limite d’autant le pouvoir d’intervention de l’Etat. Enfin,
    qu’elle serait le sens d’une politique migratoire Française ferme si par ailleurs les principes relatifs à la libre circulation des individus s’appliquait aux 700.000 sans-papiers Espagnols ou au
    635.000 sans-papiers Italiens récemment régularisés par leur pays, et, qui pourront légalement s’établir chez nous dans quatre ans.<br>
    <br>
    Aussi, cette politique des quotas, cette politique migratoire de contrôle des frontières n’a de sens que si nous la doublons d’une véritable politique de coopération interétatique. Entendons par
    politique de coopération interétatique le fait, pour la France, de se doter de véritables liens de nature contractuelle avec les pays étrangers qui fournissent le contingent des immigrés. Il
    s’agirait alors de leur offrir, en échange de leur engagement déterminé contre l’émigration, des aides au développement. Ces aides, distribuées afin de promouvoir l’économie et de moderniser
    l’industrie des pays en voie de développement doivent être contrôlées afin de s’assurer du bien-fondé de leur utilisation. Il est nécessaire que le Gouvernement Français et particulièrement le
    Ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie, Madame GIRARDIN, s’intéresse tout particulièrement à ces problèmes. Car ne nous leurrons pas, sans efforts en faveur de ces pays, toute
    tentative d’endiguer le phénomène migratoire sera inexorablement vouée à l’échec. Les pays du Tiers-Monde ne pourront pas retenir leur population s’ils n’ont pas de devenir à leur proposer, si
    aucune dynamique ne permet l’espoir et l’amélioration des conditions de vie. Ainsi, et face à des flux migratoires de plus en plus difficilement maîtrisables, c’est par la coopération
    internationale, l’entraide et la défense mutuelle des intérêts de chacun que doit passer la nécessaire lutte pour endiguer le phénomène migratoire. Ce n’est que comme cela que nous pourrons bâtir
    une politique volontariste, basée sur le principe d’une Liberté de choix respectée. Ce n’est qu’à ce prix là que nous pourrons offrir à chacun la chance de vivre sur la terre qui l’a vu
    naître.<br>
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    <br>
    <strong>● Faut-il changer les conditions d’accès à la nationalité ?</strong><br>
    <br>
    Pour autant reste posée pour nous la question essentielle de l’obtention de la Nationalité. Le principe est que la France est une Nation par tradition ouverte et généreuse, elle ne doit cependant
    pas être offerte à ceux qui la méprisent et qui en bafouent les lois.<br>
    <br>
    Ainsi, la priorité est d’affirmer la stricte interdiction de résider en France - et à fortiori empêcher l’acquisition de la nationalité française - de tout étranger auteur sur le territoire de la
    République d’un crime ou d’un délit. Cette disposition aura en outre le mérite de supprimer toute corrélation entre le phénomène de délinquance et la réalité migratoire.<br>
    <br>
    Aussi et parce que l’acquisition de la nationalité doit être une adhésion délibérée et réfléchie à la communauté nationale, il apparaît nécessaire que celle-ci soit l’accomplissement d’un
    parcours républicain témoignant de la volonté librement exprimée de l’individu ainsi que de sa détermination à acquérir l’ensemble des connaissances nécessaires au respect des valeurs et coutumes
    de son futur pays. Il s’agit de donner à chacun un aperçu des droits et devoirs qui incombent aux citoyens de la République, et veiller à lui inculquer le minimum relatif au patrimoine historique
    et culturel partagé par l’ensemble de la communauté nationale. Il s’agit aussi de contrôler que chaque nouvel entrant possède bien les connaissances minimales notamment linguistiques qui lui
    permettront d’évoluer librement dans notre société.<br>
    <br>
    Il apparaît ainsi qu’une cérémonie civique et symbolique marquant l’engagement du futur citoyen serait un moyen adéquat de concrétiser cette entrée dans la communauté nationale. A l’occasion de
    cette cérémonie chaque nouvel entrant devrait alors prononcer un serment d’allégeance à la République Française, serment prononcé sur le drapeau tricolore, afin de perpétuer la cohésion et
    l’unité d’un même Peuple, le Peuple Français.<br>
    <br>
    <br>
    <strong>● Un sursaut civique pour une France en danger ?</strong><br>
    <br>
    Pourtant, incontestablement, les risques issus d’une immigration incontrôlée, inadaptée et non-assimilée apparaissent de plus en plus présent, de plus en plus concrets…<br>
    <br>
    A n’en pas douter, l’identité de la France est en péril, et, avec elle, le système de société qu’elle a fondé. L’absence d’assimilation, le communautarisme, la revendication égalitariste des
    groupements d’intérêts ethniques, culturels ou religieux, et, finalement, la disparition de la France comme pays de Libertés sont des risques réels qui menacent dès aujourd’hui notre société. Il
    est maintenant temps pour les citoyens de ce pays de trouver, dans un sursaut salvateur, la force de croire de nouveau en leur destin, ainsi que le courage et la volonté du renouveau. Pour que la
    France ne devienne pas une Nation multiculturelle et liberticide, l’autorité de l’Etat doit être restaurée et les choix politiques sociétaux assumés afin que les inévitables réformes soient mises
    en œuvre.</span></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 01 Jan 2006 23:27:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b87cecd2875d35e1505890ff9e1eed06</guid>
                <category>Articles-Débats</category>        <comments>http://www.gael-nofri.com/article-10281478-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La politique a ses raisons que la raison ignore. ]]></title>
        <link>http://www.gael-nofri.com/article-10281436.html</link>        <description><![CDATA[
  <p align="justify">
    <font size="3">Sans doute est-ce la première phrase qui vous soit venue à l’esprit après la tonitruante déclaration de Nicolas Sarkosy sur le droit de vote des étrangers. Mais qu’en serait-il
    avec cette proposition de l’idéal Républicain tel que nous l’avons défini au cours de notre Histoire ?<br>
    <br>
    Car, de la Grèce Antique aux temps modernes, notre Civilisation a toujours posé la nécessaire appartenance à la communauté nationale comme préalable à la participation de l’individu à la vie
    publique. Ainsi en était-il sous l’Athènes antique où seul le citoyen (étymologiquement l’homme de la cité) pouvait participer à l’Ecclésia –assemblée populaire- ainsi en est-il aussi dans notre
    système français qui, depuis 1789, consacre les droits et devoirs du Citoyen.<br>
    <br>
    La Constitution de 1958 fait d’ailleurs explicitement référence à la notion fondamentale de « Gouvernement du Peuple par le Peuple et pour le Peuple ». Sans doute et n’en déplaise aux faiseurs de
    voix, le texte fait-il moins référence à un chimérique peuple de l’Espéranto qu’au Peuple Français.<br>
    <br>
    J’entends dire que ces immigrés en situation régulière payent leurs impôts, et qu’à ce titre, ils auraient le droit de s’impliquer dans la vie de la collectivité Cela veut-il dire, dès lors, que
    les citoyens français les plus pauvres, exonérés d’impôts, ne doivent plus voter. La Démocratie ce n’est pas la ploutocratie. La citoyenneté ne peut pas se résumer à des considérations
    financières !<br>
    <br>
    Allez ! Assez de chimères, Citoyenneté et Nationalité sont les deux piliers essentiels et uniques du Droit à concourir à l’expression du suffrage dans une République stable, moderne et
    vertueuse.</font>
  </p>

  
]]></description>
        <pubDate>Sat, 01 Oct 2005 23:21:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">93f7084763d70febe81334b0af2595f2</guid>
                <category>Articles-Débats</category>        <comments>http://www.gael-nofri.com/article-10281436-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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